Culture

Inauguration

La nouvelle vie de La Maline

© Nathalie Vauchez - Un grand moment pour les élus de l’île de Ré, entourés de la Présidente du Département, du Député et du représentant de la Région.
Publié le 05/04/2022

La nouvelle Maline avec ses deux salles de spectacle et de cinéma, ultra modernes et équipées à la pointe, a été inaugurée le 24 mars après-midi, dans une ambiance joyeuse, sous un soleil printanier.

Lionel Quillet, Président de La CdC et Paul Neveur, ancien Maire de La Couarde, qui fut lui aussi président de la CdC et le grand initiateur de la 1re Maline, n’ont pas boudé leur plaisir, tout comme Patrick Rayton, actuel Maire de La Couarde, commune d’implantation historique de l’équipement culturel et presque tous les Maires actuels de l’île de Ré, ainsi que d’anciens Maires.

La présidente du Département, Sylvie Marcilly et les deux conseillers départementaux de l’île de Ré, Patrice Raffarin et Véronique Richez-Lerouge, le Député, Olivier Falorni, le représentant du Président de Région, Jean-François Plez, ont répondu présents.

Sylvie Marcilly, Patrick Rayton et Paul Neveur, tout sourire, écoutent Lionel Quillet.

La Maline, fondement et symbole de l’intercommunalité

Patrick Rayton a rappelé qu’avant d’être intercommunale, La Maline avait été communale et représentait un symbole fort de l’intercommunalité, ne manquant pas de souligner qu’elle émanait de la vision de son prédécesseur, Paul Neveur, qui s’était battu pour l’implanter à La Couarde. « Le bébé a bien grandi, la CdC a prêté une oreille attentive aux difficultés de la Commune pour assumer seule cet espace. Une vision partagée par l’ensemble des délégués communautaires qui ont voté à l’unanimité pour la gestion directe de La Maline par la CdC. Pierre Soler a joué un rôle clé, avec une programmation qui a fait de la salle un lieu culturel reconnu au-delà du Pont. Après 30 ans de fonctionnement, il était nécessaire de la moderniser et d’en adapter les conditions techniques. La Commune n’aurait pas pu supporter le coût de son agrandissement et modernisation ; Le Président Lionel Quillet n’a pas choisi la facilité, en prenant en direct la gestion de La Maline, la CdC a accepté une grande responsabilité et il a tenu parole, a toujours été à l’écoute malgré les difficultés du chantier. »

Deux présidents de CdC, deux farouches défenseurs de l’intercommunalité… et deux amis de trente ans.

Lionel Quillet a estimé de son côté qu’il s’agissait « du dossier le plus compliqué » qu’il avait eu à gérer « en 27 ans de vie politique, on a pensé abandonner ». Il est revenu sur les fondements de La Maline, devenue le premier symbole de l’intercommunalité : « Paul Neveur a été le fondateur de l’intercommunalité et de l’esprit intercommunal au 20e siècle. Qu’est-ce qu’il a pris alors (On se souvient de la polémique créée autour de La Maline puis de Pierre Soler – NDLR) ! C’est devenu le lot quotidien des élus que de devoir gérer les oppositions, mais pour l’époque cela était très violent. Ainsi nous avons baptisé la salle du nom de Paul Neveur, sans lui en parler, sinon il n’aurait pas accepté. » Le Président de la CdC a aussi remercié de façon appuyée Patrick Rayton, Maire de La Couarde et 1er Vice-président de la CdC : « Merci Patrick, sans toi il n’y aurait pas eu de succession et pas de succession pour La Maline, merci aussi de ta fidélité. Durant trois mandats les élus communautaires ont voté les uns après les autres, pour aboutir à la prise de compétence communautaire. La gestion de cet équipement par la CdC s’imposait, elle était devenue trop lourde pour une association (L’ARDC a longtemps géré La Maline – NDLR), avec aujourd’hui 1,5 million d’euros de budget de fonctionnement. »

Paul Neveur pose pour Ré à la Hune devant la salle baptisée de son nom.

