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L’harmonie invisible de fiBraM sur la scène de La Maline
La compagnie rochelaise Chriki’z présente le 24 mai son spectacle fiBraM à La Maline. Les deux chorégraphes Amine Boussa et Jeanne Azoulay nous présentent cette pièce qui reste fidèle à leur ADN : les arts croisés.

Ré à la Hune : FiBraM rassemble sur scène deux danseurs de hiphop, un musicien de oud et une chanteuse soprano. Qu’est-ce qui vous a amené à rassembler ces univers si différents ?
Amine Boussa : Notre compagnie à la base vient de la danse hip-hop mais on aime s’ouvrir à d’autres disciplines pour enrichir notre vision de la danse. Avant fiBraM on avait déjà intégré à nos différentes créations du théâtre et du cirque. Pour fiBraM, c’est de la musique live, et on est allé chercher des univers qui ne se seraient a priori pas rencontrés autrement : le oud, qui vient de la culture arabo-andalouse, et une soprano qui vient de la culture dite de « l’opéra occidental ».
Jeanne Azoulay : « FiBraM », c’est le filament en latin. Dans cette pièce il s’agissait d’essayer de trouver ce lien, cet équilibre qui relie toutes ces entités qui, de prime abord, dissonent. Trouver, tant musicalement que corporellement, une harmonie imprévisible parmi toutes ces différences. Et montrer comment tout peut tenir à un fil. Jérôme Levatois passe du oud électro-acoustique au oud classique. Les deux danseurs ont deux énergies opposées. La voix de la soprano dans tout ça incarne l’imaginaire. On est dans des va-et-vient permanents entre imaginaire et réel.
C’est la première fois que vous travaillez sur de la musique live ?
Jeanne Azoulay : On l’avait déjà fait pour des performances plus courtes et ça faisait très longtemps qu’on rêvait de le faire pour une pièce plus longue car c’est ce qui stimule notre imagination ! Pour fiBraM on a travaillé avec un directeur musical et c’est lui qui nous a proposé ces deux profils : la soprano Alice Duport-Percier et le musicien Jérôme Levatois. La musique a été créée en même temps que la danse. Ça partait souvent d’improvisations, soit d’impro musicales qui faisaient résonner les corps, soit de la danse sur laquelle les musiciens réagissaient. C’est vraiment une création transversale.
Pourquoi ce besoin de croiser les arts ?
Amine Boussa : A l’origine, la culture hip hop est née du frottement des esthétiques. Aujourd’hui encore le hip hop c’est ce mélange, cette mixité. Pour nous c’est un besoin de rester fidèles à cela car c’est ce qui nous a attirées dans cette danse, cette liberté-là de prendre ce qu’on veut et de se l’approprier. C’est indispensable pour nourrir notre créativité.
FiBraM ,» de la Compagnie Chriki’z, à La Maline le 24 mai
à 20h30. Durée : 1 h. Tout public.
Tarifs : de 8 à 16€.
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