Presse d’Ars : le point de vue du dépôt de La Rochelle
Dans notre précédente édition, Juliette Mesnial, gérante de la boutique Octopus à Ars-en-Ré, expliquait pourquoi elle avait été amenée à arrêter de vendre la presse cet été*. Audrey Chague, directrice du dépôt de presse de La Rochelle, a souhaité exercer un droit de réponse.
La société Au bout de la plume, située à La Rochelle, est le dépôt central de presse du département. En tout, sa directrice Audrey Chague gère plus de trois cents points de vente.
« Nous nous occupons de toute la partie logistique. Nous recevons les titres de la part des éditeurs puis les re-dispatchons sur les points de vente »,explique-t-elle. Dans le cas de la boutique Octopus, comme pour tout nouveau point de vente, le dépôt de presse sert aussi d’intermédiaire avec la Commission du Réseau de la Diffusion de la Presse. « En amont, nous montons les dossiers des distributeurs et les mettons en relation avec les éditeurs et la Commission nationale. Mais nous ne prenons aucune décision », précise-t-elle.
Dans le cas d’Octopus, Audrey Chague admet un dysfonctionnement lié au système même des outils internes de diffusion de la presse qui « se basent sur les ventes de l’année N-1, voire N-2 », afin d’avoir l’historique des ventes et de pouvoir anticiper les besoins. « Et comme Juliette Mesnial a hérité du numéro de client de la presse d’Ars, elle s’est retrouvée avec plus de titres envoyés que ce qu’elle avait souhaité. C’est vrai que ce système n’est pas adapté à ce cas-là, mais il est très rare qu’un magasin change autant son linéaire. Elle s’est retrouvée submergée et même nous, nous n’arrivons pas à contrôler les flux. On peut diminuer un peu mais pas en quantité suffisante dans le cas d’Octopus. Et on ne peut le faire qu’après coup ».
« Ce que je regrette », poursuit-elle, « c’est que Juliette Mesnial nous a alertés trop tardivement, quand elle était déjà à bout. On lui a demandé de nous faire un déstockage, c’est-àdire de nous les renvoyer au dépôt en la recréditant. Mais finalement elle a décidé d’arrêter unilatéralement. Pour nous c’est dramatique car Ars est un grand point de vente. J’espère qu’une solution va être trouvée en septembre car nous avons besoin d’un endroit où vendre plus que les quotidiens ! C’est aussi une demande de la municipalité, ainsi que des clients car c’est dommage dans un lieu touristique comme Ars de ne pas trouver un minimum de presse. »
La Commission du Réseau de la Diffusion de la Presse doit se réunir en septembre pour répondre à la demande d’Octopus de ne distribuer que la presse quotidienne. Audrey Chague espère néanmoins trouver d’ici là un compromis, afin de pouvoir y distribuer certains titres en plus des quotidiens.
*Lire notre article paru dans Ré à la Hune N° 303 : www.realahune.fr/un-ete-sans-presse-a-ars-en-re/
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