La Marine recrute au sémaphore Les Baleines
Les missions qu’assure le sémaphore des Baleines concernent essentiellement la défense du territoire et requièrent un personnel formé. Le statut de celui-ci a connu des aménagements intéressants qui restent encore souvent méconnus des jeunes gens susceptibles de s’engager en particulier des jeunes Rétais.
Le sémaphore des Baleines est un sémaphore de 2e Catégorie, c’està- dire opérationnel du lever au coucher du soleil et fait partie de la chaine sémaphorique de l’Atlantique, rassemblant 25 sémaphores. Tous ces sémaphores ont pour mission la surveillance des approches maritimes et eaux territoriales françaises assurant la présence de la Marine nationale en de nombreux points stratégiques de la façade Atlantique. Ce sont de réels moyens d’information et d’action qui participent à la sauvegarde maritime des personnes et des biens, de défense maritime du territoire et de la lutte contre les activités illicites. Chaque sémaphore collecte et traite l’information et la diffuse vers les centres opérationnels ainsi qu’aux usagers de la mer. Trois verbes résument bien l’activité de ceux que l’on nomme les guetteurs de la flotte : observer, collecter, retransmettre l’information. Ces missions donnent une idée des tâches que les recrues ont à effectuer depuis les veilles visuelles, auditives et radar afin de détecter les situations anormales jusqu’à la surveillance aérienne terrestre autour du sémaphore.
La possibilité d’une entretien préalable in situ
La Marine nationale offre désormais la possibilité de s’engager et de réaliser un premier contrat de quatre ans dans un sémaphore proche de chez soi en tant que quartier-maître de la flotte (QMF), ce qui n’était pas le cas précédemment. Cela est possible depuis septembre 2019, lorsque « le recrutement local » a été mis en place pour favoriser à l’échelle locale l’attractivité des métiers de la Marine. Le recrutement local propose à des jeunes de 18 à 30 ans de vivre une première expérience professionnelle au sein de la Marine en garantissant une stabilité géographique pendant toute la durée du premier contrat, c’est-à-dire quatre ans. La procédure et les étapes du recrutement restent identiques à celles d’un engagement classique avec un passage en Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA) puis en département d’évaluation. Après une formation militaire à Brest, Cherbourg ou Toulon de trois semaines puis une formation métier de cinq semaines à Lanvéoc-Poulmic, le nouvel engagé rejoint le sémaphore qu’il a choisi. Cette première affectation offre la possibilité de ne pas s’éloigner de sa famille et permet également de confirmer sa décision de s’engager dans une carrière plus longue avec la Marine. Le niveau demandé n’est pas un handicap, la Marine s’occupe ensuite de la totalité de la formation, en revanche, une assez bonne connaissance de l’Anglais, langue internationale de communication est exigée.
Exceptionnellement, dans l’île de Ré, il est possible, pour ceux qui seraient intéressés de rejoindre l’équipe du sémaphore Les Baleines, de contacter le Maître-principal, David Deverre, chef de poste, pour un premier entretien et une visite des lieux leur donnant la possibilité de mieux apprécier les avantages et les contraintes de ce genre d’engagement. Et s’ils décident d’aller plus loin, ils s’adresseront ensuite au Centre de recrutement de la Marine à La Rochelle.
CONTACT
Maître-principal David Deguerre,
chef de poste au sémaphore Les
Baleines : 05 46 29 42 06
Lire aussi
-
Économie« A Fleur de peau » : 17 ans de bien-être
Qui ne connaît Audrey Levisage - un nom prédestiné ! - à la tête de l’institut de beauté du centre de La Flotte ? Toujours à la recherche de bien-être pour ses client(e)s, il est un soin qu’elle affectionne particulièrement : le kobido.
-
Publi-infoLa pomme de terre AOP de l’île de Ré à l’honneur !
-
ÉconomieBières de Ré fête ses 30 ans
Née en mai 1996, la brasserie Bières de Ré souffle en ce printemps ses trente bougies. L’occasion pour Ré à la Hune de dresser le portrait d’une entreprise artisanale locale et écoresponsable, désormais fortement ancrée sur notre île.


Je souhaite réagir à cet article