Nature

Ornithologie

La LPO forme ses bénévoles à l’identification des espèces

© Aurélie Bérard - Lucas Deplaine, animateur nature de la LPO, a formé des bénévoles à la reconnaissance des espèces peuplant la réserve Lilleau des Niges.
Publié le 17/01/2024

La LPO organisait le samedi 16 décembre, au sein de la réserve Lilleau des Niges, une après-midi de formation en ornithologie à l’attention de ses bénévoles. Une quinzaine d’entre eux y a participé.

Tous équipés d’une paire de jumelles, les participants ont profité cet après-midi-là des connaissances de Lucas Deplaine, animateur nature et garde technicien de la réserve Lilleau des Niges. À chaque oiseau entendu ou aperçu, ces passionnés dégainaient leurs longue-vues et buvaient les paroles de l’ornithologue. « Vous entendez ? Ça, c’est le doux cri de l’aigrette garzette ! » expliqua-t-il à un auditoire passionné. « Chaque espèce a son propre cri. Certains oiseaux se ressemblent tellement que leurs cris sont le seul moyen de les différencier. Sinon, il faut se fier à leurs silhouettes, mais aussi à l’habitat dans lequel vous les observez. Ça peut être un très bon indicateur de qui ils sont. »

Aider au comptage des espèces

« Le but de cette micro formation », selon Lucas Deplaine, « est de faire en sorte que nos bénévoles soient capables d’identifier les espèces présentes sur la réserve. Et aussi que, dans le futur, ils puissent renseigner les visiteurs ou encore nous aider sur des suivis scientifiques comme le comptage ». La LPO comptabilise en effet une vingtaine de bénévoles inscrits, dont une dizaine vraiment active, mais tous ne possèdent pas de connaissances précises sur les espèces peuplant la réserve.

Pendant près de trois heures, les bénévoles ont ainsi suivi Lucas sur le sentier longeant la réserve et croisé plusieurs dizaines d’oiseaux. L’hiver est en effet la période idéale pour rencontrer un maximum d’espèces. « Au mois de décembre, chaque espèce est arrivée sur sa zone d’hivernage » expliqua Lucas Deplaine. « La réserve de Lilleau des Niges en hiver, c’est pour eux un reposoir à marée haute et un vivier de nourriture rempli de mollusques et de crustacés, un énorme garde-manger à ciel ouvert. Et ils sont affamés, ils ont tous entre trois mille et dix mille kilomètres dans les plumes. »

Léa, bénévole depuis trois ans à la LPO, était ravie. « C’est vraiment intéressant », dit-elle. « J’aime bien connaître ce qui m’entoure, c’est génial de pouvoir profiter de ces connaissances. Maintenant je vais pouvoir comprendre ce que je vois et transmettre ce que j’ai appris à mes amis ou à ma famille. » Une autre session de formation de ce type a eu lieu le samedi 13 janvier.

Aurélie Bérard

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