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N°218 - 08/03/2021

Tandis que les dauphins, blessés à mort le plus souvent par certaines techniques de pêche, s’échouent en masse sur nos côtes – ils sont déjà le double que l’an passé, à pareille époque – La Loi « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale » a été adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale en « procédure accélérée », avant d’être désormais dans les mains des Sénateurs.

Une première avancée en matière de respect de l’animal, mais encore bien timide, l’animal sauvage n’étant toujours pas considéré dans ce projet de Loi. Plusieurs sujets qui fâchent, l’élevage et la chasse notamment, ont été délibérément mis de côté afin de trouver un consensus a minima sur quelques sujets, et mettre sous le tapis ceux qui dérangent. Les délais d’application sont, eux aussi, intolérables, face à tant de souffrance animale.

Les Français, de plus en plus sensibles à la cause de la protection animale, constituent un levier fort, pour éveiller une conscience politique en la matière – nous sommes à un an des élections présidentielles et législatives – mais encore insuffisant face au poids de lobbies superpuissants dans notre pays. La pression sociétale doit encore s’intensifier pour espérer, un jour, peser plus lourd que celle de groupes de pression catégoriels.

Engagé dès son adolescence pour la défense des animaux, ici à l’île de Ré et La Rochelle, puis partout en France et dans le monde, Allain Bougrain- Dubourg en a fait le combat d’une vie. Sous le calme apparent et la force de la patience de l’homme engagé, grondent des colères qui ne s’éteindront jamais, car « pour les animaux, les douleurs sont éternelles. »

Nous l’avons rencontré, un glacial matin de février, dans son refuge rétais. Une belle rencontre, au coeur du vivant…