Environnement

Lettre ouverte du collectif Nemo

Information sur un projet dévastateur

Publié le 21/04/2021

APRÈS LA LETTRE OUVERTE N° 1 DE DOMINIQUE CHEVILLON, PUBLIÉE DANS RÉ À LA HUNE 219, ET INFORMANT NOS LECTEURS DU PROJET D’UNE « GRAPPE » DE PARCS ÉOLIENS OFFSHORE QUI S’ÉTALERAIENT LE LONG DE CÔTES OLÉRONAISES, RÉTAISES ET VENDÉENNES, JUSQU’AUX SABLES D’OLONNE, NOUS PUBLIONS LA LETTRE N° 2 DES REPRÉSENTANTS DU COLLECTIF NEMO, DANS LAQUELLE ILS EXPLIQUENT EN QUOI CONSISTE UN PARC ÉOLIEN EN MER ET CE QUE SOUS-TEND SA RÉALISATION, SELON EUX

 

En quoi consiste un parc éolien en mer et que sous-tend sa réalisation ?

Les éoliennes font presque toujours l’objet d’une publicité flatteuse. On ne montre jamais ce qu’il en est vraiment des éoliennes, et des travaux, de surface ou souterrains, nécessaires à la mise en place des parcs éoliens. La plus grande partie de la population française vit en ville et ainsi n’a pas pu prendre vraiment conscience de la réalité des importants dégâts qui en résultent pour l’environnement, mais aussi pour les hommes. Mais ceux qui habitent en milieu rural vivent cette réalité, avec des éoliennes qui deviennent gigantesques. L’hostilité des riverains directement concernés est devenue quasi générale à leur égard. Des promoteurs insatiables, financiers, industriels, collectivités, administrations, se tournent donc vers l’éolien marin, où il n’y a pas d’électeurs, pour imposer leurs machines. C’est ainsi qu’ils viennent de jeter leur dévolu sur une zone de 3 000 km2 (Figure 1) située entre Les Sables d’Olonne et Royan, avec l’objectif d’y créer une grappe de parcs d’éoliennes posées ou flottantes.

© Source : Document stratégique de façade Sud-Atlantique – 2019 – Figure 1 – zone maritime concernée par les projets de parcs éoliens en mer au large des côtes de Charente-Maritime et de Vendée

 

Incohérence incroyable, ce gigantesque projet industriel est prévu notamment dans le Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, une grande Aire marine protégée d’importance européenne et nationale. Le premier projet concerne un parc ou un ensemble de parcs d’éoliennes posées au large de la côte Ouest de l’île d’Oléron, d’une puissance totale de 1000 mégawatts (mille millions de watts), soit un gigawatt (1 GW). Nous faisons ici une description d’ensemble de ce que serait cette première tranche :

LES ÉOLIENNES : DU GIGANTISME ASSURÉ

Elles seraient(1) du modèle Haliade X-12 de l’entreprise américaine General Electric, d’une puissance électrique nominale (= maximale) de 12 millions de watts (12 MW), ou d’un modèle analogue. Il en faudrait 83 pour réaliser un parc ou des parcs d’une puissance totale de 1 GW (1 milliard de watts).

Ces éoliennes sont gigantesques (Figure 2) : leur hauteur au-dessus de l’eau pales comprises est, selon le constructeur, de 260 mètres, soit presque les 324 mètres de la tour Eiffel. La nacelle fait 21 mètres de long, 10 mètres de haut et pèse 700 tonnes.

© Source : General Electric – Figure 2 – Dimensions de l’Haliade X – 12

Les pales font 107 mètres de long, pèsent 50 tonnes chacune et balayent une surface de 38 000 m2, soit la surface de 4 terrains de football. Elles entraînent une génératrice, faite d’un aimant tournant dans un bobinage électrique. Nous estimons, faute de valeurs publiées par le constructeur, que ce bobinage utilise environ 2 tonnes de cuivre. L’aimant serait un aimant dit permanent contenant des terres rares, environ 2 tonnes de néodyme et 500 kg de dysprosium. Le mât de 150 mètres de haut pèse environ 1500 tonnes.

