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Jean Garidou, un homme de bien
Jean Garidou, un ancien spahi marocain, a été décoré à Rivedoux de le jour de ses 100 ans.
Il faisait beau samedi 27 septembre lorsque Jean Garidou a été fait Chevalier de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique française, par Christian Leyrit, préfet honoraire et commandeur de la légion d’honneur. En pleine forme, superbe dans son costume de spahi marocain et entouré de sa famille, il célébrait également ses 100 ans. Ce sont ses exploits militaires perpétrés durant la 2e Guerre mondiale qui lui valent la reconnaissance de la patrie. Tous ses amis, une bonne centaine de personnes, de nombreux élus et les enfants de l’école, étaient présents pour lui rendre hommage. Cette décoration couronne une longue vie remplie de joies et de moments douloureux.
De Rabat à l’île de Ré
Né à Rabat au Maroc dans une famille française qui côtoie l’Afrique du Nord depuis des lustres, Jean considère ce pays comme le sien (il n’a été en France qu’à deux reprises quand il était gamin) et il vivra mal les exactions de l’indépendance. Cela ne l’empêche pas de se sentir profondément français et de s’engager avec quatre amis ayant à coeur comme lui d’aider la France en 1943. Après l’Algérie, il sera débarqué en Provence, et fera partie des forces qui libèreront Royan, la pointe de Grave et participera à la libération de la poche de La Rochelle. Envoyé en Allemagne avec les forces d’occupation, Jean ne sera démobilisé qu’en avril 1946 et « rentrera chez lui au Maroc ». En tant qu’ancien combattant, il bénéficiait d’un bon pour un tracteur américain, un camion et une jeep qu’il utilisera pour défricher « sa » terre bien que la situation ne s’arrange pas et que les exactions se multiplient. Le 2 mars 1956, la France reconnaissait officiellement l’indépendance du Maroc. Jean envoie alors son épouse Agnès et ses trois enfants chez sa belle-soeur en France où naîtront ses trois autres descendants. Lui, « reste un peu pour voir ce qui va se passer » et décide finalement de partir en traversant l’Espagne en 2CV afin de rejoindre la métropole. La réception que l’on réserve à ces émigrés n’est pas accueillante. Rien n’est prévu pour eux et ils doivent se débrouiller seuls. Courageux, Jean n’hésitera pas à travailler dans une usine de matériel pour voitures à Paris, puis retrouvera des emplois plus appropriés à ses connaissances dans Les Landes où il occupe un poste de chef de culture dans une exploitation agricole. Il s’installera ensuite dans l’Aisne où il restera conseiller de gestion des Chambres d’agriculture de 1958 à 1985. Prenant pour la première fois des vacances en 1962, il vient à La Rochelle en famille et découvre l’île de Ré.
En 1982, Jean fait construire une petite maison à Rivedoux qu’il occupera en permanence dès sa retraite en 1985. Il s’intéressera à la vie locale et mènera une vie active assurant entre autres la présidence de l’association des anciens combattants pendant trente ans et sera vice-président de l’Amicale laïque.
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