Culture

Spectacle et débat

Festibal : belle énergie pour le millésime 2019

©Bernard Collin - Une quatrième édition réussie, avec notamment une meilleure organisation du site.
Publié le 03/09/2019
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Encore une édition Ré-jouissante pour cette quatrième année du Festibal. Le soleil et les festivaliers étaient au rendez-vous pour passer du bon temps, « bien à l’aise » dans le cadre enchanteur de la réserve naturelle de Lilleau des Niges.

Si les organisateurs tiennent à conserver une taille limitée pour la manifestation afin de garder la dimension artisanale et l’ambiance bon enfant qui caractérise le Festibal, force est de constater que chaque nouvelle édition attire un public plus nombreux. Cette année se sont ainsi croisés durant les trois jours près de mille-deux-cents festivaliers.

Une belle programmation pour petits et grands

Et la qualité de la programmation a encore une fois ravi les participants : clowns, trapézistes, théâtre d’improvisation et bien entendu groupes de musique se sont succédé durant deux jours pour le plus grand plaisir de tous.

Vendredi et samedi la compagnie Jorge et Bérénice présentait La tragédie du manteau des mortels. Un spectacle solo pour Lohan Doumergue, jeune clown-trapéziste qui a mouché plus d’un spectateur ! Entre émotion et curiosité, l’assemblée toute entière était suspendue à la logorrhée étrange et burlesque ainsi qu’aux figures inconfortables, mais sous contrôle, que la clown grimée exécutait du haut de son trapèze.

Sous le grand hangar à sel, vendredi après-midi, les festivaliers ont pu assister au spectacle de la compagnie des Hommes sensibles, Bateau, dont les jeux poétiques et délicats ont su réveiller l’enfant qui sommeillait en eux. Samedi, il leur a été donné de voir un spectacle d’improvisation donné par La Cric.net, une compagnie théâtrale d’improvisation de La Rochelle. Sur la base de quelques mots, soufflés par les spectateurs, les quatre acteurs ont joué au pied levé six ou sept saynètes à la suite, qui ne manquaient ni de piquant ni d’à propos.

Cette année encore, l’équipe du journal indépendant du nord Fakir était présente. La projection, organisée par leur soin, du documentaire J’veux du soleil, road movie dans la France des Gilets Jaunes réalisé par François Ruffin et Gilles Perret, suivi du débat animé qui a suivi, a remporté un beau succès.

L’heure du bilan

Sans conteste, la réussite de cette nouvelle cuvée doit également beaucoup à une réelle amélioration de l’organisation du site permettant une plus grande fluidité de l’accès au festival ainsi qu’à la restauration grâce à la présence de la caravane jaune et à l’équipe de Matahari (les moules étaient délicieuses!). Bravo également à l’artiste loidais Arno Raposo pour la belle scénographie du site !

Bérenger Michet, à l’origine de l’événement, relève cependant un petit bémol à ce bilan idyllique. Depuis quatre ans les organisateurs ont choisi de mettre en place un « prix libre, prix conscient » (le prix des spectacles est libre et chacun donne selon sa mesure !) plutôt qu’un tarif obligatoire à l’entrée du festival. Malheureusement, ils ont pu constater qu’en deuxième partie de soirée, les arrivants ne jouaient plus vraiment le jeu rechignant à laisser quelque chose, et amenant leur propre consommation. C’est bien dommage, surtout au regard de l’investissement et du travail considérable des trente jeunes bénévoles organisateurs ainsi qu’à la qualité de la programmation proposée durant les trois jours du festival. D’autant plus que sans subvention aucune, les membres de l’association Ré-jouir financent chaque édition en grande partie avec les entrées du festival à « prix libre, prix conscient » ainsi que la vente de boissons et la vente d’objets dérivés sur place à l’effigie du festival et notamment de sa devise « Bien à l’aise ! ». Malgré ce bémol, cette année encore la trésorerie devrait être bénéficiaire.

Vivement l’année prochaine !

 

Margaux Segré

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