Le coeur de la vie culturelle de l’île de Ré

Lionel Quillet a dit devant Sylvie Marcilly, l’actuelle Présidente, tout le bien qu’il pensait du Département, « le meilleur partenaire », qui a financé près de 24 % de l’investissement, et a adressé aussi ses remerciements à Jean-Philippe Plez, élu régional (mais aussi de la CdA de La Rochelle) : « La Région est toujours là pour nous ». « Il n’y a pas de concurrence entre les salles, que des synergies, comme par exemple avec la Coursive ». Enfin il a remercié ses services, Hung Do Cao, Gilda Brothé, Brice Samson (Annie Léauté avant lui) et Annabelle Bariteau, ainsi que Denis Fradin, responsable des grands travaux à la CdC, qui a suivi de très près tout le chantier, sans oublier l’architecte. « Il a fallu gérer au mieux un espace très contraint de 1000 m2 pour y intégrer deux salles et sans monter la hauteur, il n’existe pas un coin qui ne serve pas à quelque chose ». « Trois critères ont été pris en compte : sa localisation à La Couarde, sur l’ancien canton Nord de l’île, ce n’était pas négociable, la nécessité de créer deux salles, enfin la viabilité financière du projet. La Culture n’a pas de prix, elle a un coût ! ». « Il s’agit d’un outil de la vie permanente, La Maline sera ouverte à toutes les associations. ».

Enfin, le président a conclu sur toutes les difficultés rencontrées, qui expliquent la durée interminable du chantier : « En 2010, Xynthia avec un mètre d’eau sur les cartes d’aléas de l’Etat, il a fallu trouver une solution négociée avec le Préfet, pour construire La Maline là où on n’avait plus le droit de construire, j’en remercie les Services de l’Etat, cela a pris deux ans. Puis il y a eu la rupture des câbles du Pont et la grue qui n’a pas pu franchir celui-ci pendant un an. Est venue s’ajouter la crise sanitaire avec son impact sur les Entreprises, qui nous a encore fait perdre un an et demi et enfin, pour finir, la pénurie de transformateur dont nous a fait part Enédis. Bref aujourd’hui c’est très compliqué de réaliser un projet, on se met rapidement beaucoup de monde à dos. »

Rencontre inattendue avec le Député Olivier Falorni et le Maire de La Couarde Patrick Rayton, en pleine conversation, dans les coursives surplombant la grande salle de La Maline.

La Présidente du Département s’est dite « jalouse » de cet équipement, « véritable outil pour fédérer l’ensemble des habitants de l’île de Ré. Dans ce lieu, bat le coeur de la Commune et le coeur de l’île ; Au-delà de l’offre culturelle existante, vous allez chercher un autre public. Je réaffirme le soutien du Département aux projets de l’île de Ré, il n’y aura jamais de défaillance pour travailler dans l’intérêt général », elle a associé les deux Conseillers départementaux de l’île de Ré à son engagement. « Vous avez drôlement bien fait, vous pouvez être fiers. » a-t-elle conclu.

Représentant le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, Jean-Philippe Plez, a confirmé que la collectivité « soutient et soutiendra ces projets qui viennent des territoires, qui nécessitent beaucoup de persévérance pour être menés à bien. »

Le Député Olivier Falorni a rappelé « l’Odyssée de La Maline, coeur de beaucoup de tempêtes », rendant hommage au travail de Paul Neveur et de Lionel Quillet. « Le premier film que j’ai vu à La Maline était “Little Bouddha“, je ne sais pas si vous avez la zénitude ni la taille du Bouddha, mais à n’en pas douter la détermination et l’inventivité de Highlander… » a-t-il interpellé Lionel Quillet avec humour. « Le terme de La Maline évoque depuis le Moyen-Age la période des plus forts coefficients de marée, je vous souhaite que La Maline connaisse une très grande marée, humaine, de spectateurs, de culture et de bonheur. »

Après avoir visité les lieux, les convives ont partagé un pot sur le parvis de La Maline, les conversations allant bon train.

 

La Maline en fauteuil roulant

« En tant que « fanatique » de l’accessibilité des ERP aux handicapés et personnes à mobilité réduites sur l’île de Ré, j’exprime ma grande satisfaction à l’architecte de La Maline pour le respect des normes des accessibilités du centre culturel.

Dès le début j’étais séduit par le projet et les plans de l’’architecte. J’ai pu vérifier personnellement la conformité au plus près grâce à l’accompagnement de M. Denis Fradin, responsable des Grands Travaux à la CdC et qui a assuré l’énorme charge de la surveillance des artisans et autres intervenants pendant trois ans. Il laisse un superbe outil à Annabelle Bariteau, chargée à présent de la direction et tout aussi dynamique. »

 

© Paul Reb – Denis Fradin et Anabelle Bariteau, deux collaborateurs de la CdC très investis autour de La Maline

Nathalie Vauchez

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