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Olivier Falorni : l’état d’urgence sanitaire doit aussi être sécuritaire

Olivier Falorni veut que soit reconnu l'état de catastrophe sanitaire et sécuritaire pour les forces mobilisées contre le Covid19 et pour la sauvegarde des professionnels. Crédit : Nathalie Vauchez
Publié le 22/03/2020

Communiqué du député La Rochelle-Île de Ré du 22 mars 2020

L’état d’urgence sanitaire que le Parlement vient de voter exige aussi un état d’urgence sécuritaire pour l’ensemble des forces mobilisées pour combattre le Covid-19 et aider nos concitoyens.

Chacune et chacun d’entre eux doit désormais pouvoir bénéficier d’une protection efficace pour agir en sécurité.

Je pense notamment aux pompiers, policiers et gendarmes durement touchés dans notre département. Ils doivent a minima être tous équipés d’un masque lorsqu’ils sont en intervention. Je pense aussi bien évidemment au personnel soignant. Ils œuvrent au quotidien avec un courage et un dévouement exceptionnels. Le décès du médecin urgentiste du centre hospitalier de Compiègne frappé par le Covid-19 montre combien cet engagement peut aussi être dangereux. Nous leur devons une protection et un soutien absolus.

Ils sont en effet les combattants admirables d’une « guerre » (comme l’a qualifié le Président de la République) mais qui ont été systématiquement désarmés depuis quelques années.

La France est ainsi classée au 19ème rang sur 35 pays de l’OCDE en nombre de lits en soins intensifs pour 1.000 habitants (3,1 lits /1.000 hab).

La santé a un coût mais elle n’a pas de prix. C’est une leçon absolue de cette tragédie sanitaire qui est hélas très loin d’être terminée. Elle ne devra jamais être oubliée.

Il faut reconnaître l’état de catastrophe sanitaire

Par ailleurs, les petites et moyennes entreprises, les commerces indépendants et les professions libérales sont touchés de plein fouet par cette crise sanitaire. 76% d’entre eux font face dès aujourd’hui à une tension sur leur trésorerie et 94% vont faire appel aux aides de l’Etat dans les prochains jours. Les mesures proposées par le Gouvernement ne seront pas suffisantes face à une perte d’exploitation de 80 à 100% et à des mesures de confinement qui vont s’étendre. Ils doivent affronter deux problèmes majeurs : le paiement des salaires et des charges de leurs employés antérieurs à la période de confinement qui va intervenir sous 8 jours, et un défaut de trésorerie pour leur propre survie financière.

Aussi, le Gouvernement doit impérativement reconnaître « l »état de catastrophe sanitaire » qui obligerait les assurances à débloquer des indemnisations pour compenser la perte d’exploitation et ainsi permettre aux commerçants de régler leurs charges. Il doit également demander à la BPI de prendre le relais auprès des acteurs économiques afin que le secteur bancaire applique uniformément les mesures d’avance de trésorerie et l’application du « Prêt Rebond »

Olivier Falorni Député de la Charente-Maritime

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Vos réactions

  • Bamane
    Publié le 22 mars 2020

    Député depuis 2012, il y a longtemps que ce monsieur aurait dû s’intéresser à ce problème. Il oublie que le gouvernement qu’il soutenait alors n’a rien fait pour prévoir le renouvellement de stocks.
    Réélu en 2017 s’inscrivant dans la majorité présidentielle du moment, son seul objectif à été, 1 an après sa réélection, de briguer le poste maire de La Rochelle au mépris de ses électeurs. Au diable l’Assemblée. Et soudain le revoilà remise de casquette « député » , comme une marionnette, en donneur de leçon et reprenant les arguments que beaucoup d’autres ont déjà préconisés. Pitoyable !

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  • Daniel Pichot
    Publié le 23 mars 2020

    La force de caractère d’Olivier Falorni est de vouloir être indépendant et de ne surtout pas se voir imposer les diktats des partis politiques, en l’occurrence LREM.
    Oui il a voté au moment des présidentielles la confiance au gouvernement, puisque l’alternative était Marine Le Pen (à moins que ce soit votre penchant ?). Oui, il aime sa ville au point de dénoncer la politique qui y est menée, doublée d’une gouvernance sans partage et fortement teintée de mépris, pour ne pas dire d’un mépris certain, envers le personnel municipal et une partie des élus, qui se plaignent d’ailleurs de ne pas être tenus au courant des décisions prises en ce moment particulier.
    Si l’heure est à la cohésion nationale face au drame qui n’en est pas encore à son apogée, et qu’il convient de modérer avec décence le débat des municipales, force est de constater que le maire de La Rochelle, une nouvelle fois, décide seul et sans partage.
    Décide-t-il d’ailleurs ? Ou ne fait-il appliquer les décisions gouvernementales ? Quel est le niveau de préparation de la ville face à un tel événement ? Quel est le niveau d’équipement des agents municipaux ? Quelle est la capacité de montée en puissance de la ville dans ce domaine ? Tout cela a-t-il été pris en compte dans sa volonté d’augmenter la population de la ville par une frénésie immobilière chargée d’inconvénients.
    On a forcé la porte d’officines sur Mireuil pour y voler des masques et autres. Mais il est vrai que le maire se refuse à renforcer la sécurité de certains quartiers par des postes avancés de police municipale, au prétexte qu’il ne serait pas en mesure d’assurer la sécurité du stockage des armes… (sic). Devant un tel aveu de faiblesse, je lui souhaite tout de même d’être en capacité de gérer une crise sanitaire au sein de la ville, car l’intérêt de tous les Rochelais doit prendre le pas sur nos divergences d’opinions 😉

    Quant au député, il n’a jamais cessé d’être député puisqu’il participe aux décisions nationales. Donc, rien de pitoyable, encore moins girouette, car, la pire des choses, est de s’enfermer dans ce que les psychologues appellent le « piège abscon » c’est ce que vient de faire le gouvernement LREM en refusant de voir l’évidence annoncée et en étant très pusillanime dans les décisions, ce qui fait que nous avons à chaque fois un train de retard. Ce que vous appelez girouette, c’est tout simplement, la capacité d’adaptation, le changement de portage face à une situation et la non-obéissance à une ligne politique nationale. Il lui eut été très facile de conserver son maroquin à l’Assemblée nationale. Eh bien non, je lui trouve un formidable courage politique de vouloir s’engager pour sa ville, qui n’est pas celle des promoteurs, mais des Rochelais qui doivent être remis au cœur des décisions.
    Son projet est explicite. 47 ans, un nouveau souffle, une nouvelle ère, une nouvelle équipe, un nouveau maire.
    J’ai l’impression que nous aurons du mal à nous accorder, mais je vous souhaite, comme à nous tous, le meilleur face à cette crise sans oublier ceux qui sont en première ligne.
    Avant la reprise de nos hostilités électorales, restons confinés, sauf dans nos idées qui peuvent toujours évoluer. Bien amicalement.

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  • AIRAUD
    Publié le 24 mars 2020

    Bonjour, Je trouve qu’il est inadmissible que le pont soit resté ouvert à tous venants…
    Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre la pandémie!!! Merci!

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