- Portraits
- Portrait
Julie Batisse, alias Julisse Fleurs
Julie Batisse présente ses créations florales sur le marché du Mail à La Couarde depuis cinq ans maintenant. Cette jeune Rétaise partage son temps entre ses deux passions : les fleurs et le surf.
Arrivée sur l’île de Ré avec ses parents à l’âge de 3 ans, Julie Batisse a grandi dans les vagues. « J’ai commencé le surf quand j’avais 10 ans. Le surf, ça fait partie de moi ! » ditelle. Chaque jour de l’année, elle guette les vagues et se jette à l’eau dès qu’elle le peut. « J’habite à Sainte-Marie, mais je me rends quasiment tous les jours dans le nord, au Petit Bec surtout. C’est là que les vagues sont les meilleures ! » Cet amour du surf l’a d’ailleurs amenée à créer, avec d’autres passionnés, le Wipe Out Surf Festival, dont la troisième édition s’est tenue le 10 mai à La Couarde.
Son autre passion, les fleurs, est arrivée un peu plus tard et rien ne la prédestinait à la profession de fleuriste. « Même si les fleurs ont toujours été présentes dans ma famille », explique Julie. « Quand on se promenait avec ma mère et ma grand-mère, on s’arrêtait toujours pour regarder les fleurs et trouver quelles variétés on avait sous les yeux. » Pour autant, Julie n’avait jamais pensé à ce métier jusqu’à ce coup de foudre arrivé par hasard. « J’avais 18 ou 19 ans à l’époque, j’étais saisonnière dans différents bars et restos. Un jour, je travaillais au Taxi Brousse à La Couarde, et le restaurant a accueilli un mariage. Un fleuriste est arrivé et il a complètement métamorphosé le resto ! Les lieux ont pris une tout autre ampleur, ça m’a fascinée. Et je me suis dit que ce métier pourrait carrément me plaire … »
Bouquets champêtres
La jeune femme se lance alors dans l’aventure. Elle réalise d’abord un stage chez un fleuriste parisien, puis un CAP à Saintes. En 2021, à tout juste 20 ans, elle lance sa petite entreprise : Julisse Fleurs. Et aujourd’hui, elle ne regrette en rien son choix. « Je suis toujours subjuguée par le pouvoir qu’ont les fleurs, c’est quasi magique de voir comment elles peuvent transformer un lieu. Et ça varie sans arrêt au fil des couleurs et des variétés qu’on utilise. Elles sont très symboliques aussi, il y a un vrai rituel autour des fleurs. On les offre le dimanche à notre grand-mère, on les utilise pour accueillir, pour remercier, ou pour chaque évènement important. »
Julie prépare ses bouquets dans son petit atelier aux Grenettes. « Je reçois environ trois cents tiges chaque semaine. En fonction des variétés, il faut épiner, marteler ou cautériser… Et chaque tige doit être nettoyée aux deux-tiers. C’est beaucoup de préparation tous les jours ! » Elle peut ensuite réaliser ses compositions. « Des bouquets champêtres, poétiques et aériens », décritelle, « réalisés à partir de fleurs de saison et produites majoritairement dans le Sud de la France. »
Julie dispose déjà d’un beau carnet d’adresses et habille de fleurs de nombreux restaurants et boutiques de l’île. Elle livre également des particuliers, notamment dans le nord de l’île qui ne possède pas de fleuriste. Ce qui lui permet, à chaque fois, d’aller guetter les vagues au Petit Bec !
Contact : 06 21 05 35 60
Instagram : @julisse.fleurs
Lire aussi
-
PortraitsAlexandre Vincent, la course à pied dans le sang !
A 40 ans, le Martinais a fait de sa passion un vrai rythme de vie. Arrivé sur le tard à 21 ans dans la discipline, il participe cette année encore, aux Championnats de France du semi-marathon. Retour sur une ascension personnelle qui force le respect.
-
PortraitsJules Caspar, un maraîcher peu conventionnel
Jules Caspar cultive des légumes à La Couarde depuis cinq ans. Il est labellisé bio mais il va au-delà du cahier des charges : il produit ses plants et ne travaille qu’avec des variétés anciennes. Double actif, il sera désormais sur le marché de la commune à partir de juillet.
-
PortraitsNino et Louka, frères, compétiteurs et fanas de glisse
Nino et Louka Larmier, 14 et 10 ans, licenciés au club de voile de La Couarde, sont deux férus de sports de glisse. L’aîné va courir les championnats du monde de planche à voile en Turquie début avril. Le cadet vise les championnats de France en wingfoil.

Je souhaite réagir à cet article