Terroir

Portrait

Eric Revel, nouveau Président de l’APSC

Éric Revel, journaliste et Couardais par sa maman (famille Turbé) donnera un nouvel élan à l’ASPC.
Publié le 15/07/2020

C’est un bref communiqué de presse qui nous l’a annoncé à la fin mai. Après six ans de bons et loyaux services, Marc de Laforcade a quitté son poste de Président de l’Association pour la Protection des Sites de La Couarde. Eric Revel prend la suite. Qui est-il ? On vous dit tout.

Nous l’avions rencontré l’année dernière lors de la première édition du « Café couardais », belle initiative réunissant habitants et acteurs économiques autour d’un thème cher à leur coeur, la vie du village. Résident secondaire et (nous allons voir pourquoi) profondément ancré à La Couarde, Eric Revel est de ces personnes avec lesquelles on a spontanément envie de parler. Rencontre (téléphonique) avec un amoureux de l’Ile de Ré et bien sûr, de La Couarde.

Une brillante carrière

Parcours sans faute pour ce journaliste aujourd’hui indépendant mais plus généralement grand professionnel des médias. S’il est spécialiste en économie et finances, c’est dans l’aventure des radios libres qu’Eric Revel débute sa carrière. Celle-ci s’épanouit ensuite dans la presse écrite pendant plus d’une décennie. Dans les années 2000, un nouveau tournant le mène à la Direction générale de la chaîne LCI et au Comité général de Direction du Groupe TF1. Il sera ensuite Directeur Général de France Bleu puis chroniqueur de nombreuses émissions. Actuellement, il est en mission pour AZUR TV, première chaîne régionale couvrant la côte Est de Marseille à Nice en passant par Toulon. Tout cela se passe bien loin de l’Ile de Ré me direz-vous. Et pourtant, c’est bien sur notre territoire qu’Eric Revel a vécu une tranche essentielle de sa vie : son enfance.

Couardais de souche

Il est né en région parisienne, à Courbevoie, mais c’est finalement un détail de l’histoire. Eric Revel est couardais par sa mère. Ses vacances d’enfant, c’est à La Couarde qu’il les passait en compagnie de ses grands-parents, Raymonde et Maurice Turbé. Et à l’écouter nous en raconter quelques-uns, on comprend vite que le petit Eric a ici de bien beaux souvenirs. Pour l’anecdote, alors que la maison de ses grands-parents était située rue des Ecoles, c’est dans cette même rue qu’il achètera la sienne bien plus tard. Un clin d’oeil comme seule la vie sait en faire. Alors ce village, disons-le simplement, il l’aime profondément et connaît bien l’APSC, car lié depuis longtemps avec la soeur de l’un de ses présidents emblématiques. Tout cela nous explique sa réponse positive lorsqu’il a été sollicité pour en devenir le Président.

Préserver et valoriser La Couarde

C’est dans la « bienveillance et la construction » qu’Eric Revel aborde ce mandat de Président d’une association dont les principales valeurs sont centrées sur la qualité de la vie couardaise. Ce village qui lui a « permis de se construire », où il travaillait l’été pour payer ses études et où il a de mémorables souvenirs de journées de pêche, il souhaite contribuer à en préserver à la fois les charmes et le patrimoine. A ce sujet, Eric Revel évoque en quelques mots une grande initiative en préparation. Car pour lui, le patrimoine n’est « pas seulement de la Pierre ». Il y a ce qui relève du « patrimoine collectif », précise-t-il, citant par exemple l’église du village, et ce qui a trait à « un patrimoine plus personnel ». Nous n’en saurons pas plus car rien n’est encore finalisé.

Autre sujet important, la « réanimation » du centre village, un élément économique important ». « Si le centre bourg dépérit, c’est toute l’attractivité de La Couarde qui va baisser » affirmet- il, soucieux d’être, avec l’APSC, force de proposition et d’aide à ce travail nécessaire de revalorisation.

L’évolution de l’Île de Ré ? Eric Revel en constate (comme nombre de Rétais), les contradictions : des étés « complexes à vivre » alors que l’activité touristique est incontournable et la fragilité de l’environnement face à une « expansion à centrer sur l’écologie ». Mais il considère aussi que l’île a réussi le pari de préserver son identité et « une certaine unité ». Bien sûr la vigilance est nécessaire et la question écologique demeure. Mais pour Eric, la pollution est aussi visuelle. « Voir des mégots sur la plage, ça me met de mauvaise humeur » reconnaît-il. Échangeant sur ce sujet agaçant, nous tombons d’accord : c’est affaire d’éducation. Et là-dessus, il y a encore beaucoup à faire…

Rendez-vous avec Eric Revel à la prochaine AG de l’APSC !

Pauline Leriche Rouard

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