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Les sauniers préparent la saison
Au mois de mars les sauniers ont pû se remettre au travail et commencer la remise en état de leurs marais.
Après des semaines et des semaines de pluie, le ciel bleu et le soleil du printemps ont enfin permis aux sauniers de retourner dans leurs marais. Après un hiver sans entretien, il y a, comme à chaque fois, beaucoup de travail. Nettoyer les bassins, déboucher les tuyaux envasés, reconstruire les chemins, débroussailler ou encore contrôler ses outils. De multiples tâches sont à accomplir afin de débuter la saison sereinement.
Le graissage est l’une des missions les plus importantes, et peut-être la plus longue. « Le graissage, c’est le fait d’étaler de la vase pour remodeler les chemins et contrecarrer l’érosion qui se produit naturellement au fil du temps avec le passage des vagues, de la pluie et des animaux », explique Denis Dupré, saunier dans le Fier d’Ars, à Saint- Clément-des-Baleines. « Moi j’ai pas mal de chemins à faire cette année, sur un marais que j’ai repris l’année dernière. Il faut que je les construise intégralement, ce qui est particulièrement long, je dirais trente mètres par jour environ. Mais c’est important de bien le faire dès le départ car ils tiendront mieux dans le temps. Sinon, à la moindre faiblesse, ils s’éroderont plus facilement. »
Charroi de printemps
A la Coopérative des sauniers, un autre travail s’est ajouté cette année : opérer le charroi du sel de 2025 qui n’avait pû être réalisé en septembre faute de place dans les hangars de la Coop. Chacun des cinquante-neuf sauniers producteurs de la Coopérative avait en effet dû garder sur place sa récolte. « Plutôt que de tirer au sort pour savoir qui allait pouvoir rentrer son sel », explique Denis Dupré, en charge du Charroi à la Coopérative, « on avait préféré mutualiser le risque. Tout le monde était resté dehors, et là on rentre tous en même temps ! » Du 30 mars au 3 avril, les trois mille tonnes de gros sel tirées l’an passé ont ainsi pu être récupérées et transportées à Ars-en-Ré.

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