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Logement social : création de 11 logements à loyer modéré à Rivedoux (île de Ré)

Favoriser la mixité et la vie permanente

Patrice Raffarin s’apprête à sceller la première pierre
Publié le 09/12/2015
Favoriser la mixité et la vie permanente 4.50/5 (90.00%) 16 votes

Avec la création de 11 logements à loyers modérés livrables début 2017, Rivedoux-Plage affirme sa volonté de renforcer l’accueil d’une population résidente à l’année.

Le ciel menaçant n’est pas parvenu à ternir la cérémonie du 4 novembre. Car la pose de la première pierre d’un futur ensemble immobilier, dans le quartier des Breuils, est un temps fort de la vie de la Commune. Si Rivedoux a pu un moment se montrer quelque peu en retrait en matière de logements sociaux, cette étape marque l’engagement de l’équipe municipale, pour garantir et renforcer le dynamisme de la vie locale tout au long de l’année. Créer les conditions favorables au développement de l’emploi, est en effet un axe majeur de la volonté politique communale. Avec plus de 60% de résidences secondaires (dernier recensement INSEE), l’île a grandement besoin de se réinventer pour que l’hiver ne rime pas avec désert. Particulièrement convoité, pour sa proximité avec le continent et la présence du littoral de part et d’autre des côtes Nord et Sud, Rivedoux mise à présent sur la qualité de sa vie urbaine.

C’est enjoué après les badineries d’un Lionel Quillet très en forme, mais surtout fier du travail accompli depuis 2008, que Patrice Raffarin a évoqué les enjeux d’une politique tournée vers le long terme. Pour tous les intervenants qui se sont investis, il a retracé le parcours d’une équipe, déterminée à répondre aux besoins de la vie permanente sur l’île. Élus, responsables du bailleur social Habitat 17*, équipe de maîtrise d’oeuvre, tous se sont réunis pour symboliser le résultat d’une coopération de longue haleine.

Un périple de 7 ans, entre l’achat du terrain et la pose de la première pierre

Création de 11 logements sociaux HLM à Rivedoux-Plage

Les 11 futurs logements

En préambule, le Maire a rendu hommage à Frédy Melle, qui en 2008, a déniché une des rares parcelles vacantes de la commune, suffisamment spacieuse pour accueillir ce projet d’envergure. Environ 2500 m2, idéalement situés, en périphérie du village, et aux abords de la plage sud. Presque immédiatement acquis, la concrétisation du programme a été sévèrement malmenée par Xynthia et la mise en place du PLU (Plan Local d’Urbanisme) en lien avec les dégâts générés par la tempête.

Le terrain étant en bordure de zone inondable, l’obtention du permis de construire en début d’année est le fruit de la persévérance de tous les partenaires financiers, ainsi que l’a souligné, Dominique Rabelle, Présidente d’Habitat 17, en charge du dossier depuis 2010. Présent depuis 1981 et propriétaire de plus de 200 logements à loyers abordables sur l’île, l’organisme confirme par ce nouvel investissement, son soutien à la politique sociale des élus. Favoriser la mixité, tout en maintenant un cadre de vie agréable est l’objectif affiché du mandat de Patrice Raffarin. Priorité qui n’est pas sans soulever quelques interrogations, qu’il a anticipées sans ambages. Sur un coût total de 1 375 000€, la municipalité a certes, injecté 830 000€ dans l’opération, soit 23% de sa dette actuelle ! Mais il s’agit bien là d’un investissement productif, reflet d’une volonté commune, ainsi que l’a exprimé Lionel Quillet. La Communauté de Communes est d’ailleurs d’ores et déjà investie dans le projet de réaménagement du quartier du château, qui devrait accueillir d’autres logements à loyers modérés dans les années à venir. 300 habitations verront le jour d’ici 2018 sur le territoire. Les communes de Loix, du Bois-Plage et de Saint-Martin verront les prochaines réalisations.

En parallèle, Habitat 17, étudie actuellement la possibilité d’un partenariat avec une coopérative HLM pour réaliser des logements en accession à la propriété, à destination des jeunes.

Un ensemble harmonieux

Au terme d’un appel d’offres lancé en juin, c’est l’architecte Jacques Ossola qui a été choisi. En charge des programmes de Sainte-Marie et d’Ars, livrés respectivement en 2012 et début 2015, le cabinet Architem (Sainte-Marie), sait comment s’y prendre pour proposer un cadre de vie agréable. Les maisons répondront aux nouvelles normes de consommation d’énergie et seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les 11 logements seront répartis ainsi : 3 type 2, 6 type 3 et 2 type 4. Afin de préserver la vue qui s’ouvre sur le clocher de Sainte-Marie et les vignes, Jacques Ossola a prévu d’édifier les 7 maisons à étage en bordure intérieure du site. Toutes seront agrémentées d’un jardin, d’une place de parking et d’un cellier extérieur. Fonctionnel et harmonieux, ce nouvel ensemble va nécessiter seize mois de travaux et l’intervention d’une dizaine d’entreprises régionales. Dans un peu plus d’un an, les ménages et familles qui s’installeront dans la résidence « Les Breuils », dessineront le nouveau visage d’un village résolument tourné vers l’avenir.

 

* Avec actuellement 4 500 logements sur l’ensemble du département, Habitat 17 dispose d’un parc locatif attractif. Après avoir connu certaines difficultés, l’Office Public de l’Habitat de la Charente-Maritime retrouve la santé grâce à une politique de proximité. Depuis le 1er décembre 2014, les locataires rétais bénéficient d’une permanence hebdomadaire à Sainte-Marie et à Ars afin d’être au plus proche de leurs besoins.

 

Marie-Victoire Vergnaud

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Vos réactions

  • Pierre
    Publié le 28 décembre 2015

    Affirmer n’est pas démontrer. En quoi ces logements sociaux vont participer à la vie économique de l’île ? Comment seront-ils attribués ? Sur quels critères ?
    L’idéologie du moment, la mixité sociale, est un non sens économique et social. Pour avoir plus de résidents permanents l’hiver, il ne faut pas créer des villages Potemkine mais libéraliser l’économie en allégeant les charges pour encourager l’installation d’entreprises. Et si les salariés sont obligés de résider sur le continent pour venir travailler sur l’île, ce n’est pas plus choquant que de voir les banlieusards passer 2 à 3 heures dans les transports en commun pour venir travailler à Paris.
    La mixité sociale et le logement social sont des freins à l’économie car ces politiques sont financées par les impôts, dans un pays où la pression fiscale confiscatoire empêche la reprise économique.
    Reveillez-vous avant que ces salauds de riches qui payent vos délires ne décident d’aller changer de crèmerie et vous laissent planter vos patates.

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  • zozo
    Publié le 4 février 2017

    Petit retraité amoureux de l’ile de ré depuis sept ans nous serions heureux de pouvoir vivre notre retraite sur l ‘ile.
    Nous cherchons une location a l’année avec un loyer moderer peu importe le lieux.

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