Vie politique

Conseil municipal du 25 janvier

Saint-Martin : Affaires courantes non négligeables

Propriété privée, le Parc de la Barbette est l’objet d’une convention de location avec la commune de Saint-Martin
Publié le 11/02/2021

Couvre-feu oblige, pas de public, même restreint, au Conseil municipal du 25 janvier programmé à 19h. Un conseil « ordinaire » qui pose les bases de la saison à venir

En préambule : la gestion des déchets

Portant ce dossier en tant que Vice- Président à la CdC, le Maire de la Flotte Jean-Paul Héraudeau est venu expliquer et échanger avec l’équipe municipale*.

La CdC va-t-elle « prendre en main le dossier des bacs à marée » ? A cette question posée par le Conseiller Délégué à l’environnement martinais Luc de la Tranchade, Jean-Paul Héraudeau affirme sa « volonté d’écouter », même si la communication « n’est pas toujours facile avec les associations », ajoute-t-il. « La réduction des déchets est un gros enjeu économique et écologique », poursuit Luc de la Tranchade, évoquant notamment les sacs plastiques. « Il faut avancer sereinement », répond Jean-Paul Héraudeau, « ne pas se précipiter et se mettre autour de la table ». « Avec cinq déchetteries existantes, le système est déjà luxueux pour un si petit territoire » poursuit l’élu maître de son sujet, alors « qu’aujourd’hui, toutes les collectivités ferment des déchetteries ». Revenant aux bacs à marée, il souligne un réel problème : « on n’y trouve pas seulement des déchets venant des plages ».

Pour le Vice-Président de la CdC, il s’agit aujourd’hui de redynamiser une politique qui a manqué de communication. « Travailler dans l’intérêt du territoire et toujours aller dans l’excellence environnementale. C’est presque inscrit dans nos gènes » résume-t-il, évoquant ensuite les projets en cours. « Avons-nous des dates ? », questionne un conseiller municipal. « Je ne donne jamais de date, c’est trop compliqué », reconnaît dans un sourire l’élu, fort d’une longue expérience.

Retour aux affaires courantes martinaises

A l’ordre du jour, pas de sujet majeur, mais il s’agit déjà d’organiser la saison à venir. Et elle passe notamment par le vote des tarifs d’occupation.

Au menu, le local de la rue Chay Morin sur l’îlot, qui accueille depuis 2017 différents artisans et créateurs solidaires d’un bail saisonnier, mais aussi la partie du garage (23m²), louée par le Restaurant La Cible sur la plage du même nom et le snack du camping municipal, géré depuis plusieurs années par M. Thierry Bertrand dont le travail donne « entière satisfaction ». Sans oublier bien sûr les activités du Parc de la Barbette allant du Palais de la Gourmandise au restaurant Ben-Hur en passant par manèges, petit train et les incontournables ânes de Régis Léau. A tous ces acteurs importants des saisons martinaises est adressé un message de solidarité économique : pas d’augmentation des loyers, même si, souligne Luc de la Tranchade, « il faudra y penser dès que possible ».

Convention de bail renouvelée sur la Barbette

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le Parc de la Barbette est une propriété privée et voilà déjà vingt ans que la convention pour bail à louer (reconductible tacitement) avait été signée avec la commune. Il s’agit donc de valider sa reconduction avec une « remise dans les clous juridiques au niveau cadastral », précise Patrice Déchelette.

Rappelons que cette location concerne une superficie totale de 3 909m² de parcelles de terrain nu. Elle donne autorisation à la commune de souslouer « tout ou partie des terrains dans le cadre de baux non renouvelables tacitement ». Ajoutons que revient à la commune le soin de « l’entretien du terrain, des arbres et de la végétation ». « La remise en état de la pelouse avec un drainage » a ainsi été faite conjointement par la commune et une entreprise, explique M. le Maire. A noter enfin dans cet ordre du jour léger, le recrutement de médecins et infirmiers pour le Centre de Vaccination. En effet ceux-ci, retraités ou encore intérimaires et salariés, tous volontaires pour accompagner la vaccination insulaire, doivent être rémunérés. Des émoluments pris en charge par la commune mais remboursés par l’Assurance Maladie et une délibération de principe qui entérine (peut-on imaginer un refus), le recrutement de ces professionnels libéraux.

Invité du Conseil Municipal, le vaccin se fait par ailleurs attendre et la prise de rendez-vous était, au 25 janvier, interrompue.

*Lire l’article d’Aurélie Cornec paru dans une précédente édition

Pauline Leriche Rouard

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