L’ensemble contient environ 4000 litres d’huile de lubrification et nécessite environ 7 tonnes de peinture de protection anticorrosion.

La figure 3 permet de se faire une idée de ces géantes par comparaison visuelle avec quelques monuments emblématiques pour les habitants concernés.

Figure 3 – L’éolienne Haliade X-12 et quelques comparaisons visuelles

Ce gigantisme vise à chercher le vent en hauteur, où sa vitesse moyenne est plus élevée qu’à plus basse altitude, améliorant ainsi le rendement énergétique de l’éolienne.

De tels monstres doivent être solidement arrimés au fond de la mer, pour résister aux fortes houles et aux vents des tempêtes.

Il existe trois techniques pour cela, monopieu, jacket et béton gravitaire (figure 4) :

– Le monopieu : Il s’agit d’un pieu creux d’acier que l’on enfonce dans le sol marin avec un marteau hydraulique, ou que l’on enfonce également à force dans un puits préalablement foré.

– Le treillis : il s’agit d’un treillis métallique quadrangulaire fixé aux quatre coins par des pieux de dimensions plus modestes que dans le premier cas.

– Le béton gravitaire : il s’agit d’un énorme bloc de béton déposé sur le sol marin sur une surface rendue auparavant parfaitement horizontale.

Figure 4 – Techniques d’arrimage des éoliennes au fond marin

Dans le cas d’Oléron, il s’agirait probablement de monopieux en acier. Etant donné la masse et la hauteur d’une Haliade X-12, le diamètre de ces pieux serait de l’ordre de 10 mètres à 11 mètres de diamètre. La longueur de la partie enfoncée dans le sol varierait, en fonction de la nature du sol marin (figures 4 à 6), d’environ 4 à 6 fois ce diamètre, soit 40 à 60 mètres ! Pour éviter tout affouillement autour du pieu, ce sol marin devrait être arasé et consolidé autour du pieu sur un cercle d’un diamètre d’à peu près la longueur d’une pale, soit environ 100 m pour une surface d’à peu près 8000 m2, équivalente à celle d’un terrain de football. Nous ne savons pas si ces pieux seront enfoncés directement à grands coups de marteau hydraulique ou forcés dans un puit foré préalablement.

Figure 5 – Schéma d’un monopieu avec sa protection de béton
anti-affouillement et de son raccordement avec une éolienne

 

Figure 6 – Vue d’artiste d’éoliennes avec différents types
d’arrimage au sol marin

LA RÉALISATION D’UN PARC : DES TRAVAUX TITANESQUES

Les éoliennes seraient reliées par des câbles électriques de 33 000 volts à un énorme collecteur doté d’un héliport appelé sous-station. Pour chaque tranche de 500 MW il en partirait deux lignes à très haute tension, 225 000 volts, qui se raccorderaient à une station d’atterrage sur la côte. De là une ligne à 225 000 volts irait rejoindre le réseau national à très haute tension (THT), 225 000 ou 400 000 volts (figure 7). Etant donnée la longueur de cette ligne dans le cas de ce ou de ces parcs, et cette électricité n’étant pas consommée sur le trajet, une station intermédiaire dite de compensation de puissance réactive serait nécessaire à mi-chemin.

Figure 7 – Architecture d’une centrale électrique éolienne en mer

Tout ce dispositif devrait être doublé pour un parc de 1 GW ! (2)

En effet, il était initialement prévu qu’un seul parc serait installé au large de la côte Ouest d’Oléron, qu’il aurait une puissance de 500 MW et que le raccordement se ferait à travers la Presqu’île d’Arvert pour aller rejoindre le réseau à 400 000 volts à Préguillac près de Saintes. Nous en avions alors estimé le coût à environ 500 millions d’euros. Maintenant qu’il ne s’agit plus d’un parc de 500 MW, nous ne connaissons pas le dispositif qui serait retenu, ni son coût, sans doute de l’ordre de 1 milliard d’euros par GW. C’est un point à surveiller de près, car ces informations ne seront pas données spontanément aux habitants.

