Aide et humanitaire

Hélicoptères de secours

hélidoptère dauphin en opération de sécurité

Le Dauphin vole dans le ciel rétais

Le Dauphin en opération avec la SNSM
Publié le 19/05/2014

Tous les Rétais reconnaissent le bruit caractéristique des hélicoptères, souvent même avant de lever la tête pour les voir survoler l’île de Ré. Ils sont plusieurs à nous être familiers dans le ciel rétais. Moyens de secours efficaces et de liaisons rapides, ils furent, avant le pont, et sont en période de pointe, des acteurs essentiels de la sécurité des Rétais. Ré à la Hune a rendu visite à l’un d’entre eux, à sa base opérationnelle, au coeur de son détachement.

Le Dauphin est l’hélicoptère gris et orange que vous voyez, utilisé par la marine nationale pour diverses missions. Le Dauphin SA 365 N de la société Eurocopter / Airbus hélico est un hélicoptère biturbine, 4 pales, polyvalent, conçu par la société française Sud Aviation pour succéder au légendaire Alouette III, avec des développements civils et militaires. Rapide, avec une vitesse maxi de 296 km/h, une distance franchissable de 897 km, il est économique, performant pour les secours maritimes et terrestres. Sorti en 1972, il porte bien ses 40 ans et les équipages rencontrés apprécient cette machine fiable, bien équipée.

Le détachement de service public de la marine nationale 35 F

La flottille 35 F est implantée sur la base aéronavale d’Hyères, dans le Var. Le détachement arriva le 1er janvier 1994 sur la base aéronavale de Rochefort et fut transféré en 1997 sur le site qu’il occupe à l’aéroport de Laleu – La Rochelle – Ré. Sous l’autorité du lieutenant de vaisseau Vincent Victoire, chef de détachement, et du lieutenant de vaisseau Sylvain Baise, qui lui succédera dans quelques mois, deux équipes de six militaires assurent une alerte permanente alternativement, avec deux semaines d’alerte et deux semaines de récupération. Les marins volontaires sont affectés au détachement pour une période de deux à quatre ans. Chaque équipage est constitué de deux pilotes, un mécanicien de bord treuilliste, un plongeur et selon la mission : embarquement d’un médecin militaire ou du SAMU. La place est comptée à bord car l’espace réservé est réduit.

Les missions

Avec une moyenne de 100 missions annuelles, le rythme d’intervention est soutenu et l’improvisation n’a pas sa place dans l’organisation bien rôdée. Les vols d’entraînement permettent à l’équipage de coordonner ses actions avec celles d’autres intervenants comme la SNSM, des chalutiers partenaires, le Lycée Maritime… et chacun a un rôle précis. « Les interventions sont ordonnées par la Préfecture Maritime de Brest et l’autorité opérationnelle est le CROSS d’Étel dans le Morbihan. La zone couverte par le détachement 35 F va de la frontière espagnole au golf du Morbihan » explique le lieutenant de vaisseau Sylvain Baise, qui supervise ce matin-là un traitement anticorrosion appliqué au Dauphin par son équipage. La maintenance est primordiale et l’appareil est magnifiquement entretenu après 35 ans de service, prêt à décoller dans les 15 à 20 minutes de jour (la loi fixe le délai maximum de décollage à 1h entre 8h et 18h) et dans les 40 minutes de nuit (la loi : 2h) et cela pratiquement par tous les temps. « Sachant que pour embrayer le rotor, il faut moins de 50 noeuds de vent. On s’abrite alors derrière le hangar dans les conditions extrêmes. Nos missions portent sur le secours marin et les recherches en mer, l’évacuation médicalisée ou sanitaire, la surveillance des pêches et le trafic maritime (police en mer), la lutte contre la pollution par des signalements de traces, voire des procès-verbaux, et puis de l’assistance technique avec le transport de matériels utiles au sauvetage tels une moto-pompe, etc. » précise le lieutenant de vaisseau Sylvain Baise.

Un état d’esprit

35 personnes ont été secourues en 2013. Le détachement affiche un palmarès remarquable depuis sa création. Les marins sont des hommes de devoir et tout est organisé au détachement pour que chacun soit efficace, sans appréhension particulière, mais avec une concentration évidente sur les gestes professionnels et les procédures strictes.

Et comme les missions ne sont pas sans risques, les moments de convivialité sont appréciés par le détachement pour renforcer la cohésion d’un groupe soudé, chaleureux et passionné.

 

 À suivre dans Ré à la Hune : l’hélicoptère de la sécurité civile.

Michel Lardeux

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