Culture

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Ile de Ré Photo, le Festival grand angle

© Harcourt - Harcourt invité d’honneur 2022, l’art du portrait mis à l’honneur.
Publié le 22/06/2022

Après celui de L’Île aux Livres, célébrons aussi le retour de L’Île des photographes. Ré se sent décidément une âme d’artiste !

Disparu du paysage boitais en 2020 pour cause sanitaire, réinventé en 2021 mais exclusivement sous forme virtuelle toujours pour les mêmes raisons, le Festival Ile de Ré Photo revient en chair et en images dans la salle polyvalente du Bois-Plage. L’occasion pour nous d’un café en compagnie de Richard Merlet, Président de l’association Ile de Ré Photo Club, fondatrice de l’évènement qui ouvre l’été.

Rien ne vaut la réalité

En quelques mots, Richard Merlet revient sur l’initiative 2021 d’un festival virtuel. « Nous avons eu peu de vraies visites, autour de trois mille seulement », reconnaît-il, « mais deux cent cinquante mille contacts » ajoute-t-il aussitôt. Un chiffre important qui montre tout l’intérêt porté au festival et au médium photographique. « Il semble que beaucoup de gens aient eu du mal à s’approprier l’outil », poursuit l’organisateur du festival avec un sourire philosophe. A noter que l’exposition virtuelle sera aussi en ligne cette année, « elle existe et nous la maintenons », souligne Richard Merlet. Mais revenons à l’édition 2022 en vrai !

Invité d’honneur prestigieux

Du côté de l’invité d’honneur, évidemment important, « ce n’était pas gagné », souligne Richard Merlet qui a naturellement pensé au photographe prévu pour 2020, (puis 2021), Patrick Chauvel. « Impossible à joindre, il est en vadrouille ». Rien d’étonnant pour le photographe correspondant de guerre, sans aucun doute mobilisé par le conflit entre Russie et Ukraine.

Richard Merlet songe ensuite à Eric Bouvet. Même résultat non surprenant si l’on considère que le photojournaliste couvre depuis des décennies crises et conflits d’un bout à l’autre de la planète.

Alors Richard se tourne vers l’invité d’honneur virtuel 2021, les Studios Harcourt, qui répondent favorablement. Seule contrainte, faire avec le stock d’images existants, des grands formats (et autant de portraits mythiques) et des plus petits, pour lesquels l’association devra assumer le tirage. Mais le résultat sera bientôt là, sous nos yeux, évidemment sublime et porteur de sens pour tous les passionnés et amateurs de photographies. Harcourt, le symbole du glamour, l’art du portrait et du noir et blanc magnifié, le grain absolu.

Des habitués et quelques nouveaux

Parmi la cinquantaine de photographes qui participera cette année au festival, Richard évoque quelques habitués tels Christian Latreille, les Rétais Mathieu Latour, Olivier Tourillon ou encore Xavier Plouchart, parmi d’autres, les deux derniers venant exposer avec des super grands formats et d’autres avec des créations inédites, mais également de nouveaux artistes, « quatre à cinq » nous dit Richard Merlet qui ménage le suspense. Ce qui est sûr, c’est que perdure ce qui fait l’âme du festival : un regard ouvert et un intérêt assumé pour toutes les écritures photographiques.

Et des rencontres…

A ne pas oublier car elles sont toujours des temps forts appréciés. Et oui, le Festival Ile de Ré Photo n’est pas seulement un plaisir pour les yeux, il est aussi l’occasion d’échanger pour les passionnés et d’apprendre pour les plus néophytes.

Alors côté rencontres, citons-en quelques-unes. Bien sûr celle donnée par Francis Dagnan, Président Directeur Général et propriétaire des Studios Harcourt, mais aussi un atelier nocturne autour des planètes avec prises de vues des participants, sous l’égide du Vice-Président de Ré Astronomie Xavier Plouchart, photo et surf avec Olivier Tourillon, et une conférence plus technique. « Face à des appareils de plus en plus sophistiqués, cela m’a paru une bonne idée d’aborder l’aspect technique et pratique des prises de vues », explique Richard Merlet.

Alors voilà. Si, à moins de deux semaines de l’ouverture du festival, Richard Merlet se dit très en retard sur la préparation du programme, nous ne sommes guère inquiets. Tout sera prêt pour une immersion dans le 3ème Art, au fil de travaux photographiques témoignant de la multiplicité des écritures, fil rouge d’un festival assumant l’éclectisme. Parce que l’image, c’est tout simplement la vie !

Pauline Leriche Rouard

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