L’exemple du parc de Fécamp (figure 8) donne une idée de la façon dont pourraient être disposées les éoliennes.

Figure 8 – Plan d’implantation de la centrale éolienne en mer prévue à Fécamp

Le parc de Fécamp, comme celui de Saint-Nazaire en cours de construction, est un parc d’environ 80 éoliennes de puissance unitaire 6 MW, qui occuperait une surface de 70 à 80 km2.

La distance entre les éoliennes serait de l’ordre du km. Cet éloignement est rendu nécessaire pour éviter que les éoliennes ne se « prennent le vent » les unes les autres. Il doit être d’autant plus grand que la puissance des éoliennes est importante. Une règle de pouce est que la puissance d’un parc est de ce fait à peu près la même par unité de surface occupée par les éoliennes, quelle que soit la puissance des éoliennes utilisées.

Un parc de 1 GW près de l’île d’Oléron requerrait alors une surface d’environ 300 km2 se décomposant ainsi :

– Une surface d’environ 180 km2 pour les seules éoliennes (83 éoliennes de 12 MW)

– Une surface de sécurité tout autour du parc d’environ 100 km2 pour assurer la sécurité des grands navires (distance du parc de 3 miles nautiques).

– Une surface d’une dizaine de km2 pour le passage des lignes à 225 000 volts sortant du parc pour aller à terre.

Ces éoliennes seraient reliées à une sous-station (collecteur) par des lignes électriques dont la longueur totale serait d’environ 200 km. Nous estimons à environ 6 tonnes de cuivre par MW de puissance, soit ici 6000 tonnes, la quantité de cuivre qui devrait être utilisée pour cela. La sous-station serait une construction énorme munie d’un héliport, d’où partiraient deux lignes à 225 000 volts pour rejoindre une station d’atterrage sur la côte. Toutes ces lignes devraient être protégées soit par ensouillage, soit par enrochement.

Ce sont donc des travaux titanesques.

La réalisation des fondations et l’arasement du sol marin entraîneraient la production de grandes quantités de déblais de roches et de boues, dont des boues de forages contenant des produits toxiques. Leur masse par éolienne implantée serait de l’ordre de 10 000 tonnes(3), soit environ 800.000 tonnes pour la totalité du parc !

S’ajouteraient à cela les déblais et boues produits par la construction de la sous-station (collecteur) et l’ensouillage des câbles électriques.

Ces déblais et boues seraient redistribués par les courants puis se déposeraient sur les fonds marins, modifiant ainsi l’habitat de nombreuses espèces marines. C’est donc une véritable zone industrielle de plusieurs milliers de km2 qu’il est envisagé de construire sur nos côtes, du Sud de l’île d’Oléron aux Sables d’Olonne, à grands renforts de navires et d’engins de toutes sortes, cela en premier lieu dans un Parc naturel marin d’importance européenne. Nous estimons que les éoliennes auraient une durée de vie d’environ 20 ans du fait de la corrosion marine et devraient donc être renouvelées tous les 20 ans. Ne pouvant réutiliser les premières fondations, de nouvelles fondations devraient être construites.

Tous les 20 ans environ ce Parc Naturel Marin devrait donc être à nouveau bouleversé par des travaux gigantesques.

Vous aurez bientôt connaissance d’une lettre d’information n°3, dans laquelle seront détaillés les travaux nécessaires à ces industries et les atteintes à l’environnement qui en résulteront.

1 – Nous mettons au conditionnel car l’Etat ne donne aucune information technique autre que la puissance de la première tranche, 1 GW

2 – Source RTE

3 – Calcul de ce tonnage : déblais de forage pour un puits de 10 mètres de diamètre et de 50 mètres de profondeur, en comptant une densité initiale de 2, 5 pour les roches excavées : 3925 m3 x 2,5 = 9810 tonnes. La réalisation d’une protection antiaffouillement que nous n’avons pas comptée ici parce qu’elle n’est pas toujours nécessaire (mais peut-être le serait-elle à Oléron ?) y ajouterait environ 20 000 tonnes.

