Culture

Festival de BD - Saint-Martin-de-Ré

Festival bande dessinée 2016 de l'île de Ré : Une foule dense se pressait sur le port dès le matin, en quête d’une dédicace

Les stars de la Bande Dessinée en chair et en os sur le port de Saint-Martin

Une foule dense se pressait sur le port dès le matin, en quête d’une dédicace
Publié le 17/08/2016

La 6ème édition du festival de BD de l’île de Ré a atteint sa vitesse de croisière dans la qualité et la bonne humeur.

« Un véritable coup de feu »

Le soleil dardait déjà ses rayons quand le salon de la BD Bulles de Ré entamait sa 6ème édition dimanche 7 août sur le port de Saint-Martin. Légèrement moins nombreux que l’année passée, certains amateurs avaient fait plus de 700 km pour se faire dédicacer un album par leur auteur favori, ils affluaient tôt ce matin-là, sans doute pour réserver leur après-midi aux bains de mer, et ce fut « le coup de feu » dès dix heures du matin.

Le marathon des dédicaces

La BD Rahan d’André Chéret, fidèle au festival de la BD de l'île de Ré (St Martin)

La BD Rahan d’André Chéret, fidèle au festival

Avec dix-huit dessinateurs participants, l’édition 2016 est un fameux millésime et ils n’ont eu de cesse, toute la journée, de satisfaire leurs lecteurs, signant leurs BD sans relâche pendant les neuf heures de salon. Les fans furent comblés. « Sur une seule journée, la tâche est un véritable challenge » nous confie Olivier Poirier de l’association Bulles de Ré, les auteurs font le marathon entre leur voyage d’arrivée, la journée de dédicaces et leur retour, dans un emploi du temps surchargé. Sous le parrainage du dessinateur Crisse (Atalante), Bulles de Ré a accueilli cette année Maliki, le dessinateur de mangas français, Jean-Yves Mitton qui publiait déjà dans les années 70, ses bulles dans la revue Strange (Epsilon, Micros etc…), ainsi que le célèbre Rahan alias André Chéret et Stan Silas, Fanny Lesaint, Polpino et son fameux Alban D’Merlu, Fréderic Brémau, Luc Turlan, sans compter les dessinateurs et scénaristes plus proches de nous tel Jacques des Portes et Olivier Jolivet.

Les Bandes Dessinées sont faites pour les enfants

En plein air, les auteurs s’évertuaient à dessiner leurs héros de papier qui allaient être mis, dans la soirée, à la vente aux enchères. Ces dessins originaux, notons 6e, ne sont pas destinés à être édités. Pour la cinquième année, la vente se fait au profit des enfants malades du cancer. Parmi les fans, Juliette, une jeune fille de 18 ans qui a vécu le cauchemar de la maladie quand elle en avait 12, est à l’origine de cette généreuse idée. Le professeur Jean-Marie Piot (Ligue contre le cancer) rappelait combien cette vente est bénéfique pour les jeunes malades. Cette année, c’est le dessin d’André Chéret, propulsant cette fois Rahan dans les eaux vertes de nos pertuis, qui a remporté la plus grosse mise pour 3 200 €. A l’issue de cette vente 2016, 8 290 € ont été versés à la Ligue contre le cancer, merci aux généreux acquéreurs.

Un festival unique et pourtant fragile

Le président de Bulles de Ré, rappelle que ce festival, libre d’accès, fait le plaisir de tous, les amateurs, les vacanciers, les promeneurs mais aussi les professionnels du tourisme qui bénéficient forcément de retombées, et apporte une bonne valeur ajoutée à l’image de l’île. Il ajoute que « le plus dur est de boucler un budget dont la seule et unique source est la vente des albums ».

Espérons que Bulles de Ré verra encore de nombreuses éditions envahir gaiement le port de Saint- Martin de Ré.

Véronique Hugerot

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