Nature

Anon Saint-Martin

Un acte de barbarie innommable sur une ânesse de Régis Léau tout juste née

Photos (crédit Nathalie Vauchez) - Régis Léau se bat depuis toujours pour son élevage de baudets du Poitou, il materne les nouveaux-nés et bichonne les ânesses
Publié le 17/05/2021

Le mois de mai est la période où les ânesses de Régis Léau, éleveur de baudets du Poitou très connu des Rétais et de nombre de touristes, mettent bas. Ainsi 7 naissances sont encore prévues en ce mois de mai.

Son élevage évolue dans de très bonnes conditions, sur les glacis et autour des remparts de Saint-Martin de Ré, avec des abris naturels, il laisse les ânesses pouliner dehors, respectant la loi de la nature. La nuit dernière de dimanche 16 mai à lundi 17 mai Félicie de Ré (qui portait des jumeaux) a donné naissance à ce petit ânon (sur les photos), – en général un seul ânon survit lorsqu’il y a des jumeaux – qui est pour l’instant nourri toutes les 2 heures au biberon.

L’ânesse Gwada, dont le propriétaire belge l’a mise en pension chez Régis Léau le temps du poulinage avait, elle, mis bas dans la nuit de samedi 15 mai à dimanche 16 mai d’une petite ânesse. Dimanche matin Régis, qui a emmené Gwada au box, n’a pas vu de suite qu’elle avait mis bas. Mais il s’est rapidement aperçu qu’elle avait encore du placenta, signe qu’elle avait mis bas dans la nuit. Il a rapidement repéré où le troupeau avait stationné en dernier, derrière le camping de Saint-Martin, dans le douves des remparts. Et a trouvé l’ânon de Gwada, atrocement mutilé et découpé, la tête d’un côté, l’arrière train ailleurs, l’abdomen de l’ânesse restant introuvable.

Autre chose très choquante, qui ne laisse guère de place au doute quant à l’auteur de cet acte de barbarie sans nom, il n’y avait pas du tout de sang autour de la découpe de l’ânon. On le sait les actes de mutilation et de mort du gang des chevaux, ânes et vaches relèvent de sordides rituels. Régis Léau pense donc que tout le sang de l’ânon a été aspiré. Ce sont en général les femelles qui sont mutilées. L’ânon avait déjà tété sa maman, il avait aussi marché, avant de subir ces atroces mutilations. Il s’agit très vraisemblablement d’un acte prémédité et très préparé. Régis qui a récemment participé à un reportage télé sur une grande chaine nationale se demande si celui-ci n’a pas attiré l’attention du (ou des ?) prédateur(s).

Le petit ânon de Félicie de Ré né la nuit du 16 au 17 mai est pour le moment nourri au biberon par Régis Léau, il tient encore difficilement sur ses pattes

Si Ré à la Hune se fait l’écho de cet acte ignoble et sadique, c’est, en accord avec Régis, pour appeler tous les Rétais et touristes à la vigilance et à signaler à la gendarmerie tout comportement qui leur paraîtrait suspect autour des ânes. Régis a plus que jamais besoin de cette solidarité. Rappelons que d’autres actes de malveillance se sont déjà produits sur les ânes de Léau : on se souvient de Bosco, tombé des remparts très probablement « aidé » par une personne mal intentionnée (il s’en est finalement bien remis), des ânes trop nourris par les visiteurs (il ne faut pas nourrir les ânes), etc. Régis remercie tous ceux qui, attentifs, lui signalent toute anomalie, participant ainsi à une vigilance collective.

La gendarmerie a démarré son enquête, tous les centres équestres de l’île de Ré ont été prévenus. Ce matin, Lionel Quillet président de la CdC de l’île de Ré, Patrice Déchelette, Maire de Saint-Martin de Ré et Jean-Paul Héraudeau, Maire de La Flotte et VP de la CdC sont venus rencontrer Régis pour lui témoigner leur soutien moral.

Il est grand temps que l’asinerie, pour laquelle régis se bat depuis 21 ans, sorte enfin de terre, la CdC et la Mairie de Saint-Martin ayant œuvré auprès des services de l’Etat compétents pour permettre cette construction. Régis reviendra très vite vers les Rétais et amoureux de ses ânes via un appel à financement participatif, afin de l’aider à concrétiser son projet.

Au-delà de l’émotion immense qu’a suscité cet acte auprès de Régis et de tous les amis des animaux, Régis tient à rappeler que le baudet du Poitou est une race en voie de disparition, qu’il n’en existe que 300 dans le monde, dont 1/3 en Poitou-Charentes, 1/3 ailleurs en France et 1/3 dans le monde. Le troupeau de Régis d’environ 58 ânes (ce nombre évolue en permanence) est de loin le plus gros. Les seules ressources de Régis sont les promenades à dos d’âne et la vente du lait d’ânesse, ses deux saisons 2020 et 2021 ont été fortement amputées du fait de la crise sanitaire. Régis a plus que jamais besoin de la solidarité de tous.

 

Une cagnotte pour régis Léau a été ouverte par une Boitaise :
www.leetchi.com/c/regis-leau-et-son-asinerie-saint-martin-de-re?utm_source=copylink&utm_medium=social_sharing

Nathalie Vauchez

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Vos réactions

  • MS
    Publié le 17 mai 2021

    courage a l ‘eleveur / je n ai meme pas fini l ‘article —- on est entoure’ de fous ! a la gendarmerie de retrouver ces criminels ——

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  • MUTTI
    Publié le 17 mai 2021

    Je reçois déjà Re à la Hune car je séjourne à Re tous les étés mi juin/ mi juillet avec beaucoup de plaisir

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