Nature

Labellisation "village étoilé"

Ste Marie en Ré, village étoilé

On va enfin pouvoir observer les étoiles

Publié le 12/04/2013

Samedi 16 mars, la commune de Sainte-Marie était labellisée « Village étoilé ». Une première étoile est venue couronner la démarche de la municipalité et a été apposée à l’entrée du village en présence des élus, des représentants des associations concernées, des enfants des écoles et des Maritais qui n’avaient pas craint d’affronter le mauvais temps.

Fin mars, à l’occasion de son Assemblée générale l’APECS (association pour l’étude et le conservation des sélaciens), association basée à Brest, a fait escale dans l’île de Ré à l’invitation de la Communauté de Communes, laquelle appartient au réseau des six structures relais de Charente-Maritime du programme CAPOERA. Tout a commencé, comme le rappela Gisèle Vergnon lors de son intervention, avec ces grands lampadaires aux mâts de 8 à 10 mètres de haut qu’elle trouve inesthétiques et inappropriés. Lors de la réflexion sur la rénovation du centre-bourg, la municipalité décide de les remplacer progressivement par des modèles plus esthétiques et permettant surtout, de réaliser des économies d’énergie complétées par l’extinction de l’éclairage public de 1h à 5h du matin. C’était le début d’une aventure, qui, lancée en août 2012, vient d’aboutir à la labellisation de la commune en « Village étoilé » avec une première étoile.

Ce label est octroyé par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne (ANPCEN). Créée il y a quinze ans, cette structure se préoccupe du gaspillage d’énergie et de l’impact des éclairages artificiels sur la santé de l’homme, de la faune et de la flore. Les astronomes eux-mêmes, gênés par les éclairages publics et la lumière des enseignes, se réjouissent car ils ne voyaient plus aussi bien les étoiles à l’oeil nu ! Anne-Marie Ducroux, présidente de l’ANPCEN depuis octobre 2010, a insisté pendant son discours, sur l’importance de travailler sur la qualité de la nuit et de traiter tous les impacts des nuisances nocturnes en même temps et non séparément. Depuis 2010, elle promeut les actions à mener contre les nuisances lumineuses et s’appuie sur les élus pour qu’ils remplissent pleinement leur rôle pédagogique auprès de leurs administrés. Jusque-là, il n’y avait en Charente- Maritime, que Courcoury, Charron et Gourvillette à détenir ce label. Les maires de chacune de ces communes étaient présents à la réception qui a suivi la pose de la plaque et firent part de leur expérience. Jean-Paul Augustin (Gourvilette 2 étoiles) indiqua que certains de ses concitoyens râlaient encore mais que l’on avait constaté le retour dans la commune de certaines espèces animales, dont les chauvesouris. Jean-François Faget, (Charron 2 étoiles) expliqua qu’il lui avait paru intéressant au départ de conjuguer les problèmes économiques avec des actions sur l’environnement mais que sa municipalité avait eu du mal à faire admettre le bien-fondé de sa démarche.

Anne-Marie Ducroux remit un diplôme à chacune des communes avec en plus pour Sainte-Marie un prix spécial du jury dans la catégorie les enjeux du littoral. La série d’animations prévues pour l’après-midi et la soirée a dû être repoussée à cet été en raison d’un temps exécrable et d’un plafond bas de nuages opaques… sans parler de la pluie !

Catherine Bréjat

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