Interview de Patrice Raffarin, maire de Rivedoux-Plage
1 – Quel bilan faites-vous de votre action à mi-mandat ?
Nous avons réalisé 90 % des projets inscrits sur notre profession de foi. L’action de l’équipe municipale, respectueuse des engagements pris, est reconnue, récompensée, par l’obtention de quatre labels qui traduisent l’évolution de Rivedoux-Plage.
Le label “Terre saine de la région”, le label “Villes et villages fleuris”, avec l’obtention de notre première fleur qui reconnaît notre travail d’embellissement, de jardins pédagogiques…, le label “qualité des eaux”, avec les résultats du contrôle sanitaire des eaux… et le label “station classée de tourisme”.
Nous en sommes légitimement fiers, car certains dossiers de présentation nous ont demandé trois années de travail. Pour animer mon action municipale et intercommunale, je reste dans l’esprit de la charte de développement durable et pour une intercommunalité forte que nous partagions avec Thierry Poitte, lors de la campagne électorale.
2 – Quelle est votre plus grande satisfaction parmi les actions développées ?
Consécutivement à Xynthia, deux constats me confortent dans l’action :
– La prise de conscience par tous de la fragilité de nos côtes.
– La capacité à nous réunir, à travailler en commun qui renforce le caractère insulaire, avec des élans de générosité qui m’ont émus lors de cet événement climatique.
J’ai le plaisir d’être accompagné par une équipe d’élus mobilisée, disponible, des services administratifs et techniques compétents, et par la population, attentionnée et participative. La mairie est ma deuxième maison !
3 – Avez vous un regret, une déception dans ce mandat ?
J’ai effectivement un sentiment d’impuissance à exprimer sur l’accidentologie mortelle de nos routes. C’est un combat permanent avec les usagers de la route et les partenaires administratifs pour continuer, amplifier, l’action de prévention que nous conduisons. Nous ne sommes pas assez écoutés ni aidés, et les silhouettes sombres érigées au Défend pour sensibiliser au danger marquent les esprits.
4 – De quel domaine professionnel veniez vous ?
Mon métier d’instituteur, adepte de la pédagogie Freynet, m’a donné beaucoup de satisfaction. J’ai enseigné dans les Deux-Sèvres et dans les sections d’éducation spécialisée à Châtellerault.
Parallèlement à mes classes, je reprenais mes cours à la Fac, licence, maîtrise de physique-chimie, et finalement j’obtenais mon agrégation en physique chimie, et faisait de la recherche. Ce parcours m’a conduit à l’IUFM pour former les futurs profs. Mon souhait le plus cher est de retrouver les satisfactions que procure le métier d’instituteur, pour boucler ma carrière professionnelle.
5 – Quelle était votre motivation profonde en vous présentant ou représentant comme Maire ?
J’aime servir, donner, me mettre au service des autres. C’est dans ma nature d’oeuvrer pour la qualité de vie, les relations humaines. Parfois cela surprend ceux qui ne me connaissent pas, mais j’ai toujours eu des engagements forts, comme élu, acteur de la vie associative. C’est important pour moi de construire, d’accompagner des projets, d’animer et de respecter la vie démocratique, de faire participer. Je partage cet état d’esprit et ces volontés avec mon conseil municipal, à l’écoute de la population, des acteurs économiques et associatifs de la commune.
6 – Pensez-vous vous représenter en 2014 ?
Oui, je me représenterai en 2014, avec la volonté de continuer notre action, de poursuivre nos projets. Notamment le quartier du Château, la zone naturelle remarquable de la pointe de Chauveau, pour finaliser tout le travail déjà été engagé. Nous y pensons.
7 – Que pensez-vous de Ré à la Hune ?
Dans Ré à la Hune, j’aime les articles fouillés, respectueux de la diversité des avis, traités et écrits avec objectivité. L’exemple –parmi beaucoup d’autres – qui me vient à l’esprit pour illustrer mon propos : l’article sur les travaux de la pointe de Sablanceaux. J’apprécie aussi son écriture et sa pointe d’humour.
Ré à la Hune s’inscrit bien dans une démarche de territoire, de proximité et d’écoute.
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