Environnement

Projet éolien Sud Atlantique

Les parcs éoliens marins déplacés plus au large et au sud d’Oléron

Publié le 16/08/2022

La décision du Gouvernement, dont Ré à la Hune a communiqué les grandes lignes sur sa page Facebook dès le 28 juillet, a été publiée vendredi 29 juillet au Journal Officiel.

Mercredi 27 juillet au soir, le ministère de la Transition écologique, qui avait trois mois pour se prononcer sur la poursuite du projet éolien marin et son emplacement, suite au rapport de la Commission Nationale du Débat Public en date du 28 avril 2022, a en effet tranché : les projets de parcs industriels éoliens seront déplacés, plus au sud et plus au large à plus de 35 km des côtes de l’île d’Oléron, hors Parc naturel marin et hors ZSC (Zone Spéciale de Conservation de la Directive Habitat), mais en ZPS (Zone de Protection Spéciale de la Directive Oiseaux) et en partie sur un tracé migratoire intercontinental entre l’Afrique et l’Europe du Nord, l’Amérique du Nord, pour les oiseaux, les chauves-souris et les papillons.

Ce déplacement plus au sud aurait été rendu possible suite à une négociation serrée avec le Ministère des Armées, puisque l’on sait que le choix initial d’une zone au large de la Charente-Maritime était en partie lié au fait qu’un emplacement plus au sud était difficile en raison de l’existence d’une zone d’entraînement militaire en mer.

Deux zones d’implantation

Le Gouvernement a décidé de cibler deux zones d’implantation, situées intégralement en zone économique exclusive française. Pour le premier parc, situé au sein d’une zone de 180 km2, il lancera un dialogue concurrentiel avec l’objectif de désigner le lauréat début 2024 pour une mise en service au début des années 2030. Ce premier parc éolien posé, d’une capacité d’environ 1000 MW, pourra être complété ultérieurement d’un second parc d’au plus 1000 MW. Ce second parc pourra être situé encore plus au large, au sein d’une zone de 250 km2, avec une technologie qui pourra être flottante ou posée en fonction d’études préalables qui démarreront simultanément au premier parc. Au total, ils permettront de produire un volume d’électricité équivalent à la consommation électrique d’un million six cent mille habitants environ, soit plus du double de la population de Charente-Maritime.

Les superficies des zones retenues pour les procédures de mise en concurrence relatives aux deux parcs seront progressivement réduites au cours de ces procédures « dans l’optique de favoriser la préservation de l’environnement et de faciliter la cohabitation des usages ». La direction générale de l’armement du Ministère des Armées, chargée des essais de missiles, mènera des études itératives complémentaires permettant d’évaluer les conditions d’implantation des éoliennes dans les zones retenues. Un poste électrique en mer sera situé au sein de ces zones, en recherchant un positionnement permettant de limiter la longueur du raccordement, qui sera réalisé en technologie courant continu. Il passera par le nord de l’île d’Oléron.

L’intégralité de la parution au
Journal Officiel est à retrouver sur :
https://www.legifrance.gouv.fr/
jorf/id/JORFTEXT000046107652

Nathalie Vauchez

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