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Un nouveau plan d’action pour les espaces naturels sensibles

Publié le 06/11/2018
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Durant sa session d’automne, le Département a adopté un nouveau schéma pour mieux préserver les paysages et l’environnement des espaces naturels sensibles de Charente-Maritime. Quatre-vingt sites pourraient bénéficier de ce nouveau plan d’actions.

Le réseau des 130 sites ENS du Schéma

Le réseau des 130 sites ENS du Schéma

legendePréserver les zones naturelles fragiles et atypiques faisant la particularité du territoire, est une « politique forte du Département depuis les années 1970 », comme le rappelle le premier vice-président Lionel Quillet. Après s’être en premier lieu penché sur les sites littoraux (préservation de dunes et des falaises) et les zones humides, le Département a étendu progressivement son programme de protection des sites d’intérêt écologique aux zones rurales et forestières. Le Département protège aujourd’hui cinquante sites, en tant que propriétaire ou en partenariat avec les Communautés de Communes concernées. Depuis deux ans, le Département planche avec ses techniciens sur une révision de ce programme pour établir un nouveau plan de protection et d’actions, étendues à un plus grand nombre de sites. « Nous arrivions à une nécessité de se recadrer pour faire des choix qualitatifs et surtout permettre plus d’apport financier, le budget étant en hausse – grâce à l’apport des taxes foncières – de l’ordre de +2%, soit 6,5 millions d’euros annuels » explique Lionel Quillet, « Nous avons recensé quatre-vingt nouveaux sites potentiels (cf.carte ci contre) à intégrer […] On a voulu faire en sorte que chaque bassin de vie puisse en bénéficier ». Pour faire partie du schéma, ces quatre-vingt sites devront également faire l’objet d’un partenariat entre le Département et la Communauté de Communes concernée. Si le Département apporte l’argent, une politique de stratégies et un programme d’actions sur dix ans devront être mis en place conjointement avec la collectivité. « Il n’y aura pas de site intégré sans partenariat », prévient Lionel Quillet. Le programme d’actions s’articulera quand à lui sur cinq volets : une veille foncière et des acquisitions ; la mise en place d’un système de co-gouvernance ; l’amélioration de la connaissance des milieux et de leurs enjeux ; un plan de gestion faune/flore/paysage ; l’aménagement, la valorisation et la sensibilisation du grand public. Si les quatre-vingt sites venaient à intégrer le schéma des espaces naturels sensibles de la Charente- Maritime, les espaces naturels sensibles protégés représenteraient alors environ 100 000 hectares sur 130 sites, soit l’un des plus vastes de France.

Anne-Lise Durif

Plus de surveillance pour les ponts

Suite à la rupture de câble sur le pont de l’île de Ré, le président du Département Dominique Bussereau veut instaurer « un monitoring permanent » des plus importants viaducs de Charente-Maritime, à savoir les ponts de Ré, d’Oléron, du Martrou et de la Seudre. Si les ponts font déjà l’objet d’inspections régulières, ce dispositif technique permettrait « d’avoir un suivi en permanence du poids des véhicules qui passent sur le pont en temps réel, des organes qui peuvent poser des difficultés dans la structure de ces ouvrages, un système de mesure des vents et même des risques sismiques, en particulier pour le pont d’Oléron ».
Des appels d’offre devraient être lancés début janvier 2019.

Quelques mesures adoptées, en bref

A l’occasion de la session d’automne qui s’est tenue du 22 au 26 octobre, les élus du Département ont adopté plusieurs mesures concernant notamment l’île de Ré et le bassin rochelais :
- Avec un Budget principal 2018 stabilisé à 1,073 milliard d’euros (1,076 en 2017) et un niveau d’emprunt de 35 M€, le Département a fait le choix de ne pas augmenter le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
- La Commission permanente a également approuvé le dossier de consultation des entreprises relatif aux travaux de protection contre la submersion marine dans le secteur de la Fosse de Loix (La Couarde-sur-Mer). Le montant des travaux est estimé à 6,2 M€.
- Le Département a voté une expérimentation auprès des 17 280 bénéficiaires du RSA : ces derniers pourront dès cet hiver cumuler cette allocation de 550€ avec leur revenu d’activités saisonnières dans les domaines du tourisme, de la cueillette, des vendanges et de l’ostréiculture (conditionnement des huîtres), ce qui était impossible auparavant et faisait renoncer des saisonniers à prendre des contrats.

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