Patrimoine

Inauguration

Hôtel de Clerjotte : une inauguration tourmentée

© Florence Chatin - L’escapade Renaissance n’a duré que le temps de quelques photos mais le charme était là
Publié le 12/10/2020

Repoussée en raison du contexte sanitaire, l’inauguration de l’Hôtel de Clerjotte réhabilité a été compromise par une météo tempétueuse. Mais le joyau martinais en a vu d’autres

Depuis le début de l’année 2020, Martinais et plus généralement Rétais pouvaient déjà à loisir admirer le travail d’orfèvre réalisé sur l’Hôtel de Clerjotte. En cette fin d’après-midi de septembre, si une forte pluie a copieusement arrosé l’inauguration tant attendue, elle n’a pu empêcher d’apprécier la majesté retrouvée de cet élément majeur du patrimoine insulaire. Retour sur une renaissance.

Plus d’un an de travaux

Sa dernière réhabilitation remontait aux années 1970 et il y avait urgence. Fortement dégradé par les ans, l’Hôtel de Clerjotte exigeait des travaux d’envergure. Mais, comme le rappelle Patrice Déchelette avec un peu d’ironie lors de son discours d’inauguration, « d’autres choix avaient été faits dans les années 2000, la création d’une aile contemporaine ayant été privilégiée à la restauration de l’Hôtel de Clerjotte ».

Bien décidé à rectifier le tir, le Maire de Saint-Martin dut encore patienter longtemps avant de voir l’installation des échafaudages à la fin 2018. Le temps de monter un dossier complexe et de trouver les financements.

Et sur ce sujet, Patrice Déchelette a nombre de remerciements à faire. A la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) et à la Région, au Conseil départemental et aussi au député Olivier Falorni (présent le 20 septembre) qui a fait à Clerjotte un beau cadeau sur son ultime réserve parlementaire. L’ensemble représentait 50% du montant total de la somme nécessaire, s’élevant à plus de 900 000 euros.

De la charpente aux menuiseries

Atout majeur de ce chantier exigeant, une autre personnalité à laquelle le Maire de Saint-Martin adresse de chaleureux remerciements : Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments Historiques, en charge comme le rappelle Patrice Déchelette « d’un petit chantier, celui de Notre- Dame de Paris », a établi le diagnostic sur l’Hôtel de Clerjotte et s’est révélé un guide précieux dans le choix des entreprises. Car pour réaliser ces lourds travaux, nombreux ont été les corps de métiers sollicités : maçons et tailleurs de pierre, charpentiers, couvreurs et menuisiers se sont succédé au chevet du bâtiment.

Aujourd’hui avec ses colonnes blanches, ses façades légèrement ocrées et le relief retrouvé de ses sculptures, l’Hôtel de Clerjotte porte haut son élégante beauté.

Pour cette inauguration, le Musée Ernest Cognacq et la Municipalité avaient prévu un spectacle Renaissance ainsi que l’embrasement des jardins. De tout cela, nous n’aurons pu voir que la troupe de la Compagnie Outre Mesure en costume. Quant au feu d’artifice, il a été reporté à une autre inauguration, celle du Festival des Arts Actuels. C’est dommage mais au fond, l’essentiel a été fait.

Pauline Leriche Rouard

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