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Phoques sur le littoral : une présence en hausse
Plusieurs phoques ont été retrouvés sur les plages de l’île de Ré, présentant des morsures de chiens.
Des observations exceptionnelles mais de plus en plus fréquentes !
Au total sept jeunes animaux (tous vivants) ont été répertoriés au mois de décembre dont un retrouvé sur la route de Rivedoux, le long du front de mer du village.
Ces événements remarquables par leurs simultanéité, s’inscrivent dans un phénomène plus large : 32 phoques ont été recensés en une semaine entre la Bretagne et le Pays basque.
Ces chiffres confirment une tendance de fond : le bon état des populations de phoques gris sur les côtes atlantiques. C’est un signal positif pour la biodiversité marine. Cependant, cette bonne nouvelle s’accompagne d’un bémol, lié à la forte présence humaine sur le littoral.
Une problématique récurrente : les interactions avec les chiens
Depuis le mois de décembre, trois phoques ont été capturés sur l’Île de Ré, et tous présentaient des morsures de chiens.
Ce constat est malheureusement loin d’être isolé : les interactions avec les chiens constituent aujourd’hui un facteur important de blessures chez les phoques tout le long du littoral français.
L’ACMOM (association pour la Conservation des oiseaux et des Mammifères Marins), centre de soins à Brest, spécialisé pour les phoques, accueille en ce moment 14 pinnipèdes dont certains ont des morsures.
Le problème explique « Océane », soigneuse du centre : « c’est que les morsures par exemple de chiens percent la peau et le gras et atteignent parfois le tissu musculaire, ce qui est beaucoup plus difficile à soigner ; Le risque c’est qu’une infection localisée se généralise pouvant le cas échant entraîner la mort de l’animal. »
Les morsures peuvent donc entraîner des plaies superficielles qui peuvent devenir graves sur un animal faible, des infections sévères, un stress important pouvant provoquer l’abandon du site ou la mort différée de l’animal.
Pourquoi ces incidents se multiplient-ils ?
Les plages sont des espaces partagés entre humains, animaux domestiques et faune sauvage. En période de vacances, les phoques croisent davantage de promeneurs avec des chiens.
Même un chien en liberté considéré comme calme ou bien éduqué peut réagir par instinct face à un animal inconnu. Une simple approche peut dégénérer en attaque. Beaucoup de propriétaires ignorent les conséquences négatives qu’une interaction, même brève, peut avoir sur un bébé phoque.
Que faut-il faire pour protéger les phoques ?
La protection des phoques repose avant tout sur des gestes simples et responsables :
– En premier lieu, signaler la découverte à l’observatoire Pelagis au 05 46 44 99 10
– Tenir systématiquement les chiens en laisse sur la plage en présence d’un phoque.
– Respecter une distance minimale de 100 mètres avec un phoque observé sur la plage.
– Ne jamais toucher, nourrir ou tenter de remettre à l’eau un phoque.
– Éviter les attroupements, le bruit et les prises de photos rapprochées.
Une responsabilité collective
La présence accrue des phoques sur nos côtes est une bonne chose pour la biodiversité, mais elle implique une responsabilité collective.
Un phoque dérangé de façon répétée peut abandonner un site pourtant vital à son repos, compromettant ainsi sa survie.
Un comportement respectueux aujourd’hui permettra aux phoques de continuer à fréquenter nos côtes… et aux générations futures de pouvoir les observer, en toute sécurité, dans leur environnement naturel.
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