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Mickaël Vallet : « La loi sur l’écotaxe ne doit pas être étendue »
Mickaël Vallet, président de la CdC du Bassin de Marennes, a donné une conférence de presse express lundi 29 mai pour revenir sur une de ses propositions de campagne qui lui tient le plus à cœur : l’écotaxe. Un sujet complexe qui serait selon lui le plus incompris.
Il voulait « remettre les choses au clair », suite à plusieurs questions des administrés qu’il croise en campagne, concernant la décision du Conseil constitutionnel d’admettre la constitutionnalité d’un droit de passage, dans le cadre du débat entourant la création d’un péage à l’entrée de l’île d’Oléron.
« Certains ont bien entendu qu’il s’était passé quelque chose mais ils ne savent pas forcément trop quoi, d’autres ont entendu que les choses sont déjà tranchées, et d’autres se demandent comment ça va se passer », constate l’élu, qui voulait à la fois expliquer les conséquences de cette décision et revenir sur l’action qu’il mènerait sur ce sujet s’il était élu aux législatives. « Maintenant que le Conseil constitutionnel a décidé que l’écotaxe était constitutionnelle, ça implique deux choses. La première : la seule façon de se battre contre le projet sur Oléron, c’est d’abord de faire modifier la loi. […] Car ce n’est pas juste une question d’intérêt local. C’est bien la loi qui a été modifiée pour permettre cette écotaxe. Et ce que la loi a fait, seule la loi pour le défaire. Il s’agit bien d’un sujet législatif important… » Et dont le sort dépend donc des députés.
« La deuxième, c’est qu’il faut être vigilant. Si la loi est constitutionnelle, qu’est-ce qui empêche demain de l’étendre à des sujets autres, sur des villes reliées par des ouvrages d’art ? Concrètement, ça veut dire que demain, une station de ski, une vallée de montagne, un endroit accessible par une seule voie de circulation pourrait très bien voir la loi utilisée pour également prélever une écotaxe à l’entrée d’autres territoires. On pourrait par exemple faire payer les gens pour rentrer dans Paris », poursuit le candidat, rappelant qu’il a toujours été très clair dans son positionnement à ce sujet. « Je suis pour l’abrogation de la loi écotaxe, pour qu’elle ne puisse pas être étendue. »
Une thématique forte qu’il affirme être le seul à porter en cette campagne de législatives. Et qui ne devrait pas manquer de faire réagir d’autres candidats en lice, et d’obliger certains à se positionner clairement.
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