L’île, un monde à part ?
Souvent l’île de Ré se distingue lors des scrutins électoraux. Ainsi en a-t-il encore été pour ces élections européennes. L’île dans son ensemble a placé en tête la liste Renaissance devant celle du Rassemblement National, suivies du parti socialiste.
Seules deux communes – Saint-Martin de Ré et La Flotte – ont placé en tête le parti de Jordan Bardella.
Certes l’île de Ré reste relativement préservée du chaos actuel, la qualité de vie qu’elle offre y adoucit les moeurs.
Il n’en reste pas moins que le vote pour l’extrême droite y progresse inexorablement, rappelant qu’ici aussi une partie de la population vit difficilement, quand elle a déjà la chance de pouvoir s’y loger. Cohabitent sur l’île des extrêmes en termes de niveaux de vie, des résidents secondaires ou permanents très aisés, tandis que « l’île qui se lève tôt » parvient parfois difficilement à joindre les deux bouts.
On est bien loin de la caricature de « l’île friquée » que se plaisent trop souvent à dépeindre des médias hors sol.
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Le dernier Conseil villageois s’est déroulé en deux temps. Un premier, studieux et respectueux, face aux conseillers départementaux Patrice Raffarin et Véronique Richez-Lerouge. Puis un deuxième, consacré au Conseil municipal en lui-même, qui a failli tourner au pugilat.

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