Environnement

ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DES SITES DE LOIX

L’APSL se positionne contre le projet de parcs éoliens off-shore

Le projet comporte « une grappe » de parcs éoliens qui vont s’étaler tout le long des côtes oléronaises, rétaises et vendéennes jusqu’aux Sables d’Olonne.
Publié le 14/12/2021

L’APSL s’est interrogée sur les conséquences de l’implantation d’un parc éolien au large de nos côtes. A la suite de la réunion de son conseil d’administration, l’association a adressé un document à la commission particulière du débat public.

Le texte a été diffusé auprès de tous les adhérents. Dans un premier temps, l’association a expliqué pourquoi elle se sentait concernée. Elle a rappelé ses objectifs, notamment la protection de l’environnement et de la biodiversité. Il s’avère que les cartes com- muniquées précisent que la zone « Natura 2000 » intègre bien le Fier d’Ars et la fosse de Loix, autant de lieux privilégiés pour la reproduc- tion, l’hivernage ou encore l’escale d’oiseaux d’eau.

Au-delà de toutes ces interrogations d’ordre environnemental, l’APSL s’inquiète des enjeux paysagers, ainsi que des nuisances causées lors de la construction, de l’exploita- tion et du recyclage qui pourraient bien, directement ou indirectement, impacter le « bien vivre » à Loix. Les responsables de l’association n’hésitent pas à faire part de leur crainte concernant les conséquences sur l’estran, les marais, les vasières, sur les ressources ostréicoles, ainsi que sur la pêche. Il s’agit de prendreen considération tous les risques de pollution liés aux différents travaux et transports de matériaux.

C’est en fonction de tous ces critères que l’APSL tenait à se positionner face à ce projet.

Concilier la défense de la planète et des écosystèmes

locaux Dans le cadre de lalutte contre le réchauffement climatique, le projet éolien marin peut constituer une alternative plausible aux énergies fossiles, au même titre que les autres énergies non carbonées, seulement, l’APSL affirme que « ce qui est bon pour la planète peut s’avérer néfaste pour la préservation des écosystèmes locaux ». Il faut donc penser « global et local ». La zone d’implantation prévisionnelle recouvre des aires marines protégées, les enjeux sont, donc, considérables.

Selon les responsables de l’association, l’Etat semble bien avoir une position paradoxale. Il a participé à l’élaboration des Directives Oiseaux & Habitat et a décidé la création de zones à protéger. Or, d’un autre côté, il propose un projet indus- triel de grande ampleur qui risque d’avoir un certain nombre d’effets sur l’environnement.

L’APSL s’inquiète du fait que les études environnementales ne seront exécutées qu’à partir du moment où la décision de mise en place du projet sera entérinée.

Au nom de son association, le pré- sident conclut : « Les informations transmises dans le dossier du débat public ne répondant pas aux critères fixés par le Code de l’Environnement pour déroger à la protection d’espèces protégées, l’APSL ne peut être qu’opposée à toute implantation d’éoliennes en zone Natura 2000 ou dans le Parc Naturel Marin ». Pierre Boulanger appelle les adhérents et sympathisants à apporter leurs contributions personnelles, argumentées, sur ce délicat sujet.

Jacques Buisson

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires