Environnement

Association Ré-Avenir

La transition énergétique sur l’île de Ré au coeur des débats entre élus et Rétais

La transition énergétique sur l’île de Ré en débat : cela ne semble pas simple...
Publié le 15/05/2019
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Constituée en février par un groupe de Rétais engagés, l’association Ré-Avenir organisait le 23 avril au Bois-Plage-en-Ré une réunion/débat, en présence de plusieurs élus, sur le thème de « La transition énergétique sur et pour l’île de Ré : échangeons maintenant avec nos élus ».

Un peu plus de quatre-vingts personnes étaient présentes pour cette nouvelle réunion qui faisait suite à celles organisées à Sainte-Marie de Ré le 30 octobre 2018 sous le parrainage du CESIR et à Rivedoux le 18 février dernier dans le cadre du Grand Débat National.

Plusieurs élus rétais ont également répondu présents pour débattre avec les participants de ce sujet crucial pour l’avenir de l’île : Lionel Quillet, président de la Communauté de Communes de l’île de Ré, Jean-Pierre Gaillard, maire du Bois-Plage, Gisèle Vergnon, maire de Sainte-Marie-de-Ré, Patrice Déchelette, maire de Saint-Martin-de-Ré ainsi que Patrice Salez, conseiller délégué gestion des espaces naturels et agricoles à la mairie de La Flotte.

L’objectif de ce nouveau rendez-vous, tel que présenté par les représentants de l’association Ré Avenir en prologue de la séance, était donc de mobiliser les Rétais ainsi que de sensibiliser les élus sur les enjeux relatifs à la transition écologique de notre territoire dans l’optique du vote prochain du nouveau plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI).

Fil conducteur de la réunion : les préconisations remises par Ré Avenir et le Conseil économique et sociale de l’île de Ré (CESIR) en décembre à la CDC (fruit d’un travail concerté mené depuis le mois d’avril). Ce document regroupe un certain nombre de dispositions et de moyens pour engager l’île de Ré dans la transition énergétique : moindre consommation d’énergie, meilleure efficacité énergétique et recours aux énergies renouvelables afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique.

Outre le mérite d’avoir réuni plusieurs élus prêts à débattre avec les citoyens de ces questions épineuses, cette réunion a permis d’avancer sur plusieurs points. Au sujet des énergies renouvelables, si Lionel Quillet se montre opposé au développement de l’éolien sur l’île de Ré, le PLUI devrait prévoir des ouvertures relatives à la pose d’installations solaires privatives sous certaines conditions. Plusieurs freins sont évoqués par le président pour un développement plus élargi du solaire : des technologies en constante évolution, la difficulté d’obtenir l’accord indispensable de l’Architecte des bâtiments de France (ABF) ainsi que les règles de protection strictes érigées dans la Loi Littoral.

La réunion a également permis d’acter le recrutement pour septembre d’un chargé de mission « développement durable » au sein de la CdC pour coordonner ces questions sur le territoire rétais. Enfin, les participants se sont engagés à avancer vers un contrat de labellisation, dont le cadre reste à définir, en faisant en préalable un état des lieux précis de la situation afin de se doter d’objectifs quantitatifs et de fixer des échéances.

Malgré ces avancées, de nombreux participants regrettent que, face à l’urgence de la situation et les risques avérés pour notre île que présagent les évolutions climatiques actuelles, cette transition énergétique ne se fasse pas plus rapidement. Avec son ensoleillement, les vents qui la traversent, la houle et les marées, ce ne sont pourtant pas les atouts qui manquent à notre territoire en la matière. Énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, géothermie), économies d’énergies (isolation d’habitats, éclairage public…), mobilité (covoiturage, flotte de véhicules communaux) : autant de sujets où des progrès considérables restent encore à faire !

Margaux Segré

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