Le Bois-Plage : cartes sur table et dépôt de plainte
D’une polémique à des tracts d’un goût douteux, pas de trêve des confiseurs pour un dossier devenu très politique.
Sans surprise, le Conseil municipal boitais du 8 décembre* a été agité par la polémique née en novembre de l’utilisation d’un logement communal (également logement d’urgence) par le DGS de la commune à l’occasion de son mariage au mois de septembre.
Ajustements de règlements
Inscrite à l’ordre du jour, la mise en place de deux règlements pour le logement objet du scandale, « pour plus de clarté juridique », souligne M. le Maire. Deux règlements entraînant un double vote pour une double fonction : logement d’urgence mais aussi logement « pouvant accueillir des agents communaux dans le cadre de leur fonction ».
Houleux et fertiles en réflexions acerbes, les débats ont permis de crever l’abcès et ont donné au Maire comme à l’opposition l’occasion de s’exprimer. Chapitre clos pouvait-on penser au regard d’une seconde partie de réunion plus apaisée. Erreur.
Affichage et tract calomnieux
Une semaine plus tard, des tracts fleurissent en plein centre du Bois- Plage autour du marché, mais aussi à La Flotte et jusqu’à Saint-Martin. Leur objet ? Dénoncer encore, l’utilisation du fameux logement communal mais aussi sous-entendre d’autres avantages accordés, sans oublier de mentionner les noms et qualités du DGS boitais et de son épouse (également DGS mais de La Flotte).
Dans un esprit pamphlet digne de l’Ancien Régime (mais bien moins qualitatif sur le plan littéraire), l’objectif de ce tract/affiche est limpide : entretenir une polémique qui ressemble fort à une démarche de déstabilisation politique.
Pour le Maire du Bois-Plage, Gérard Juin, mais aussi celui de La Flotte, Jean-Paul Héraudeau, la coupe est pleine. Les deux élus décident de déposer plainte. Interrogé, Gérard Juin explique ne pas pouvoir s’exprimer, « le dossier étant désormais dans les mains du Procureur de la République, décisionnaire sur les suites à lui donner ».
Il ne s’agit pas en ces lignes de ramener sur le devant de la scène une histoire de bout en bout regrettable mais plutôt de s’interroger. Un corbeau pour M. Corbeau… la coïncidence est ironique mais est-il bien digne de s’en prendre nommément à des personnes et d’oeuvrer ainsi, courageusement masqué ? Et surtout, est-ce là, en tant que citoyens, ce que nous voulons comme arguments de débat politique pour juger (ou pas) de la qualité de travail de nos élus ? Amis lecteurs, le risque de notre métier, c’est que nous signons nos articles…
*Lire notre article complet publié
le 14 décembre 2022 sur notre site :
www.realahune.fr/le-bois-plage-gerard-juinmet-
cartes-sur-table/
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