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- Inventaire de la population d'anguilles sur l'île de Ré
L’anguille. Une espèce gravement menacée.
Il y a deux ans, le 11 octobre 2012, un CTMA (Contrat Territorial volet Milieux Aquatiques) était signé par l’Agence de l’eau Loire/Bretagne, le Conservatoire du Littoral et la Communauté de Communes de l’île de Ré. Il s’agissait par là de satisfaire aux objectifs de gestion et de protection des eaux fixés au niveau européen.
« Ce contrat », a rappelé Sylvie Dubois, directrice de l’Environnement à la CdC, « d’un budget global de 2,5 millions d’euros sur 5 ans a pour but de développer une approche globale et cohérente sur la gestion des zones humides (préservation, restauration, entretien), d’engager une action concertée avec l’ensemble des partenaires concernés, et d’assurer le fonctionnement correct et le maintien des zones humides ».
Ainsi, le CTMA rétais prévoit plusieurs types d’actions, à savoir, la gestion des espèces végétales invasives, la réfection des marais et la stabilisation des berges des chenaux, la restauration des ouvrages et des réseaux hydrauliques, la mise en place d’actions favorisant le développement des populations d’anguilles. L’anguille étant aujourd’hui une espèce gravement menacée.

À ce titre, et concernant ce dernier point, les services de la CdC (services techniques et environnement) se sont associés au CREAA (Centre Régional d’Expérimentation et d’Application Aquacole) pour procéder à l’inventaire de la population d’anguilles sur l’île de Ré selon une méthode déjà expérimentée dans les fosses à poissons des marais de la Seudre.
Dresser l’état initial des marais rétais
Ainsi, durant la semaine du 22 au 26 septembre, les écogardes, les personnels du service Environnement de la CdC, Erick Broussard (chef du service départemental de l’ONEMA – Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques) et Pierre-Jean Alem (adjoint technique environnement à l’ONEMA), ont dressé un état initial des populations d’anguilles avant travaux, dans 15 bassins appartenant au Conservatoire du Littoral.
Dans le but de piéger un maximum d’anguilles présentes dans les dits bassins, des verveux (engins de pêche) sont positionnés dans chaque bassin durant une nuit (1 verveux pour 4 000 m²) et relevés le lendemain matin. Lors de cette « pêche », les écogardes en profitent pour relever la température et le taux d’oxygénation de l’eau, mesurer la salinité de l’eau et indiquer les hauteurs d’eau et de vase.
Ensuite, une fois endormies après passage dans un bain d’eugénol, les écogardes comptent et pèsent les anguilles prélevées, mesurent la taille des yeux et des nageoires, et constatent leur état de santé ; tout ceci afin de déterminer leur stade de développement. Une fois réveillées, les anguilles sont alors remises dans les bassins.
Toutes les fiches ainsi renseignées, bassin par bassin, sont transmises au CREAA pour y être analysées et comparées par rapport à d’autres territoires.
Au printemps 2015, après travaux (pose d’ouvrages dans les bassins), un protocole de suivi de la population d’anguilles dans l’île de Ré sera alors mis en place.
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