Nature

Plante invasive

Un chantier test ouvert à Rivedoux

L’ailante, une essence à oublier

Un chantier test ouvert à Rivedoux
Publié le 12/12/2012

Dans le cadre du CRE-ZB (Contrat de Restauration et d’Entretien des Zones Boisées) la Communauté de Communes de l’île de Ré, en partenariat avec la commune de Rivedoux-Plage, a mené avec l’aide de bénévoles une action d’arrachage de l’ailante (espèce végétale invasive plus connue sous le nom de Vernis du Japon) sur une zone test bien délimitée de 1100 m² appartenant au Conservatoire du Littoral située aux Conches, à proximité de la ferme du Défend.

L’ailante présente sur plus de 15 hectares

« Dans le pré-inventaire réalisé par les écogardes » rappelle le Président de la CdC Lionel Quillet, « on signale la présence de l’ailante sur une quinzaine d’hectare. Une essence qui est hélas toujours proposée à la vente dans les jardineries et qui possède cette qualité, à savoir que plus on la coupe, plus elle drageonne. D’où son qualificatif de plante invasive. La lutte contre l’ailante fait donc partie au même titre que la lutte contre les lapins de notre politique environnementale et figure donc dans le budget global du CRE-ZB qui, pour l’année 2013, s’élèvera à 500 000 € ».

D’abord les méthodes douces

Une plante nuisible

Une essence colonisatrice, l’ailante

Pour Philippe Sabarthez, écogarde, « les pelouses calcaires très bien représentées dans l’île de Ré sont un milieu favorable à la croissance et à la prolifération de l’ailante. Aujourd’hui, ce qui nous manque encore, c’est une bonne connaissance de la plante. Sur cette zone test, nous avons décidé de privilégier les méthodes douces plutôt que l’utilisation immédiate de produits phytosanitaires qui risqueraient de polluer le sol et qui s’avèreraient inefficaces à cette période de l’année, d’où le choix de l’arrachage. Un arrachage qu’il faudra renouveler au printemps avec si besoin est l’emploi de certains produits ».

Quand on arrache, on replante

Parallèlement aux actions sur le terrain qui vont se multiplier dans l’île avec des méthodes de lutte différentiées et combinées, la CdC va lancer dès janvier 2013 une campagne de sensibilisation à destination des professionnels pour les inciter à ne plus vendre d’ailante, mais également envers le grand public qui souhaiterait se débarrasser des ailantes qu’il a peut-être chez lui en lui proposant des essences locales de substitution (la nature ayant horreur du vide) comme le charme ou bien encore le frêne.

Fin 2013, la CdC prévoit également la publication d’un fascicule technique et pédagogique sur l’ensemble des plantes qualifiées d’invasives dans l’île et sur les essences de substitution.

Jean-Pierre Pichot

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Vos réactions

  • fanny
    Publié le 23 septembre 2018

    Concernant l’ailante, je me trouve moi-même en situation désagréable. Un lotissement a été construit près de chez moi, mon voisin mitoyen a laissé pousser un ailante qui en grandissant s’est collé contre mon mur de clôture et son mur de clôture avec une parcelle en friche actuellement. L’arbre a été abattu l’année dernière. Depuis un ailante a poussé de l’autre côté de mon mur, c’est à dire chez moi, puis d’autres pousses sont sorties de terre envahissant mon jardin. Je ne sais pas comment faire, vu que cet arbre a un système radiculaire très développé. L’ailante est aussi mauvais car il empêche la pousse d’autres espèces. L’ailante est vraiment à éradiquer. Et moi, que puis je faire? De plus, des pousses ressortent du mur.

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    • Liberald
      Publié le 18 novembre 2018

      Eh bien, il fallait cercler l’arbre, c’est-à-dire l’écorcer aux 4/5e de sa circonférence, pour l’affaiblir progressivement (3/4 ans). Sinon, traiter la souche, à l’automne de préférence. Percer des trous verticalement dans l’aubier avec un peu d’herbicide (que vous savez). Au pire, badigeonner les feuilles, mais c’est déconseillé et peu efficace. Arracher les jeunes plants en ayant soin d’enlever le bulbe souterrain. Surtout ne pas laisser l’arbre devenir semencier (il commence à fleurir au bout de 7/8 ans). Vous en prenez pour des années. Un espoir : l’Europe pourrait l’inscrire sur sa liste des EEE (Espèces Exotiques Envahissantes), mais elle hésite à cause du coût. Faites pression sur M. de Rugy, écrivez-lui ! Il sera enfin possible d’intervenir auprès des propriétaires négligents.