Vie politique

Conseil municipal du 23 juillet 2020

Sainte-Marie : des désaccords entre la majorité et l’opposition

Le projet d’aménagement de la place d’Antioche a été voté, lors du conseil municipal du 23 juillet.
Publié le 04/08/2020

Jeudi 23 juillet, des débats ont eu lieu au sein du conseil municipal au sujet de l’aménagement de la place d’Antioche et de la végétalisation dans le domaine public.

Le conseil s’est ouvert sur les délibérations relatives à la composition de la commission d’appel d’offres avec l’élection de trois membres titulaires : Isabelle Ronté, Didier Leborgne (majorité), Jean-Yves Breilloux (minorité) et trois suppléants : Brigitte Ledey, Laurence Lopez (majorité), Sandrine Philipponeau (minorité). Puis, il a été question de la désignation des 32 contribuables pour la composition de la commission communale des Impôts directs et de l’élection d’une commission de contrôle destinées à statuer sur les recours administratifs formulés par des électeurs à propos des décisions de refus d’inscription ou de radiation prise par le Maire et de contrôler la régularité de la liste électorale.

Anne Pawlak évoqua le règlement des cimetières qui doit être actualisé.

Côté finances, il a été décidé de proposer aux deux établissements VVF Vacances et Huttopia, qui avaient demandé l’annulation intégrale de leur redevance 2020, une exonération partielle de trois mois correspondant à la période pendant laquelle ils ont été fermés en raison du confinement.

En matière foncière, l’autorisation a été accordée à Habitat 17 de déposer un permis de construire sur la parcelle communale AC648 afin de réaliser un commerce et deux logements locatifs sociaux.

Des points de vue différents

Côté foncier toujours, Gisèle Vergnon indiqua que la commune avait été sollicitée, dans le cadre d’un projet privé de la réalisation de cinq locaux commerciaux et logements en R+1 place d’Antioche, pour procéder à un échange de parcelles qui permettrait de mieux intégrer esthétiquement et fonctionnellement les commerces en question. La commune de Sainte-Marie cèderait une fraction du domaine public et le propriétaire privé donnerait en contrepartie une fraction de la parcelle AD906. Cette proposition a donné lieu à un échange entre Gisèle Vergnon et Didier Guyon, de l’opposition, désireux de savoir s’il existait un projet d’ensemble de la place afin de pouvoir se prononcer en connaissance de cause, car avec l’arrivée de cinq commerces, « la place ne sera plus la même ». Gisèle Vergnon informa qu’un plan global de la commune à trente ans avait été établi en 2010, que la mairie travaillait avec un cabinet en urbanisme et paysage et que cette opération serait suivie par la commission d’aménagement. Didier Guyon regretta de ne pas disposer de ce projet alors qu’on lui demandait de se prononcer et suggéra une réunion publique dont le thème serait l’aménagement de la place d’Antioche. Finalement le projet sera voté avec trois voix contre et une abstention.

Désireuse de favoriser le développement de la végétalisation dans le domaine public, la commune souhaite encourager une démarche participative des habitants et donner une autorisation d’occupation temporaire appelée « permis de végétaliser » à toute personne s’engageant à assurer la réalisation et l’entretien sur l’espace public d’un dispositif de végétalisation. François Léonard, élu de l’opposition déclara que c’était une bonne idée et qu’il la partageait, mais émettait cependant des réserves quant à la façon dont elle était formalisée. Les communes de l’île de Ré sont végétalisées naturellement et généralement ce sont les habitants qui entretiennent cette végétalisation. « Ce qui m’ennuie c’est que certaines personnes vont penser qu’elles doivent demander une autorisation pour faire ce qu’elles avaient l’habitude de faire. » Didier Guyon, quant à lui, s’interrogeait sur la méthode et la paperasserie administrative que cela représente. Il en résultera quatre abstentions lors du vote.

Le conseil municipal se terminera en abordant les critères d’appréciation des agents municipaux lors de l’entretien professionnel annuel, la formation des élus et la possibilité de recourir à des contrats d’apprentissage en particulier pour les accroissements de travail saisonnier.

Catherine Bréjat

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