Loisirs

AG et soirée Australienne

Île de Ré-Espérance : un redémarrage délicat

Patrice Déchelette ouvrant l’Assemblée Générale en compagnie de Bernadette Mathieu.
Publié le 22/11/2022

Vendredi 7 octobre, l’association « Ile de Ré-Espérance » s’est réunie en Assemblée Générale, à Saint-Martin, sous la présidence de Patrice Déchelette

Celui-ci expliqua comment, après l’ambiance festive dans laquelle la reconduction de l’ « Agreement of Privileged Relations and Friendship » avait été signé en septembre 2018, cette longue période sans contact complique la reprise des relations. Des interlocuteurs ont changé, et il est évident que sur le plan de l’échange, l’aspect linguistique n’est pas primordial pour les Australiens. Leur langue est parlée partout dans le monde et s’ils doivent faire l’effort d’apprendre un nouveau mode d’expression, la priorité ne sera pas donnée au Français, ils se tourneront de préférence vers les langues de leurs principaux partenaires économiques. Alors que pour les jeunes Rétais, le séjour représente en plus de la découverte d’un monde nouveau, la pratique essentielle de l’anglais et l’acquisition d’une certaine autonomie.

Patrice Déchelette compte beaucoup sur l’aide de l’ambassadeur de France en Australie, Jean-Pierre Thebault, qui voit d’un oeil intéressé ces échanges, pour les relancer et éventuellement les développer. Par ailleurs, l’ambassadeur aimerait, comme la municipalité de Saint-Martin, accroître la notoriété de Nicolas Baudin, explorateur né dans la commune et qui est encore actuellement plus connu en Australie que dans son pays. Patrice Déchelette a profité de cette occasion pour faire part de son intention de créer une salle Nicolas Baudin au musée Ernest Cognacq.

Impact de la pandémie sur l’activité de l’association

Bernadette Mathieu, secrétaire et trésorière de l’association, présenta en une seule fois le rapport moral des années 2019, 2020, 2021 et 2022, rien n’ayant pu avoir lieu durant la pandémie. Elle lut ensuite le rapport financier montrant au 30 septembre 2022 un solde créditeur total de 6 654,89 €. L’association a remercié par la voix de sa trésorière les élus de Saint-Martin et la CdC qui ont accordé en 2019, respectivement, des subventions de 1 000 € et 1 500 €. Le rapport moral ainsi que le financier furent approuvés à l’unanimité.

Après cette longue période d’inactivité, six personnes faisant partie du Conseil d’Administration n’ont pas souhaité se représenter. Il s’agit de : Patrice Raffarin, Gisèle Vergnon, Eliane Longeville, Michèle Porsain-Guerin, Anne-Marie Roy et Séverine Trouvé. Malgré les difficultés et la charge de travail, Patrice Déchelette, Valérie Fortunel et Bernadette Mathieu acceptent de se représenter.

L’avenir

En juillet prochain, trois collégiens rétais s’envoleront vers l’Australie. Le premier problème est que dix jeunes gens et leurs familles sont intéressés par cet échange qui est très prisé de notre côté, mais jusqu’à présent, le Comité de jumelage d’Espérance (Twin-Towns-Committee) ne souhaitait pas accueillir plus de trois jeunes gens étant donné les difficultés qu’il éprouve à trouver des familles d’accueil. Cependant, l’association va essayer de trouver un accord pour augmenter le nombre de familles d’accueil à quatre ou cinq pour 2023. Par ailleurs, la durée du séjour en Australie passera de trois à quatre semaines. Le deuxième problème, et non des moindres, concerne le prix du billet d’avion Paris-Perth-Paris qui a pratiquement doublé. Il était de 1 320 € lors des derniers échanges de 2019, il est actuellement de 2 200 € voire 2 500 €. Ce qui représente une très lourde charge pour les familles. L’association s’engage à leur apporter une aide financière, comme par le passé, pour le voyage ainsi que pour l’accueil du correspondant australien. Patrice Déchelette fera tout son possible pour augmenter cette participation.

La réunion s’est poursuivie au-delà de l’AG par une soirée australienne autour d’un cocktail, durant laquelle des photos d’Australie furent projetées et des explications données sur l’organisation du voyage et du séjour ainsi que sur les réalités australiennes.

Catherine Bréjat

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