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L’ACNIR, une association « apolitique et non partisane »

© Aurélie Cornec - « J’incite tous les membres de l’association à consulter les radioscopies, même si ces documents peuvent paraître rébarbatifs… », soulève Loïc Bahuet
Publié le 19/08/2021

L’Association des Contribuables du Nord de l’île de Ré tenait son assemblée générale le 10 août dernier à Saint-Clément-des-Baleines. Cette année encore, le travail de l’association a permis de mieux comprendre l’utilisation de l’argent public. Des études à venir seront consacrées au Pont et à l’écotaxe

Avant de dérouler l’ordre du jour, Loïc Bahuet, le président de l’ACNIR, a tenu à rappeler les principes fondamentaux de l’association (lire notre encadré) et son caractère « apolitique et non partisan ». « Notre liberté de dialogue n’a pas à être remise en cause, tout comme notre indépendance vis-àvis des calendriers extérieurs comme les élections, quoi qu’en pensent ou qu’en disent certains », a-t-il soulevé. Autre point concernant l’association en elle-même : une révision de ses statuts sera proposée en 2022, dans le but notamment d’organiser le travail et les réunions en cas de crise sanitaire.

Le président a ensuite présenté les travaux et les études de l’année écoulée à propos des finances des cinq communes du Nord de l’île et de la Communauté de communes de l’île de Ré. Ces « Radioscopies » (que nous vous présentions dans le numéro 228 de Ré à la Hune et sur realahune.fr, NDLR), sont à retrouver en intégralité sur le site internet de l’ACNIR*. Ces documents très riches d’enseignement sont mis à jour annuellement et font l’objet de questions aux élus, qui restent pour le moment sans réponse. « Aucune de nos questions n’a encore fait l’objet de réponse de la part des maires et du Président de la CdC, ce qui est normal en période estivale », explique le président de l’ACNIR.

Le point sur le Pont

Deux nouvelles études vont bientôt être réalisées par l’association. Tout d’abord, « une radioscopie concernant le Pont de l’île de Ré entre 2009 et 2020 ainsi que les prévisions 2021 », indique Loïc Bahuet. Cette étude sera menée auprès du Département de la Charente-Maritime et publiée d’ici la fin du troisième trimestre 2021. Une deuxième étude va être menée concernant le Pont et s’intéressera à l’écotaxe, sur la même période. « Nous souhaitons faire cette étude sur les dix communes de l’île de Ré. Cela va s’avérer donc un peu plus long que la première car une telle étude demande des investigations plus importantes », complète-t-il.

Une association ouverte à tous

L’ACNIR compte à ce jour 89 adhérents, dont 73 à jour de cotisation, « c’est peu ! », a commenté l’un des adhérents présents. « En effet… Je rappelle d’ailleurs que notre association est ouverte à tous, y compris aux résidents du sud de l’île, qui peuvent nous rejoindre en tant que sympathisans », souligne Loïc Bahuet. « Nous allons développer notre communication sur les réseaux sociaux et envisageons également de mettre en place un fil d’actualité sur notre site internet, qui viendra compléter les informations envoyées par courrier aux adhérents », ajoute-t-il.

* Les radioscopies, accompagnées de questions posées aux maires et au Président de la CdC, ainsi que l’ensemble des études menées par l’association, sont à retrouver sur www.adc-nordiledere.com.

Le droit de demander des comptes

En vertu des principes fondamentaux résultant des articles 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 :

– article 14 : « Tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou leurs représentants la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée »,

– article 15 : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ».

L’association a pour objet :

– de regrouper les contribuables des cinq communes du Nord de l’île de Ré qui souhaitent défendre collectivement leurs intérêts individuels communs, en encourageant une bonne gestion de la commune et en veillant à ce que cette gestion soit conduite par la municipalité dans le respect de la légalité et dans un esprit d’économie […],

– éventuellement de s’opposer par tous moyens de droit, y compris par voie de recours, à toute décision ou dépense qui ne serait pas conforme aux objectifs ci-dessus,

– et plus généralement d’intervenir, le cas échéant, dans toute action susceptible d’avoir des incidences directes ou indirectes sur les finances locales et par voie de conséquence sur l’imposition des contribuables de la commune, quel que soit le niveau d’origine, national, régional, départemental, cantonal, organismes de coopération intercommunale ou commune.

Aurélie Cornec

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