Culture

Création artistique

Le pari d’un spectacle champêtre réussi !

Harald des Vergers de Sainte-Marie au violoncelle
Publié le 09/05/2022

Cela a été une belle aventure humaine et un franc succès pour la création « in situ » de Contempo’Ré Danse dans le cadre du Mois de l’Environnement.

Après avoir passé plusieurs jours en résidence de création artistique « in situ » sur les terres agricoles de l’EARL Dorin et des Vergers de Sainte-Marie, l’association Contempo’Ré Danse, accompagnée de Marine de Missolz, comédienne professionnelle, nous a proposé un spectacle fort en émotion, touchant et drôle, sincère et enjoué. Un spectacle pour expliquer et faire ressentir par des mouvements dansés et des textes la relation indispensable de la nature et la biodiversité pour travailler en agriculture raisonnée.

Récit en images et témoignages à la fin du spectacle

Anne-Laure Nivet, chorégraphe : « Quand nous avons interrogé les agriculteurs au début du processus de création, il y a eu des questions d’enfants très touchantes et quand j’ai vu le groupe se former les premiers jours, j’ai compris que le projet serait intéressant. Le bilan est positif, J’ai trouvé que les danseurs étaient vraiment dedans, j’ai eu l’impression que le public appréciait et ne s’ennuyait pas et en plus les agriculteurs viennent de me dire qu’ils sont très contents du travail. » Céleste, danseuse de 9 ans : « On est allé voir des agriculteurs et on a répété le spectacle, j’ai aimé danser avec Anne-Laure. »

Camille, danseuse de 9 ans : « J’ai tout aimé, surtout la danse chez Adèle et Julien Doré, car c’est la première fois que je danse avec la nature ». Mali, danseuse de 10 ans : « Trop bonne semaine, c’était cool de découvrir comment travaillent les agriculteurs. J’ai adoré le spectacle, c’est agréable de danser en groupe dans la nature. »

Alix, écogarde au pôle environnement et développement durable de la Communauté de Communes : « J’ai découvert le spectacle aujourd’hui, je suis émue, j’ai trouvé ça tellement beau, tellement juste. Ça m’a pris en plein cœur, ces mouvements, ces enfants, la joie, l’amour de la nature…

J’avais l’impression que les enfants s’étaient transformés en petites abeilles, en hérissons, en rayons de soleil… C’était sublime. »

Manuella, danseuse adulte : « Ce qui m’a peinture – sculpture le plus marqué, c’est la rencontre il y a dix jours, j’ai été particulièrement touchée par le témoignage d’Harald, ça m’émeut encore d’ailleurs, qui parlait de manière très touchante du fait qu’il a perdu toute sa récolte en une heure de gel. Ce récit a été repris par Marine mot à mot, il a touché beaucoup de gens aujourd’hui. C’était très émouvant de danser autour de ses arbres, de faire attention aux fleurs, à ses terres qui sont précieuses pour lui et pour nous tous. Je trouve ça intéressant de lier l’art et la nature. »

Tanguy, danseur adulte : « Ce qui va me marquer le plus, c’est le collectif mais c’est aussi la première fois que je fais de la danse, c’est une révélation très récente. C’est plus facile de danser dans une salle qu’à l’extérieur ou il faut donner beaucoup plus avec d’autre type de repères. Le spectacle s’est modifié tout au long de la semaine, on s’est adaptée en permanence aux idées des uns des autres. »

Marine, comédienne : « Le travail d’équipe était parfait dans un groupe super hétérogène au niveau des âges et des sexes. On a vécu une aventure humaine très riche. Je trouve que pour cinq jours de boulot, notre création tient la route, le défi est relevé. J’étais invitée comme comédienne par Anne-Laure pour ajouter des mots et du texte à la chorégraphie à partir du témoignage des agriculteurs qui nous raconté leur quotidien. J’ai écrit les textes de manière très différentes. Pour Harald, j’ai utilisé la première personne car il y avait une approche très poétique de la nature dans son métier. Pour Julien Dorin, c’est sa passion pour la pomme de terre qui m’a guidée. Après il y a aussi les enfants qui ont écrit des poèmes à partir de ce qu’ils avaient retenu des témoignages. »

Chut… écoutez la terre !

 

Propos recueillis par Jonathan Odet

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