Enfants et jeunes

Jumelage

Retour d’Australie pour deux collégiens rétais

Réception du 27 juillet 2018.
Publié le 20/12/2018
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Hermance Guillot et Thibault Porsain, deux collégiens rétais, se sont rendus en Australie au mois de juillet dans le cadre du jumelage avec le Shire of Esperance.

Vendredi 30 novembre, ils ont raconté les moments forts de leur voyage aux responsables et partenaires de l’association île de Ré-Esperance, étayant leur discours d’une projection photos et d’une vidéo.

Des dimensions hors norme

Les deux jeunes gens se sont envolés ensemble pour un long voyage vers Perth avec escale à Doha. Une fois sur place, en dehors des deux semaines passées au lycée d’Esperance, accueillis par des familles différentes, ils n’ont pas séjourné dans les même lieux et n’ont pas eu l’occasion de vivre exactement les mêmes expériences.

Parmi celles-ci, la visite de Thibault dans la région des mines, à l’est de Perth, lui a laissé un souvenir marquant. Le papa de Mick, correspondant de Thibault, travaille à Leonora à sept heures de route d’Espérance et de ce fait ne rentre chez lui que tous les quinze jours. Ce qui est assez courant en Australie où les dimensions du pays n’ont plus rien à voir avec celles de notre île ! Rappelons que la surface du Shire of Esperance est de plus de 42 000 km2 alors que celle de Ré est de 85 km2. Le séjour chez le père de Mick a permis à Thibault de visiter Kalgoorlie, la plus grande mine d’or d’Australie (2e producteur mondial d’or) ainsi que des villes minières devenues des villes fantômes quand leurs sites ont cessé de produire. Ces villes de l’intérieur ne sont pas sans rappeler le Far West par leur architecture et leur climat aride ; elles offrent un contraste désolant avec le paysage et la vie d’Esperance qui se trouve en bord de la mer.

De son côté Hermance, lors d’une semaine à Denmark, a visité l’une des attractions touristiques les plus appréciées sur la côte sud-ouest du pays : la Tree Top Walk dans le parc national de Walpole-Nornalup. Ce parc possède des tingle trees (eucalyptus) immenses, d’environ 40 mètres de haut, dont certains sont vieux de plus de 400 ans. L’un d’entre eux atteint 75 mètres de haut et doit être le plus vieil eucalyptus au monde. Des passerelles installées en haut des arbres permettent de se promener dans la canopée et d’avoir une vue exceptionnelle sur la forêt. Ce parc est entouré d’autres curiosités naturelles dont un parc animalier où Hermance a pu donner à manger à un kangourou !

Les deux collégiens ont visité avec leurs familles respectives Kings Park, offrant une vue superbe sur la ville de Perth et Swan Lake. « The State War Memorial » dédié aux soldats australiens décédés durant la Première et la Deuxième Guerres mondiales se trouve dans ce parc. Des plaques commémoratives sont apposées au bas des arbres bordant les allées. Hermance et Thibault ont été surpris d’apprendre que des Australiens (volontaires répondant à l’appel de la Grande Bretagne) étaient venus combattre contre les Allemands. Beaucoup d’Australiens sont d’ailleurs venus se recueillir en Europe lors des dernières commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Le séjour se répartissant en quinze jours de vacances et quinze jours de travail scolaire, Hermance et Thibault ont passé ce dernier laps de temps au lycée d’Espérance où grâce aux blousons rouges offerts par le Lions Club d’Esperance, ils ont pu se fondre dans la foule des lycéens. Avec Anaëlle Talelo Donjio, professeur de Français qui faisait partie de la délégation australienne pour la célébration du 30e anniversaire du jumelage, ils ont apprécié d’animer les cours de Français.

Un phénomène de société

Comme à chaque fois, les adolescents sont rentrés ravis de leur voyage, dont ils reviennent plus matures et avec un regard ouvert sur le monde. La beauté des paysages australiens y est certes pour quelque chose, mais pas seulement. Ce continent, comme la Nouvelle Zélande, attire de nombreux jeunes Européens qui, sous couvert du Working Holiday Pass (Visa Vacances Travail) séjournent en Australie où ils peuvent travailler avant de rentrer dans la vie active. De 4 500 en 2003- 2014, le nombre de jeunes Français se rendant en Australie est ainsi passé à 26 000 en 2014 pour se stabiliser à 22 000 en 2016-2017, probablement en raison de la concurrence avec la Nouvelle-Zélande. Pour donner une idée de l’importance du phénomène, il faut savoir qu’ils étaient 33 000 sur les routes en 2014 dont 7 000 au Canada.

Catherine Bréjat

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