Environnement

Eqiom La Rochelle

Dans sa lutte contre Eqiom La Rochelle, Mat-Ré accuse ré à la Hune

MAT Ré accuse…

Le Grand Port Maritime vu de la plage de Rivedoux. © Mat-Ré
Publié le 04/05/2017

MAT Ré a écrit à la Rédaction de Ré à la Hune en ces termes, que nous publions dans le cadre d’une parfaite information de nos lecteurs et dans une volonté de transparence.

« J’ai bien noté l’absence d’annonce de notre réunion publique du samedi 15/4/17 dans le journal Ré à la Hune qui a pourtant réuni près de 50 personnes et l’absence de journaliste ou correspondant lors de cette réunion et lors de notre conférence de presse lors de laquelle nous avons annoncé la saisine du Parquet National Financier et la poursuite de notre combat contre la cimenterie. Nous avions par ailleurs lu dans vos colonnes les propos quasi-menaçants de Monsieur Mansouri suite à l’article qui couvrait notre assemblée générale en octobre 2016 publié dans vos colonnes et l’annonce quelques semaines plus tôt de menaces par Monsieur Raffarin d’une procédure pénale.

En démocratie, ces éléments méritent un écho et j’attends dès lors que vous acceptiez d’informer vos lecteurs. A cet égard, je vous adresse le compte rendu de notre réunion… une légitime information s’impose et votre silence pourrait constituer une tentative de dissimulation de la destruction des pertuis et s’apparenter à une censure ».

Frédéric Jacq

 

La Rédaction a jugé à son unanimité ces propos outrageants voire diffamatoires. Elle a donc décidé de les publier et de publier le compterendu ci-dessous, afin que chacun puisse se faire son opinion sur le « style de communication » du président de MAT-Ré. Bien entendu si le Grand Port Maritime, Eqiom ou encore le maire de Rivedoux, Patrick Raffarin, nous adressent un droi t de réponse, nous le publierons.

Ré à la Hune tient à rappeler que sa Rédaction et elle seule décide de sa ligne éditoriale et que sa volonté n’est pas de couvrir exhaustivement l’actualité, mais bien d’effectuer une sélection. Soucieuse d’apporter l’information la plus diversifiée possible sur l’ensemble des thèmes concernant notre territoire, la Rédaction n’a néanmoins pas l’obligation d’en aborder systématiquement quelques-uns. Les développements de ce dossier délicat ont toujours été largement évoqués dans nos rubriques. En revanche, considérant les pressions dont nous avons parfois fait l’objet, et l’agressivité qui nous a été régulièrement manifestée dans ce dossier hautement polémique, nous avons collégialement décidé de ne plus couvrir les AG et autres réunions publiques sur ce sujet, estimant par ailleurs que la « stratégie » de communication de MAT-Ré pêche singulièrement à l’égard des médias, et notamment, en l’espèce, de Ré à la Hune.

La Rédaction

 

Voici le compte-rendu du président de MAT-Ré

« Le combat contre la cimenterie EQIOM continue et prend de l’ampleur !

Le conseil d’administration décide à l’unanimité de saisir le Parquet National Financier et de poursuivre les recours contre permis de construire et autorisation d’exploiter.

L’association MAT-Ré (« Mer Air Terre » – île de Ré) a rassemblé près de 50 adhérents, requérants et sympathisants le samedi 15 avril 2017, dans une salle de réunion de la mairie de La Flotte, toujours mobilisés plus de six ans après le début de la contestation le 3 décembre 2010.

Le président de l’association, Frédéric Jacq, rappelle que deux tours ont été construites et l’obtention par l’industriel d’un troisième permis de construire modificatif afin de légaliser l’actuelle construction, EQIOM renonçant à construire les quatre tours initialement prévues. D’après Maître Hervé Pielberg, avocat de l’association, les travaux de construction qui avaient débuté en 2012 ont été interrompus pendant une durée supérieure à un an ce qui, de fait, au regard de la loi, laisse espérer l’invalidation du permis de construire initial, délivré le 18 février 2010, que nous n’avions pas eu l’opportunité de contester à l’époque, faute d’information. Une cinquantaine de personnes dont quatre associations (MAT-Ré, Nature Environnement 17, Ré Nature Environnement et RESPIRE) sont mobilisées à cet effet et s’apprêtent à engager conjointement un recours cette fois contre la nouvelle autorisation d’exploiter délivrée par le préfet le 12 mai 2016.

Dans le même temps, ces associations rejointes par l’APNR (association rivedousaise) mutualisent leurs moyens pour contester l’expansion du Grand Port Maritime (GPM) de La Rochelle et demander un moratoire, ce qu’expose Michel Lardeux, vice-président de l’association MAT-Ré, inquiètes de l’accumulation des entreprises classées SEVESO qui pourraient à terme entraîner une pollution des pertuis, la destruction de sa biodiversité et l’interdiction de la baignade et de la pêche à Sablanceaux.

Lors d’un point presse, est annoncée la décision de la saisine du Parquet National Financier. Il est rappelé que LAFARGE-HOLCIM a financé l’Etat Islamique en Syrie, peu avant la fusion des deux entités et la vente de la cimenterie « La Rochelle-Ré » aux irlandais du groupe CRH, alors que tout au long des processus d’autorisations était rappelée la vertu des cimentiers.

Pour conclure avant le pot de l’amitié, rendez-vous est donné pour l’assemblée générale qui se tiendra salle de réunion de la mairie de La Flotte le samedi 28 octobre 2017 à 10 heures ».

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Vos réactions

  • brise de mer
    Publié le 8 mai 2017

    Merci à MAT-RE pour leur engagement face à des projets qui constituent de graves menaces sur l’ensemble des pertuis et l’ile de Ré ; nous ne savons pas non plus où en sont les projets approfondissement de l’accès au grand port, pour le porter de 11 à 22 mètres de profondeur sur des kilomètres ; de tels travaux pharaoniques signeraient définitivement la mort biologique des pertuis et la chute du tourisme, il appartient à toutes les professions de la mer et du tourisme de se mobiliser contre ce boulet qu’est devenu le grand port de La Rochelle.

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  • Bernard PLISSON
    Publié le 9 mai 2017

    Je rassure « brise de mer », il n’est pas question d’approfondir les accès du port de « 11 à 22 mètres », Le projet auquel il est fait référence consiste à approfondir les tirants d’eau à 10 mètres là où ils sont en général de 9,5 mètres, dans le port lui même et à son approche immédiate et non sur « des kilomètres ».
    Les études d’impact viennent de commencer et une information du public sera réalisée bien en amont de l’enquête publique. L’objectif est de ne pas générer d’impact significatif, sur le milieu naturel ou vis à vis des activités maritimes.

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