Environnement

Association de protection des sites de Loix

L’APSL favorable à un solaire précisément réglementé

Exemple de panneaux en surimposition.
Publié le 30/08/2023

A Loix, la salle des fêtes était comble, lundi 7 août, lors de l’assemblée générale de l’APSL. Les questions de mobilité au sein du village, les problèmes posés par l’énergie solaire, ont fait partie des principaux thèmes traités.

Après l’adoption, à l’unanimité, du rapport moral et du rapport financier, le président Pierre Boulanger a abordé les sujets qui sont au coeur des préoccupations de l’Association de la Protection des Sites de Loix. Il a, tout d’abord, annoncé le nombre d’adhérents pour 2022, qui s’élève à 259. Il a bien précisé que celui-ci devrait encore évoluer en 2023. Il a rappelé que son association assistait, régulièrement, aux réunions du conseil municipal ainsi qu’à celles du conseil communautaire. Au cours de l’année passée, on compte trois entretiens avec la mairie de Loix, neuf avec la CdC et trois rencontres avec le Département.

Des questions d’actualité qui concernent le village et l’île

Le problème des pistes cyclables a été abordé, photos sur écran, à l’appui : la sécurisation de la traversée de la route du Feneau, le prolongement de la piste du sel, la liaison entre la Tonille et le Grouin font partie des préoccupations.

D’autre part, l’APSL a longuement travaillé sur le dossier « Énergie solaire ». Elle est tout à fait favorable à son utilisation, à condition que les projets ne portent pas atteinte à l’environnement. A ce sujet, une consultation publique s’est déroulée du 10 juillet au 11 août. A la fin du mois de mars dernier, le Conseil communautaire a envisagé de supprimer l’obligation d’encastrement des panneaux solaires dans l’épaisseur des toitures. L’association loidaise informe qu’elle préconise une réglementation plus précise concernant les installations en surimposition, en vue de limiter les nuisances visuelles.

Par ailleurs, la Communauté de Communes a identifié d’anciennes friches comme sites susceptibles de recevoir des parcs voltaïques. L’APSL se déclare favorable à ce type de conversion en zones de production d’énergie verte.

Les responsables de l’association soulignent que le solaire a une empreinte carbone dix fois moindre que celle des centrales à gaz et vingt fois moindre que celle des centrales à charbon, mais de cinq à dix fois supérieure au nucléaire et à l’éolien…

Un village où il fait bon vivre

Comme tous les ans, Lionel Quillet, maire de Loix, a répondu à l’invitation de l’APSL. Ce dernier a insisté sur la qualité de vie qui règne dans la commune. Il est revenu sur l’initiative de construire une « maison de partage »*. Il s’est félicité de la mise en place d’un village piéton durant la période estivale. Il faut limiter l’utilisation de la voiture, la demeure la plus éloignée du centre-bourg se situe à un peu moins de 600 mètres… Il continue de se prononcer contre l’extension du stationnement payant, il y a un débat au sein du conseil municipal. Il n’est pas question non plus d’envisager une extension en zone naturelle. Il est, également, intervenu sur le projet de réaménagement de la place du marché, ainsi que de la halle. Les élus restent très sensibles aux problèmes posés par la fréquentation des pistes cyclables.

A propos de l’énergie solaire, Lionel Quillet a précisé que le texte soumis à la consultation serait amendé pour inclure des contraintes à l’autorisation des poses de panneaux. Pour finir, concernant le passage du pont, le maire de Loix et président de la Communauté de Communes, estime que le débat ouvert par les élus départementaux sur l’évolution de la tarification est contre-productif.

*Lire notre article paru dans Ré à la Hune N° 263 ou via le lien : www.realahune. fr/maison-en-partage-a-loix-solidaire-etoriginale

Jacques Buisson

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