Le Collectif Nemo

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Vos réactions

  • Baudouin DE LA BOUILLERIE
    Publié le 21 avril 2021

    Chers élus de Vendée, de Charente et Charente Maritime; surtout ne laissez pas de tels projets saccager votre territoire. Ces départements ont misé sur le tourisme avec des côtes magnifiques que bon nombre de départements voudraient bien avoir. Alors de grâce sachez les protéger ! Refusez avec force tout ces projets éoliens qui détruiront d’un coup tout vos efforts !

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  • Nj
    Publié le 22 avril 2021

    Pourquoi defigurer une si belle côte

    Répondre
  • Joseph
    Publié le 22 avril 2021

    A qui profite le crime?qui va encore s’en mettre plein les poches?Ne serait-il pas plus intelligent de réfléchir à une source de production d’énergie électrique capable de se connecter au réseau Européen,sans problème se stockage intermédiaire,même si cela doit contrarier quelques pseudo élites écologistes ou qui se prétendent tels.

    Répondre
  • APSSC
    Publié le 23 avril 2021

    Merci, votre article est superbe et combien révélateur de ce « cataclysme » marin, ajouté à tous ceux, terrestres ! Nous réfutons avec force ce méga-projet destructeur de l’écosystème des Pertuis, et dévastateur des milieux marins, (Natura 2000…..)
    Nous soutenons totalement Dominique Chevillon, dans cette cause « ardue », Ré Nature Environnement, la LPO, les AIR, l’ASSIP, ce collectif NEMO et beaucoup d’autres… l
    Bien écologiquement …
    APSSC, Association environnementale de St Clément des Baleines.

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  • dan
    Publié le 23 avril 2021

    on parle d’écologie ou de destruction massive
    où allons nous, n’a t on pas assez détruit la terre. n’ a ton pas assez pollué car bien sur cela continue et ce n’est pas fini de s’arrêter;
    C’est effrayant. ON parle de dénatalité mais il faut se poser bien des questions avant de faire des enfants !
    J’espère qu’il y aura des grandes manifestations de tous les habitants de Charente Maritime, de Vendée ,Loire Atlantique
    une pétition de large envergure avec nos élus
    et pourquoi que les panneaux solaires sur les toits ne sont ils toujours pas admis dans l’ile de Ré ?

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  • Flo
    Publié le 23 avril 2021

    Il faut manifester !!!

    Répondre
  • Euge
    Publié le 23 avril 2021

    Il faut manifester

    Répondre
  • François
    Publié le 23 avril 2021

    Defiguration du paysage

    Répondre
  • schrob
    Publié le 23 avril 2021

    Merci pour votre action

    Répondre
  • PECHEUR 17
    Publié le 23 avril 2021

    JE SUIS CONTRE CE PROJET

    Répondre
  • F.R.G.M.
    Publié le 24 avril 2021

    Il me semble simplement scandaleux d’oser présenter de tels projets inconséquents et prédateurs sur tous les plans. Portés et initiés par des idéologues déstructurés, ignares de l’histoire et des valeurs humanistes, et aussi d’autres intervenants séduits par l’ opportunité et ivres de profits immédiats avec la complicité certaine de pouvoirs publics irresponsables.
    L’actualité pousse au Tout électrique sans limites: chauffage, motorisation, communications multiples internet et plus encore . . . Ce ne sont pas ces vains projets monstrueux qui y pallieront.
    Vers quelles folies seront nous les spectateurs atterrés.

    Répondre
  • Chantal Bourry
    Publié le 24 avril 2021

    Bonjour,
    Dans cet article, les adhérents du collectif NEMO (non à l’éolien marin à Oléron) insistent sur le gigantisme de l’éolien. Le nucléaire – que l’éolien contribue à remplacer – est bien pire : extraction de l’uranium au détriment des populations et de l’environnement, démantèlements très difficiles et très coûteux, déchets radioactifs à gérer pour des milliers d’années (le plutonium généré par les réacteurs a une période de 24000 ans), projet d’enterrer les déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre (Bure) sur des centaines de km de galeries, milliers d’agents affectés à la sûreté nucléaire, coût d’un accident majeur nucléaire estimé à des centaines de milliards d’euros, etc. etc.
    L’éolien, ce n’est pas la panacée, mais c’est beaucoup mieux que le nucléaire. Entre un petit rhume (éolien) et la gravité d’un cancer insidieux (nucléaire), le premier est préférable. L’impact visuel en mer est négligeable.
    Des éoliennes de faible hauteur, même nombreuses, ne peuvent suffire à nos besoins électriques. Besoins qu’il faudrait impérativement et massivement réduire.

