Culture

Concerts

Le festival des Saisons musicales se sent pousser des ailes !

Viannet Desplantes, Jean Daufresnes, Patrick Wibart et Corentin Morvan forment le fameux quatuor Opus 333.
Publié le 14/02/2018

L’année s’annonce aérienne avec un concert par saison dédié à un oiseau emblématique de l’île.

Ils sont nombreux les compositeurs dont les oeuvres louent la beauté de la nature et vantent le charme de ces « gais bohémiens du vent » que sont les oiseaux.

Siegfried séduit par leur chant tente de dialoguer avec eux dans la partition de Wagner, Ravel et son Lever du jour qu’ils saluent d’une symphonie joyeuse, tout comme lorsqu’il s’agit d’annoncer le Printemps de Vivaldi. Avec Fauré ou Debussy c’est au Clair de lune qu’ils jouent la mélodie inspirée du poème de Verlaine…

Le programme concocté par Bernard Dorin (président de l’association Les saisons musicales en Ré) en l’honneur des oiseaux dont il dit qu’ils symbolisent « la paix, la liberté, la fragilité, la gaité » promet donc des mouvements gracieux à la faveur d’une légèreté céleste.

Il est aussi l’occasion de sceller de nouveaux partenariats locaux avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) et Ré Nature Environnement, deux associations majeures sur l’île qui viendront en appui à la démarche résolument pédagogique des Saisons musicales. Ainsi les projets avec les écoles et la philharmonie vont-ils s’intensifier autour de ce thème. Au Bois-Plage par exemple, un concours de dessin « Les oiseaux et la musique » est en cours d’organisation. L’année sera donc rythmée de surprises volatiles et devrait se clôturer à l’automne par un concert « bestiaire » avec une sélection de compositions consacrées aux animaux.

Concert au Bois mercredi 21 février : la Bernache visite l’Espagne !

Chaque hiver elles sont environ 10 000 à quitter la Sibérie pour séjourner jusque fin mars dans le Fier d’Ars ou dans la Fosse de Loix, leur deuxième spot de migration après le bassin d’Arcachon… Épuisées lorsqu’elles arrivent, les vaillantes bernaches Cravant n’ont jamais poussé le chemin jusqu’à la péninsule ibérique. L’argument n’est cependant pas de nature à désorienter Bernard Dorin qui garde son cap « la découverte avant tout » et a décidé de consacrer cette soirée d’hiver aux accents espagnols du quatuor Opus 133. Cette formation de jeunes musiciens talentueux est l’une des très rares à jouer du Saxhorn, instrument créé par Adolphe Sax en 1844, sur la base d’un cor (Horn en allemand) agrémenté d’une coulisse mobile à ressort permettant d’exécuter des sons glissés.

Couronnés de plusieurs prix (dont un master de musique de chambre en 2014) le groupe s’est lancé il y a dix ans dans une aventure audacieuse : légitimer un répertoire pour ce cuivre d’exception aujourd’hui supplanté par le tuba et contribuer au développement et à l’amélioration de sa facture. De leur passion commune et leur enthousiasme insouciant sont nés des oeuvres de Mendelssohn, Dvoràk, Debussy retranscrites par eux-mêmes pour quatuor, des créations inédites de compositeurs amis mais aussi un modèle saxhorn nouvelle génération, le « Willsax » conçu en partenariat avec le fabricant suisse Willson.

Voici donc une proposition d’hiver réjouissante : prendre de la hauteur avec la voyageuse bernache, célébrer la douceur espagnole avec Massenet, Albeniz ou son ami Enrique Granados (avec qui il impulsa le renouveau de la tradition classique dans la péninsule) et découvrir comment un instrument moderne peut pénétrer le romantisme du XIXème.

Marie-Victoire Vergnaud

 

Église du Bois-Plage, mercredi 21 février à 18h30

Billetterie sur place ou réservation au 06 30 10 58 39 ou par mail : contact@ar4s.fr

Tarifs : 20€ (15€ adhérents, 35€ pour les couples et gratuit pour les moins de 15 ans)

 

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