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Lionel Quillet, maire de Loix-en-Ré

Interview de Lionel Quillet, maire de Loix

Lionel Quillet
Publié le 21/11/2012

1 – Quel bilan faites-vous de votre action à m-imandat ?

Le bilan est positif. Le bilan financier est serré mais il est bon. L’essentiel des projets a été mené et ceux qui restent à faire se feront normalement. Le bilan des réalisations est très satisfaisant. La gestion de l’après Xynthia a été bonne et grâce aux aides de l’État et de l’Europe, 99% des traces du passage de Xynthia ont disparu. Le troisième bilan que j’effectuerai est celui de l’ambiance du village. Nous avons su garder un « esprit village ». Les permanents accueillent ceux qui arrivent et ces derniers s’intègrent plus facilement. La convivialité est de mise et tout le monde se parle. J’en suis particulièrement satisfait.

2 – Quelle est votre plus grande satisfaction parmi les actions engagées durant ces premières années de mandat ?

Ma plus grande satisfaction est sans aucun doute la gestion de la catastrophe Xynthia. Humainement nous n’avons déploré aucun décès. Techniquement tout ce que nous avions mis en place a fonctionné. La gestion des zones de solidarité pour lesquelles nous avons réussi à passer de 65 maisons condamnées à seulement 6. La gestion des digues : toutes les digues de Loix ont été reconstruites de manière satisfaisante. La gestion de la voierie : 2 millions de travaux ont été réalisés en un an. Xynthia a fait d’énormes dégâts mais nous a obligés à agir rapidement pour que ce genre de situation ne se reproduise plus.

3 – Avez-vous un regret, une déception dans ce mandat ?

À ce stade du mandat, je n’ai pas de regret. Par contre j’ai été déçu par l’attitude de l’État. Dans le cadre des discussions sur les zones de solidarité, il a fallu se battre très fortement. Ce fut un épisode difficile qui a laissé des traces dans notre vision de la collaboration entre l’État et les collectivités.

4 – Dans quel domaine professionnel exerciez-vous ?

Je viens du monde du Livre. Plus particulièrement du livre ancien et de l’affiche avec une expertise de la restauration de documents.

5 – Quelle était votre motivation profonde en vous présentant ?

En 1995, le village de Loix était dans une situation difficile. Le budget n’était pas équilibré et le camping des Ilates pesait lourd dans son déficit. Il n’y avait plus de tête de liste et le maire sortant, Jean-René Girolet, ne se représentait pas. Il fallait mettre sur pied une liste de 15 personnes. On est venu me trouver pour faire partie de cette liste. Il se trouve que j’appartiens à une vieille famille loidaise dont le nom est bien connu et cela a forcément joué en ma faveur. J’ai obtenu 71% des votes, ce qui était le meilleur score de la liste et mes co-listiers m’ont poussé à devenir maire. Je ne connaissais rien au fonctionnement d’une mairie où j’avais dû mettre les pieds une fois pour mon mariage. Mais, j’aime ce village et j’avais décidé d’y vivre avec ma famille et d’y élever mes enfants. Je me suis donc motivé entre les deux tours des élections municipales. Les commerces étaient exsangues, l’école allait fermer, la poste aussi et tout était à l’avenant. J’ai abordé la mairie comme une entreprise et j’ai pris les problèmes un par un.

6 – Pensez-vous, vous représenter en 2014 ?

Si oui votre motivation est-elle toujours la même ? Oui bien sûr je me représente et ma motivation est encore plus forte.

7 – Que pensez-vous de Ré à la Hune ?

J’apprécie la qualité d’analyse et d’écriture de Ré à la Hune. Les dossiers sont travaillés, fouillés et font généralement bien le tour de la question. Mais peutêtre est-il un peu trop sérieux pour un magazine gratuit. Il lui faudrait un côté plus ludique.

 

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Propos recueillis par Catherine Bréjat

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