Nature

Biodiversité

Les 100 ans de la LPO : conférence d’Allain Bougrain-Dubourg

Publié le 22/08/2012

100 ans de la LPOLe 9 août dernier, La Flotte recevait Allain Bougrain-Dubourg pour une conférence à l’occasion du centenaire de la LPO. L’objectif était d’évoquer un sujet essentiel à l’avenir de l’homme : la biodiversité, en prenant comme exemple principal, un des indicateurs de son « état de santé », l’oiseau.

Après avoir introduit le concept, Allain Bougrain-Dubourg fit état d’un terrible constat : les un million neuf cent mille espèces recensées à ce jour se portent mal. En effet, actuellement, dix-sept mille espèces sur les quarante-sept mille sept cents prises comme référence sont en déclin.

Le conférencier continua en énumérant plusieurs causes à ce fait, comme la pratique du XIXème siècle qui consistait à « ramener les vivants », l’industrie de la plumasserie des années trente, la déforestation, l’artificialisation du territoire, certaines traditions comme la capture des ortolans dans les Landes, ainsi que le dérèglement climatique.

Quant aux conséquences générales, elles sont beaucoup plus importantes qu’il n’y paraît. Si l’on regarde les services rendus par la nature, à travers une approche économique, on constate qu’ils représentent 40 % de l’économie mondiale, et que ces 40 % sont en déclin de 60 %. Il termina son exposé par une brève histoire de la protection environnementale, avant de laisser la parole à son confrère Dominique Chevillon, qui évoqua le cas particulier de l’Île de Ré.

L’Île de Ré, un laboratoire de la biodiversité

Il est coutume de dire que l’Île de Ré, et plus généralement la Charente-Maritime, est une région à très forte productivité biologique. Dominique Chevillon énuméra les raisons de ce constat. D’abord, la situation géographique, à mi-distance entre le nord et le sud de l’hémisphère nord. Ce statut de lisière lui permet d’accueillir des espèces de ces deux régions. Mais il faut également évoquer la diversités des biotopes en présence ; ainsi que l’apport important de nutriments des différents fleuves côtiers.

L’état s’intéresse d’ailleurs particulièrement à cette région pour la création d’un parc marin.

Lolita Prieur

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires