Patrimoine

Patrimoine - Visites flash

La batterie Herta, des vestiges de l’Occupation, sur un site stratégique

Une partie de la Batterie Herta, sur la crête des dunes.
Publié le 09/04/2019
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Tout le mois d’avril, le service Patrimoine de la CdC propose des visites Flash de sites patrimoniaux. Nous avons suivi Hélène Gaudin, notre guide, jusqu’au site Le Peu Bernard, entre Le Bois et La Couarde. Depuis la crête des dunes, le long d’un chemin balisé par l’ONF, surplombant la plage et longeant la forêt, la vue à 360° est superbe…

Sur les dunes mais aussi en recul, nous découvrons la batterie de côte Herta, le second site le plus important fortifié par le 3è Reich après le site de Karola, situé à Ars mais qui ne se visite pas.

Un « mur » pour empêcher tout débarquement allié

En juillet 1940, les premières unités allemandes s’installent partout en zone occupée et l’île de Ré n’est pas épargnée. Elle doit accueillir deux mille cinq cents soldats, ce qui génère de fortes contraintes en termes de ravitaillement et de sécurité.

Informés en 1942 qu’un débarquement allié se prépare, les occupants sont à l’affut. Pour défendre les côtes atlantiques et éviter le débarquement des troupes alliées, l’armée allemande fait construire entre 1942 et 1944 des ouvrages de défense rapprochée, des batteries d’artillerie de côte. L’ensemble de ceux-ci forment des maillons du Mur de l’Atlantique, qui s’étend sur 4 400 km de côtes.

Les sites de l’île de Ré

La position de l’île en fait un bastion avancé de La Rochelle et de la base navale de La Pallice construite entre 1941 et 1943 par les Allemands. Outre le site de Karola à Ars-en-Ré, les troupes allemandes investissent en premier lieu les anciennes batteries côtières françaises construites à la fin du XIXe siècle, établies à La Couarde-sur-Mer, Sainte- Marie de Ré, Saint-Martin de Ré et Rivedoux-Plage. Mais elles ne sont plus adaptées aux nouvelles armes de tir et seront donc transformées, en gardant leurs emplacements. Ces batteries sont généralement composées d’un canon de Marine de gros calibre autour duquel on construit un bunker, elles permettent de tirer vers le large, avec une portée de plusieurs kilomètres. En plus de ces batteries de côtes, c’est une multitude de points défensifs qui sont construits sur l’ensemble de l’île, près des plages, sur les dunes ou les falaises.

Herta, le poste de commandement général

Placée face au pertuis d’Antioche, occupée par 168 marins, la batterie Herta constitue le poste de commandement général. Elle est composée d’un poste de direction de tir, ainsi que d’un poste de télémétrie abritant l’état-major et son commandant, qui dispose de moyens de transmission et d’observation. Un observatoire secondaire sert de tour de guet, tandis qu’un projecteur de 150 cm de diamètre balaye le pertuis toute la nuit.

En plus de ces trois casemates abritant canons et observatoires, le site était équipé de quatre blockhaus servant d’habitation, d’abris légers en tôle-métro, d’une infirmerie, de six soutes à munitions, de deux transformateurs et d’un château d’eau, tous bâtis en arrière-dune. Aujourd’hui, à travers les nombreux vestiges qui subsistent, on imagine bien la configuration d’ensemble.

 

Visites Flash à 18h
Mardi 9 avril : Le moulin à marée de Loix
Jeudi 11 avril : Les remparts de Vauban
Mardi 16 avril : L’abbaye des Châteliers
Jeudi 18 avril : La digue du Boutillon
Mardi 23 avril : Le Mur de l’Atlantique – La batterie Herta
Jeudi 25 avril : L’alambic et son pressoir
Mardi 30 avril : Le phare de Trousse-Chemise
Nouveauté 2019, vous pouvez réserver une visite de groupe privée.
5 ans d’animations en Pays d’art et histoire, ça se fête ! Samedi 25 mai 2019, venez partager une journée de découvertes,
de visites, de jeux et de surprises.
Contact : Service Patrimoine de la CdC – 05 17 83 20 57

 

Nathalie Vauchez

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