    Répondre
  • alain le vilain
    Publié le 26 avril 2021

    je souhaite que les élus rétais soient « vent debout » – c’est un euphémisme – contre ce méga projet d’éoliennes : vous mettez tant d’efforts pour que « l’Ile Dorée » – comme dit un enfant de huit ans de mon entourage – conserve les avantages d’une nature préservée et d’un développement raisonné. Les bétonneurs activistes productivistes sont partout : megacentrales nucléaires, éoliennes sur plots béton, champs de panneaux photovoltaiques sur des terres arables ou en détruisant des forêts comme dans les Landes, etc…

    Répondre
  • Chantal Bourry
    Publié le 26 avril 2021

    Bonjour,
    Dans cet article, les adhérents du collectif NEMO (non à l’éolien marin à Oléron) insistent sur le gigantisme de l’éolien. Le nucléaire – que l’éolien contribue à remplacer – est bien pire : extraction de l’uranium au détriment des populations et de l’environnement, démantèlements très difficiles et très coûteux, déchets radioactifs à gérer pour des milliers d’années (le plutonium généré par les réacteurs a une période de 24000 ans), projet d’enterrer les déchets les plus radioactifs à 500 mètres sous terre (Bure) sur des centaines de km de galeries, milliers d’agents affectés à la sûreté nucléaire, coût d’un accident majeur nucléaire estimé à des centaines de milliards d’euros, etc. etc.
    L’éolien, ce n’est pas la panacée, mais c’est beaucoup mieux que le nucléaire. Entre un petit rhume (éolien) et la gravité d’un cancer insidieux (nucléaire), mieux vaut choisir le premier. L’impact visuel en mer est négligeable.
    Des éoliennes de faible hauteur, même nombreuses, ne peuvent suffire à nos besoins électriques. Besoins qu’il faudrait impérativement et massivement réduire.

    Répondre
  • Stema
    Publié le 26 avril 2021

    C’est un scandale!!!!!!!!!!!

    Répondre
  • JMB
    Publié le 27 avril 2021

    Mois après mois, votre journal se prête à ce bourrage de crâne anti-éolien porté par un collectif qui est aveuglé par une exaltation démesurée au regard des enjeux de ce parc. Pour convaincre le bon peuple, les rédacteurs exhibent des titres ronflants d’ingénieurs, directeurs, etc… mais en faveur de l’éolien, des ingénieurs et scientifiques de haut vol sont légion.

    Comme beaucoup, je suis convaincu que ce parc est une chance pour l’Ile de Ré pour de multiples raisons et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les retours d’expériences quant aux impacts environnementaux n’ont rien de commun avec ce qu’affirme ce collectif Nemo. Des parcs offshore existent dans les pays du nord depuis des années, des bilans sont tirés et sous le lien suivant une autre vision de l’éolien en mer : https://www.revolution-energetique.com/les-pecheurs-americains-sont-seduits-par-le-premier-parc-eolien-offshore-du-pays/?utm_source=R%C3%A9volution+%C3%89nerg%C3%A9tique&utm_campaign=898b9f0aae-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_7c068e6142-898b9f0aae-419626509

    Le parc marin sous sa forme actuelle est une chimère dont la vocation semble de vendre une image touristique : la pression de pêche est identique à toute la côte atlantique, avec les mêmes engins aussi dévastateurs et destructeurs des fonds marins. Les dauphins sont massacrés, Les stocks de poissons se sont effondrés et un parc éolien deviendrait une zone partiellement ou totalement (en cas d’éolien flottant) retirée de la prédation humaine, avec des conséquences positives dans la période post-travaux.

