Enfants et jeunes

Jeunesse

Jeunes en service civique sur l'île de Ré

Le service civique, une école de la vie pour les jeunes !

Annick Daunis, tutrice d’Adrien et Aude Juin-Le Rheun, tutrice de Justine.
Publié le 23/06/2015

La vision des jeunes

Justine Sanson et Adrien Tonon en sont les témoins sur l’île de Ré. Justine vivant une belle expérience au sein de Ré-Clé-Ré au Bois-plage et Adrien dans l’association environnementale, l’association pêche nautisme rivedousaise (APNR).

Tous les deux ont pour point commun d’avoir fait une partie de leurs études supérieures à La Rochelle. Mais le lien s’arrête là car leurs choix de cursus sont vraiment fort éloignés. Justine, après avoir choisi la fac de lettres, se dirigera avec succès vers un CAP d’ébénisterie. Quand à Adrien, de la Normandie à La Rochelle, motivé par l’étude scientifique à la suite de sa première année de master, il prendra une année sabbatique afin de vivre cette expérience de service civique.

Voici quelques réflexions de leur expérience au cours d’un entretien très riche.

Ré à la Hune : Comment avez-vous découvert le service civique ?

Justine : Ayant déjà connu une expérience au sein du Service Volontaire Européen, axé sur des missions de volontariat international, en Allemagne, en rentrant en France j’ai découvert l’information sur le site de l’Etat et certains de mes amis m’ont encouragé à poser ma candidature.

Adrien : En échangeant à l’université avec d’autres étudiants, et certains enseignants se sont montrés très persuasifs sur les bienfaits d’une telle expérience.

Pourquoi ce choix d’association ?

Justine : Tout d’abord l’annonce de Ré-Clé-Ré était très ciblée et riche en contenus. Connaissant La Rochelle suite à mes études et voisine originaire des Deux-Sèvres l’expérience sur l’île m’a tentée. La démarche, le suivi et l’accueil de l’association m’ont complétement séduite, et j’ai eu la joie d’être retenue.

Adrien : J’ai cherché dans le milieu de l’environnement en lien avec mes études, étant déjà très impliqué chez moi en Normandie. Après avoir postulé à la LPO, puis à l’APNR, cette dernière en la personne de sa présidente Annick Daunis m’a proposé un projet très intéressant, riche et varié en phase avec mes recherches. Elle a validé ma candidature.

Quelles sont vos missions au sein de votre association ?

Justine : Un engagement auprès des professionnels et des bénévoles, en ayant un accompagnement actif auprès des classes des 6ème aux 4ème, une participation au sein des TAPE, un suivi des leçons, des cours d’anglais et dernièrement une aide à l’option cuisine. Pour moi c’est une très grande richesse de vivre une telle expérience car la variété des échanges, des contenus et surtout la rencontre des plus jeunes jusqu’aux adultes m’apporte une grande stabilité morale.

Adrien : Ma mission consiste à faire de la découverte et sensibilisation de l’environnement sur l’estran et la protection du littoral. Tout cela en accompagnant les écoles dans le cadre des TAPE, des sorties scolaires, et des groupes d’adultes plus axés sur la protection de la pêche à pied.

Depuis plus récemment, je collabore à un projet scientifique dans lequel notre association s’est portée volontaire et qui concerne l’évolution de la palourde européenne face à la palourde japonaise, qui m’apporte encore énormément en connaissances.

Quels sont vos projets à la suite de cette expérience ?

Justine : Pour moi c’est une révélation, je veux continuer dans l’éducatif, mais dans le milieu social, même si j’ai un projet de vie axé vers l’étranger je veux garder ce cap.

Adrien : Je vais finir mon master 2, puis je suis en contact avec un bureau d’étude environnemental qui m’a assuré de m’employer à ma sortie d’études toujours en Charente- Maritime.

Que diriez-vous de ce dispositif et de votre vécu ?

Justine : Cela m’a permis de découvrir un domaine dans lequel on ne vit pas forcément, d’acquérir des compétences de la vraie vie, car à l’intérieur de l’Education Nationale nous sommes trop loin de la réalité. Cette expérience m’a vraiment faite grandir.

Adrien : Ce n’est que du bonheur, l’échange avec tous les publics, la rencontre de personnes très intéressantes vous enrichit, ce que l’on n’apprend pas à l’université. Pour moi, c’est réellement une école de la vie et un moyen pour être un meilleur citoyen.

Justine et Adrien sont enthousiastes dans leur message auprès des autres jeunes, il faut vivre cette expérience, profiter de ce statut, et ils en seront des ambassadeurs si l’occasion se présente.

 

La vision des tuteurs

Tout jeune en situation de service civique doit obligatoirement avoir un tuteur au sein de la structure qui l’accueille. En ce qui concerne Justine et Adrien nous avons échangé avec leurs référentes, Aude Juin-Le Rheun coordonnatrice et responsable pédagogique de Ré-Clé-Ré et Annick Daunis présidente de l’APNR.

Toutes les deux sont enchantées de cette expérience et de ce choix, pour Annick c’est la deuxième fois qu’elle postule pour avoir un agrément de l’Etat afin d’accueillir un jeune en service civique et toujours avec bonheur. Il est vrai comme cela a été dit par les jeunes que la réussite dépend de la structure qui rentre dans ce dispositif, l’essentiel étant de faire un projet commun qui puisse répondre à la recherche de la structure et également à la démarche du jeune qui découvre un monde nouveau. D’où pouvoir transmettre, encadrer mais en laissant le jeune s’épanouir en développant son projet au sein de l’association.

Ces deux tutrices sont d’accord sur leur rôle à jouer afin de faire la différence entre les bénévoles, les professionnels et la place du service civique qui a un statut différent. Elles ont beaucoup d’enthousiasme pour ce projet, ont entretenu beaucoup d’échanges avec les jeunes afin de transmettre et les aider à développer leurs savoirs, mais toujours en laissant de l’autonomie pour la découverte.

Toutes les deux pensent reconduire ces expériences si le comité directeur valide cette demande, elles constatent également que l’enrichissement n’est pas que pour les jeunes mais pour tous les membres de la structure car parfois un oeil nouveau et plus jeune peut faire évoluer au sein de celle-ci et permettre de s’ouvrir plus facilement au monde extérieur. Annick et Aude conseillent fortement au monde associatif de faire l’expérience et elles sont disponibles pour toutes informations.

 

Le service civique concerne des volontaires âgés de 16 à 25 ans, sans conditions de diplôme. L’Etat verse une indemnité au volontaire de 456.75 € par mois pour le compte de l’Agence du Service Civique. Le volontaire signe un contrat d’une durée de 6 à 12 mois pour une mission d’au moins 24 h par semaine. Il ne doit pas se substituer à un salarié : les tâches confiées doivent être différentes et complémentaires de celles confiées aux salariés de la structure qui vous accueille. Le Service Civique ne doit pas être confondu avec un stage ou un emploi rémunéré. Exemple : ce n’est pas un éducateur sportif…

 

Contacts :

Pour plus d’informations sur le fonctionnement du Service Civique : www.service-civique.gouv.fr

Le Comité Départemental Olympique et Sportif de la Charente-Maritime s’engage dans l’intermédiation, avec pour objectif de faciliter les demandes administratives pour 30 volontaires afin de mener des missions d’intérêts publics dans des associations sportives du département.

Cette demande est complémentaire de l’agrément direct auprès de la DRJSCS.

cdos.17@franceolympique.com

 

Christian Bourgne

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires