- Arts et Culture
- Loisirs
- Théâtre
Un goût de trop peu !
Georges Feydeau sera à l’honneur ce premier trimestre à Ars-en-Ré, grâce à la compagnie La Mer Ecrite
Deux pièces courtes, comme souvent dans le théâtre de Feydeau : « Mais n’te promène donc pas toute nue » et « On purge bébé » seront interprétées le mercredi 18 février à 18h et le vendredi 20 février à 20h à la salle des fêtes d’Ars. Deux pièces assises sur les bases habituelles du Vaudeville cher à Feydeau, avec des intrigues extrêmement simples et basées essentiellement sur des quiproquos. Feydeau y tourne en ridicule la médiocrité des existences bourgeoises tout en faisant rire le public. Marine de Missolz, metteur en scène de la compagnie, déclare à leur sujet : « Il n’y a à proprement parler aucune action, aucune intrigue et il est fascinant de constater comment Feydeau parvient à tisser jusqu’à épuisement un fil de dialogues et de rebondissements à partir d’une base aussi ténue. Il met en scène le processus du dialogue de sourds avec une richesse et une subtilité langagière incroyable. » Pour les acteurs, cela représente un gros challenge : leur jeu doit traverser toutes les variations de ces péripéties avec une intégrité totale. Derrière l’apparente facilité du langage et des situations, une rigueur absolue est nécessaire.
Une tournée dans l’île ?
Une tournée est en cours de construction qui devrait nous permettre de revoir Feydeau à l’affiche ce printemps et l’été à venir dans des salles de spectacles ou lieux plus insolites (places extérieures, bar, restaurants, espaces privés “chez l’habitant”…). Les pièces, qui durent respectivement 35 et 45 minutes, peuvent être jouées à la suite ou indépendamment.
Si l’on en croit Marine de Missolz, pour distraire, il faut être sérieux et travailler très méthodiquement un texte qui fera rire. Cela prend du temps, de l’énergie et beaucoup de talent pour interpréter ce théâtre « qui parle de l’incommunicabilité des êtres de façon extrêmement joyeuse. » Et c’est pourquoi, Marine et ses acteurs, ressentent une grande frustration à si peu jouer les spectacles qu’ils ont passé des mois entier à peaufiner. Les associations sont nombreuses dans l’île et les salles disponibles se font rare. De plus, cette compagnie, relativement récente dans le paysage culturel rétais, semble rencontrer des difficultés à établir une communication avec le sud de l’île.
En à peine cinq ans, six pièces ont été intégralement montées et jouées par la compagnie La Mer Écrite, qui bien qu’accueillies très favorablement, n’ont été performées que deux ou trois fois au maximum et uniquement dans le nord de l’île. Ce qui est dommage à la fois pour le public et les artistes. Même la pièce « Le Père Noël est une ordure » qui a connu un grand succès lors des fêtes de Mardi Gras à Ars et plus récemment à Noël, n’a pas réussi à passer la frontière. C’est pourquoi La Mer Écrite espère pouvoir faire tourner ces courtes pièces de Feydeau qui s’adaptent à tous types d’espaces et peuvent être jouées aussi bien dans un restaurant que chez l’habitant, à l’intérieur ou à l’extérieur. Seul le village des Portes semblerait susceptible d’accueillir la compagnie. Il en faudrait d’autres pour que Marine de Missolz soit heureuse : « J’ai toujours ce désir que le théâtre rentre partout, fasse irruption dans les espaces publics pour installer comme un miroir, ou un point de distance qui arrête et interroge nos existences. »
Lire aussi
-
LoisirsLe Printemps des poètes joue les prolongations
Afin de célébrer le Printemps des Poètes, La Mer Écrite a invité Gabriel Dufay, homme de théâtre et poète à participer aux quatre représentations qu’elle donnera dans le nord de l’île début avril.
-
Loisirs« Sérénade en trio » à l’église du Bois-Plage
L’AR4S donnera son concert de printemps sur le thème « sérénade en trio » le dimanche 19 avril à 16h30 dans l’Eglise du Bois.
-
LoisirsLa Couarde, village d’artistes
Sur une initiative de l’association Les Amis de la plage, pendant le week-end de Pâques, du 4 au 6 avril prochain, douze artistes couardais ouvriront les portes de leur atelier.

Je souhaite réagir à cet article