    Ces éoliennes dont la rentabilité économique avérée participera à la compétitivité de notre production électrique, impliquent évidemment des utilisations massives de matériaux recyclables mais sans commune mesure avec les défis et la toxicité des pollutions et des déchets nucléaires mortifères pour des centaines de milliers d’années après seulement 3 ans d’exploitation. Outre la montagne de déchets déjà là et en croissance constante, avec en sus les démantèlements d’installations nucléaires, le projet Cigéo c’est 300 km de galeries à gérer durant au moins 200 000 ans, avec de lourdes et dramatiques incertitudes sur la pollution de eaux, les risques d’incendie et de dégazages radioactifs ainsi que le souligne l’ASN dans un rapport récent.

    Un tel parc peut nous permettre de réduire la part du nucléaire dans le mix électrique, tous les pays développés se projettent massivement dans cette révolution énergétique et aujourd’hui des esprits chagrins, révulsés par le bout d’une pale d’éolienne au fin fond de l’horizon, engagent une croisade hystérique contre une évolution qui va pourtant dans le sens de l’intérêt général.

    Répondre
  • Lct
    Publié le 27 avril 2021

    Un projet destructeur ! Y-a-t-il une pétition à signer contre?

    Répondre
  • Verdo
    Publié le 27 avril 2021

    Ces moulins à vent, une horreur, une ineptie énergétique, une catastrophe écologique et un scandale financier.
    Et comme le vent est non pilotable, il faut y greffer des centrales thermiques.
    Que pourrait on faire de pire ?
    Pourquoi interdit-on les panneaux solaires sur l’Ile de Ré ( juste une raison esthétique) et autoriserait-on ces machines destructrices de l’environnement ?
    Peut-on qualifier ce projet d’écocide ?
    Merci pour cette action de lutte pour préserver l’avenir de notre belle région et de son milieu marin environnant.
    J’espère bien qu’il y aura une large mobilisation, je suis prête à m’y associer.

    Répondre
  • yar
    Publié le 28 mai 2021

    pas de pétition?

    Répondre
  • olivier
    Publié le 4 juin 2021

    Bonjour à tous, bonjours à nos administrateurs.
    Je vous mets ci dessous le lien d’un reportage très instructif sur les éoliennes. Il est révélateur des enjeux sous-jacents. Méfiance pour nos élus, ne soyez pas dupes, ne nous pensez pas dupes.
    https://youtu.be/Vf9EbpzDvoY

    Bonne journée

    Répondre
    • Nathalie Vauchez
      Publié le 7 juin 2021

      Merci, nous avons diffusé ce film édifiant sur nos trois pages Facebook Ré à la Hune, RMO à la Hune, LR à la Hune…

  • aucun
    Publié le 4 juin 2021

    terrifiant, inconcevable ,où est la raison sinon la recherche du profit pour une minorité au détriment de la majorité . Déjà dans le Val de Saintonge près de ST Jean d’ANGELY les éoliennes existantes depuis qq années défigurent le paysage à l’horizon du château de Panloy ,de Crazannes . De plus dans peu de temps les métaux rares seront épuisés ,le cuivre, le sable pour le béton etc , et la France par son parc de centrales nucléaires n’a pas besoin de ces éoliennes qui ne peuvent se substituer à ces centrales La FRANCE ,c’est ,02% de carbone ,la Chine 28% l’Amérique 25% Europe15% L’Allemagne 9% , alors pourquoi cette décision ? Arrêtons de se culpabiliser à outrance sur le carbone .B.Roblin

    Répondre
  • Mi
    Publié le 23 juin 2021

    Qu’en est-il des études réalisées par des experts? Je déplore le manque d’objectivité et la mise en exergue simplement de chiffre et de champs lexical orientant complètement le point de vu du lecteur.
    Il me semble nécessaire de considérer ces projets d’un point de vu beaucoup plus global. Tout projet a un impact, que proposez-vous pour pallier le réchauffement climatique qui s’opère?

    Répondre