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Témoignages

Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent…

De gauche à droite, Marcel Bayod, Claude Ségorin et André Paris. Un habit de détenu est exposé sur un panneau.
Publié le 22/05/2019

Certes, ce vendredi 17 mai, le jeune public n’avait peut-être pas en tête la merveilleuse chanson de Jean Ferrat, cependant, il a fait preuve d’une très grande attention.

Depuis le début de la semaine, à trois reprises, deux anciens déportés et un enfant de déportée, sont venus au collège des Salières pour témoigner de la barbarie nazie et de ses horreurs.

Eliane Longeville, principale de l’établissement, a, tout d’abord, remercié les intervenants qui ont été capables de surmonter la douleur qui pèse sur leurs souvenirs. Elle a insisté sur la qualité du travail mis en place par les enseignants qui ont mis en valeur l’importance du devoir de mémoire.

Durant deux heures, Claude Ségorin, dont la maman a été déportée dans le sinistre camp de Ravensbrück, Marcel Bayod et André Paris, qui, eux ont vécu l’univers concentrationnaire organisé par les SS (le premier à Neuengamme, au sud-est de Hambourg, le second à Dora, une annexe de Buchenwald, et qui a été, ensuite, transféré à Ravensbrück), ont pris la parole, à tour de rôle, pour décrire les conditions de vie sous la domination hitlérienne.

Les deux rescapés ont parlé des conditions de leur arrestation, suivies du terrible voyage dans les wagons à bestiaux qui les conduisaient dans cet enfer carcéral.

D’impressionnants détails ont été donnés sur le quotidien du détenu : douze heures de travail par jour, dans des conditions inhumaines, avec seulement trois rations de soupe (qui n’en était pas), les punitions, les humiliations…

Comment a-t-on pu en arriver là ?

C’est l’une des nombreuses questions posées par les élèves figés par les discours qu’ils venaient d’entendre. André Paris, âgé de 94 ans et qui vit aujourd’hui à Saint-Clément des Baleines, a parfaitement compris que les relations de son vécu dans l’univers concentrationnaire avait été perçues avec beaucoup d’émotion par son auditoire. Ce dernier a déclaré : « Méfiez-vous ! Que cela ne se reproduise pas ! ». Il est vrai que l’ombre de la barbarie se profile sur certains endroits de notre planète.

A la suite de cet exposé, ô combien émouvant, on a pu voir quelques larmes couler sur les joues de plusieurs collégiennes. Les élèves des Salières ont assisté à une leçon d’histoire et de citoyenneté. Un admirable et chaleureux bravo aux intervenants, aux responsables, ainsi qu’aux enseignants.

Jacques Buisson

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Vos réactions

  • Gosteph
    Publié le 25 mai 2019

    Bonjour
    Bel article mais une belle coquille s’est faufile…
    C’est Mr Gorin fils de déportée et non segorin
    Merci de rectifier dans votre édition suivante
    Cordialement
    Stephanie Gorin fille de Claude Gorin et petite fille de Odette Gorin déportée et resistante

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