Culture

Chorale & Enfance

Choral Iavnana

Un éveil musical en douceur

La chorale Iavnana
Publié le 03/06/2014

Iavnana, du nom d’une berceuse géorgienne, est une chorale d’un peu plus de dix femmes, créée en 2006 à l’initiative d’Arlette Sarthou, ancienne institutrice et femme ouverte au monde.

Le 23 mars, on a pu entendre cette chorale dans l’église d’Ars devant un parterre d’adultes qui apprécia vivement le concert. Le 14 mai dernier, Iavnana se produisait à la crèche de Saint-Clément devant des enfants de moins de trois ans et ce fut un franc succès. Les bambins jusque-là assez bruyants et remuants, se sont immédiatement tus et tenus tranquille, sans que personne ne leur enjoigne de le faire, lorsque le groupe de femmes s’est mis à chanter d’abord doucement, puis de manière plus soutenue. Cela vaut tout un discours. La chorale a chanté, pendant environ vingt-cinq minutes, des berceuses certaines rythmées, d’autres tendres et les enfants sont restés sous le charme, quelques uns se mettant à danser vers la fin de la prestation.

Qu’est-ce qui se passe, qu’est-ce qui les fascine à ce point ? J’ai rarement vu d’aussi jeunes enfants subjugués de la sorte par l’écoute d’un CD, par exemple. Il semblerait que le contact direct avec les chanteuses et un instrument, en l’occurrence une guitare pour deux ou trois morceaux, amplifi erait la relation avec l’enfant. Il s’est instauré le temps d’une petite demi-heure un échange, un lien qu’ils ont perçu avec intérêt et le plaisir nécessaire à toute initiation. Au-delà d’un moment de complicité avec l’adulte qui chante, il s’agit aussi de la transmission d’un patrimoine. A

gnès Sarthou, qui aborde ce domaine avec compétence, douceur et circonspection, insiste sur l’importance de la découverte des arts dans la petite enfance. Le 28 mai dernier, c’est la crèche de La Couarde qui a reçu les chanteuses de Iavnana. Cela ne fera pas pour autant des musiciens de tous les enfants présents, mais favorisera leur éveil musical, leur concentration et probablement le développement de leur imaginaire.

 

 

Catherine Bréjat

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