Nature

Mois de l'environnement

Mois de l'environnement avril 2017 sur l'île de Ré. Un refuge pour l’habitant mystère

L’Ile de Ré cache une forêt

Un refuge pour l’habitant mystère
Publié le 06/04/2017

Si, pour le grand public, il n’a débuté que depuis quelques jours, le Mois de l’Environnement rhétais a déjà été inauguré par le Président de CdC, à la salle intercommunautaire de Saint-Martin.

C’est entouré des maires de nos villages, des membres de l’ONF, des éco-gardes et des personnes dédiées à l’environnement au sein de la CdC, que Lionel Quillet a salué l’arrivée du printemps en inaugurant le 21 mars le Mois de l’Environnement, temps fort à plus d’un titre de la saison qui commence.

Un autre regard sur l’Ile de Ré

L’arbre qui cache la forêt : thème du mois de l'environnement 2017 de l'île de Ré

L’arbre qui cache la forêt

« L’Ile qui cachait une forêt »… Drôle de thème pour une île d’où l’on voit presque partout l’océan triompher. En fait, c’est une belle idée, même si elle nous éloigne un temps de la ligne d’horizon. Recentrant notre regard, l’édition 2017 du Mois de l’Environnement, nous rappelle fort à propos que l’Ile de Ré est aussi une terre de forêts qui exige autant de soins et d’attention que nos dunes, et recèle des trésors de beauté offerts à qui veut bien se donner la peine de les découvrir.

Les forêts couvrent ici 400 hectares du territoire et n’existent pas seulement pour favoriser de belles promenades à pied ou en vélo. Elles façonnent elles-aussi le paysage de l’Ile et constituent un précieux patrimoine qui, outre le fait d’abriter faune et flore, protège les sols de l’érosion générée par les vents et, selon sa localisation, aide à soutenir le cordon dunaire. Et puis comment pourrait-on les oublier avec un village s’appelant Le Bois- Plage et un bois célèbre, celui de Trousse-Chemise !

Pragmatique, Lionel Quillet évoque le « paysage », une notion complexe et d’actualité avec le PLUI. Profitons-en pour rappeler aussi que si Ré la Blanche est soumise aux « risques littoraux », elle l’est aussi à ceux du feu. Précisant que le Mois de l’Environnement n’intervient que tous les deux ans en raison de l’énorme travail que représente son organisation, le Président de la CdC en profite pour remercier tous les acteurs impliqués, de l’équipe Environnement et sa Directrice Sylvie Dubois à l’ensemble des partenaires, qu’ils soient institutionnels, associatifs ou privés. Une démarche pédagogique Outre l’animation du territoire à une période symbolique qui ouvre aussi celle de la saison touristique, l’objectif du Mois de l’Environnement est bien sûr la sensibilisation à la fragilité de ces écosystèmes, et un appel à la nécessaire responsabilisation de chacun.

Une démarche pédagogique

menée à travers le jeu pour capter l’intérêt des enfants, mais qui nous concerne aussi nous, les adultes, tant il est vrai que la prise de conscience n’est pas encore parfaitement acquise, même si, comme me le précisera un peu plus tard Philippe Pouvesle de l’ONF, on peut observer « un réel changement des mentalités depuis une quinzaine d’années ». Alors, au cas où de mauvaises habitudes nous rattraperaient, le Mois de l’Environnement est là pour nous le rappeler : nous dépendons de l’environnement autant que lui dépend de nous. Tâchons de ne jamais l’oublier !

Et le plein d’activités

Durant ce mois mettant à l’honneur la nature sylvestre, 56 animations sont proposées au grand public avec la participation de tous les villages. Spectacles, expositions, ateliers, rallyes découverte, sorties (y compris en nocturne)… Il y en a pour tous les goûts ! Et même si le jeune public est particulièrement gâté, les adultes n’ont pas été oubliés pour autant, et ils apprécieront sans doute le lien établi entre l’art et le patrimoine naturel. Certains laisseront ainsi s’exprimer leur âme de Robin des Bois tandis que d’autres se contenteront de méditer à l’ombre fraîche des chênes-verts, ou devant le proverbe africain accroché à l’entrée de la grande salle de la CdC à Saint-Martin : « Quand un arbre tombe, c’est le fracas. Quand la forêt pousse, pas un seul bruit ».

Morceaux choisis

La forêt à l'honneur dans le cadre du mois de l'environnement

Sylva mystériosa.

Sylva Mysteriosa – Installation artistique

L’inauguration s’est achevée par la visite de « Sylva mystériosa ». Entrant à pas feutrés dans la salle intercommunautaire, un peu désorientées par l’occultation totale de la lumière du jour, les personnes présentes ont pu découvrir une installation pour le moins étonnante, représentation artistique d’une forêt aux grands arbres nimbés de lumière, bruissante et poétique. Une création originale de Lucie Lom pour la CdC rhétaise. Dépaysement garanti !

A la recherche de l’habitant mystère – Sortie Nature

Autre contexte. Les médias ont été conviés du côté de la Forêt du Lizay, où nous retrouvons les enfants des Centres de Loisirs de La Couarde, d’Ars et de Saint-Clément-Les Portes. Au programme : la quête d’indices sur l’habitant mystère, un personnage énigmatique qui habite nos forêts et dont l’identité sera révélée le 15 avril prochain lors d’une grande journée à Saint-Martin.

Mais pour l’heure, les enfants sont ravis ! Ils viennent de découvrir des bougies et une couronne de feuilles, bientôt suivies d’une cabane de branchages et surtout d’une empreinte dont on ne sait trop si elle est humaine ou animale. Encadrée par une éco-garde, la petite équipe compose un moulage de plâtre. Parmi les chênes verts, les enfants trouvent aussi morceaux de plastique, polystyrène et même un flacon de dissolvant, des traces par trop humaines celles-là et fort malvenues ! L’aventure est bien sûr le prétexte à la présentation de la forêt à ces futurs éco-citoyens.

Les Enlaçoirs – Land Art

Les Enlaçoirs de Stéphanie Cailleau. Installation en forêt

Les Enlaçoirs de Stéphanie Cailleau.

Dès notre arrivée dans cet univers paisible ponctué du craquement des bourgeons éclatant sous le soleil, impossible de ne pas être interpellés par ces étranges silhouettes coniques comme ventousées à certains arbres par de longs bras graciles. Pour en savoir plus sur les Enlaçoirs, nous rejoignons leur créatrice Stéphanie Cailleau. La jeune artiste nous explique son travail et sa démarche, comment elle façonne à la main la laine cardée jusqu’à la transformer en feutre, et le lien entre l’homme et la nature qu’elle souhaite questionner. Car on peut se glisser dessous, passer ses mains dans les manches tricotées, enlacer l’arbre donc et laisser aller sa joue contre la rugueuse écorce, dans un geste de douce intimité. Une autre manière de sentir le vivant et l’énergie de la nature. Régénérant !

 

Le Mois de l’Environnement – Du 1er au 23 avril dans toute l’Ile de Ré

Programme disponible dans les Mairies et Offices de Tourisme

En savoir plus sur les artistes : www.lucie-lom.fr et www.stephaniecailleau.fr

 

Pauline Rouard

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