- Environnement & Patrimoine
- Nature
- Photoreportage naturaliste
Les Anémones de Mer
L’été approche, et pour les amateurs de pêche à pied, l’heure est venue d’aller à la rencontre des habitants de l’estran rocheux. Si vous vous y promenez à marée basse, vous verrez sans doute, collées aux rochers, ce qui s’apparente à de belles fleurs marines. Mais ce sont bien des animaux : les anémones de mer. Appelées ainsi en raison de leur ressemblance avec la fleur du même nom, les anémones sont en fait des cnidaires (famille des coraux et des méduses) et appartiennent à l’ordre des Actiniarias. Il en existe plus de 1000 espèces mais beaucoup restent à découvrir. On trouve les anémones de mer dans les mers et océans du monde entier (même dans les régions polaires).

Certaines vivent seules tandis que d’autres vivent en colonie plus ou moins importante. On peut observer de grands groupes accrochés aux ports sur l’île de Ré. En remontant vers la Bretagne, on rencontre aussi les anémones bijoux, qui vivent en colonie de plusieurs centaines d’individus, aux couleurs vertes et roses. Une anémone possède un corps mou et gélatineux soutenu par un pied ventouse lui permettant de s’ancrer aux rochers. Elle ne possède pas d’yeux, ni d’oreilles, ni même de cerveau, mais seulement une bouche au centre de son corps entourée de tentacules. En revanche, l’anémone a un sens du touché très sensible et se rétracte à la moindre alerte. Si elle se retrouve hors de l’eau, elle peut survivre tant qu’elle reste mouillée et humide, en attentant que la marée remonte.

Les tentacules sont tapissés de nématocystes. Ceux-ci sont comme des harpons microscopiques qui s’activent lorsqu’ils entrent en contact avec un être vivant. Les tentacules lâchent alors un venin pour paralyser une proie (petit poisson, crevette ou encore krill). Puis cette proie est engloutie dans la bouche de l’anémone.

Cette même bouche lui sert aussi à rejeter ses excréments mais aussi à lâcher ses cellules sexuelles au moment de la reproduction. D’autres anémones peuvent même se reproduire en se divisant en deux, créant alors un nouvel individu : cela s’appelle la scissiparité.

Les anémones de mer sont connues pour vivre en association avec plusieurs autres animaux comme les poissons-clowns (qui sont immunisés contre leur venin). Sur nos côtes, le bernard-l’hermite peut accrocher une anémone à sa coquille, s’offrant ainsi une parfaite protection contre d’éventuels prédateurs.

Brune, rouge ou verte, les couleurs varient en fonction des espèces. Si vous en voyez, ne les touchez pas car elles peuvent piquer (mais ne sont pas mortelles) ! Et surtout, remettez les rochers que vous soulevez en place pour préserver les animaux marins minuscules qui vivent dessous.
Mathieu Latour
Photographe animalier
Administrateur Ré Nature Environnement
mathieu.latour98@gmail.com
Lire aussi
-
Environnement & Patrimoine« En 2026, notre planning de chantiers est rempli à 90 % »
L’AEMA a tenu son assemblée générale, jeudi 25 juin, à Ars-en-Ré. L’association se félicite de terminer l’année 2025 dans le positif et annonce de nouveaux investissements.
-
PatrimoineRivedoux, une commune où il fait bon vivre
Porte d’entrée de l’île, la commune de Rivedoux-Plage occupe la totalité de la pointe de Sablanceaux. Du haut du pont, la vue sur cette langue de terre est superbe. Rivedoux-Plage vous accueille en beauté.
-
Environnement & PatrimoineProtection des eaux côtières : « harmoniser est capital »
Les premières assises nationales de la qualité des eaux côtières étaient organisées à La Rochelle, mardi 23 juin. Les échanges de la journée, entre les professionnels de la conchyliculture, les responsables de labels et les chercheurs ont conduit à la rédaction de l’Appel de La Rochelle.


Je souhaite réagir à cet article