Élection

Municipales 2020 - Liste de Jean-Pierre Gaillard

Le Bois-Plage : une réunion publique conviviale et très pro

Publié le 05/03/2020

C’est un maire sortant en pleine forme qui a tenu sa première réunion publique le 15 février dans la salle des Oyats. Jean-Pierre Gaillard y avait réuni sa nouvelle équipe et convié les Boitais.

 

L’ambiance est bon enfant, quasi familiale. Les élus sortants et les nouveaux visages sont souriants. Dans son élément, Jean-Pierre Gaillard a choisi la bonhomie et l’humour pour rendre moins formel ce rendez-vous de campagne. Son équipe ? « Je les sais combatifs et déterminés » affirme-t-il. Pour l’heure, chacun attend le moment de se présenter. Viendra ensuite le temps de rappeler les acquis et de dérouler le fil rouge du programme, préalable à la convivialité, « d’un pot républicain » comme le qualifie M. le Maire, précisant immédiatement « qu’il n’est pas payé par la commune ».

Une équipe soudée

Ce qui caractérise l’équipe entourant le maire candidat, c’est une évidente complicité. Douze d’entre eux (dont Jean-Pierre Gaillard) sont des sortants, sept se présentent pour la première fois devant les électeurs du Bois-Plage. Leur moyenne d’âge est de 56 ans et leurs horizons divers. Ils sont artisan, chef d’entreprise, commerçant, actif ou retraité de la fonction publique ou du privé.

Les sortants n’ont visiblement rien perdu de leur enthousiasme. Citons Claude Astié, qui évoque « un mandat très riche et dense, saluant la grande capacité de travail de Jean- Pierre Gaillard et ses décisions réfléchies », Georges Guillet qui apprécie la gestion saine des finances, « on est dans les clous et c’est important » ou encore Stéphane Guillot, heureux de cette « liste ouverte, bienveillante et à l’écoute ». Quant aux nouveaux venus, ils n’espèrent qu’une chose : se mettre au travail, être utiles et apporter « un souffle nouveau », comme l’exprime Gérald Durand, Rochelais de naissance et Boitais depuis quinze ans, qui conclut humblement par un « j’espère vous mériter ». Quant à Marlyse Palito, 1re adjointe sortante sur le départ, elle est finalement là, à la joie du Maire qui « avait beaucoup de peine qu’elle parte ». Pressentie en tant que suppléante, Mme Palito accompagnera la liste « en toute confiance ».

C’est bien à la confiance dans le collectif que nous invitent les colistiers. Et M. le Maire ? « Ma tension artérielle est très bonne, pas de cholestérol ni d’arthrose » s’amuse l’élu qui souhaite cultiver un « état d’esprit basé sur le sérieux et l’empathie », « un mot à ne pas négliger » poursuit-il. « Il faut être proches les uns des autres ».

Pour une commune en bonne santé

Avec un budget à l’équilibre de six millions d’euros répartis en trois tiers : investissement, masse salariale et cotisations sociales et charges de fonctionnement, Le Bois est une commune optimisée bénéficiant d’un bilan riche de réalisations.

Sous les yeux des Boitais défilent des images : les deux nouveaux terrains de boules, le club house du football agrandi, une salle de sports remise au goût du jour mais aussi la protection des dunes et le soin apporté à l’aménagement du groupe scolaire Paul Laidet, les dix millions d’euros investi en dix ans dans la voirie et bien sûr le Hameau de Rochefort, opération conduite par la commune et la CdC avec un financement intercommunal de 1,9 million d’euros. « Un bon projet non financé n’est pas un bon projet » affirme M. le Maire, satisfait de pouvoir dire qu’il n’y a « pas de dérive de la gestion budgétaire ». « Si certains le pensent, qu’ils viennent me le prouver » ajoute-t-il. Voilà c’est dit.

Au coeur du programme, la vie à l’année

C’est sans conteste l’une des grandes préoccupations insulaires. Si importante pour l’équipe candidate qu’elle est tout simplement centrale, et matérialisée au coeur d’une marguerite. Car pour expliquer son programme, le maire sortant a choisi une fleur. Je t’aime un peu, beaucoup, passionnément… Sous les yeux des Boitais, la marguerite déroule ses pétales (bleus). Ils sont dix : projets Habitat, vie économique, sécurité, jeunesse, protection de l’environnement, santé et séniors, lien social, voirie et aménagement, vie citoyenne et dépenses publiques, projets innovants et transition énergétique. A chaque pétale son thème dont Jean- Pierre Gaillard évoque les lignes fortes.

Poursuite du plan de prévention et du programme de voirie, réflexion sur une maison de santé pluridisciplinaire, soutien à la vie commerciale et promotion des circuits-courts, soutien à la vie associative, transfert de la déchetterie, réfection de la toiture de la salle polyvalente, transfert de l’école de musique avec création d’une salle de danse et de jeux de table et nouveaux projets de logements, à l’Îlot Normand, dix à seize en préservant une salle pour les associations, et à la Poizière, en partenariat avec la CdC, du locatif et de l’accession à la propriété.

Voilà quelques exemples significatifs que viennent pimenter des idées neuves, une réflexion à mener pour installer une structure de coworking efficace, ce souhait formulé d’un budget participatif portant les idées d’administrés, sous réserve bien sûr qu’elles soient d’intérêt général, ou encore la création d’un Conseil consultatif citoyen. « On a du pain sur la planche » conclut M. le Maire. Certes.

Petite altercation

Au fil de cette présentation fleurie, alors que Jean-Pierre Gaillard évoque, au chapitre Santé et Séniors, les 98 logements prévus suite à la vente (privée) de l’Hôtel des Gollandières, et inscrits dans un CINASPIC (Constructions et Installations Nécessaires aux Services Publics ou d’Intérêt Collectif), la présidente de l’association de défense de la Raise Maritaise, Odile Rojare, prend la parole, demandant un peu vivement des explications sur « l’intérêt collectif de cette opération immobilière ».

Surpris par l’invective, le maire affirme que la porte de son bureau est ouverte et que « c’est avec plaisir que j’organiserai une réunion pour voir les possibilités y compris sous l’angle juridique ». Dans la salle, des voix s’élèvent, souhaitant revenir à l’objet de la réunion. Le ton monte. C’est finalement un autre intervenant, contradicteur, qui clôt le sujet : « je vis sur la Raise Maritaise » dit-il « et on y vit très bien ». Applaudissements. Fin de la séquence, somme toute démocratique.

Tout cela n’empêchera pas l’assistance de partager avec plaisir ce fameux « pot républicain », chacun relançant ou poursuivant la discussion sur un thème cher à son coeur, par petits groupes ou auprès des colistiers et d’un maire sortant très entourés.

Pauline Leriche Rouard

Seconde réunion publique : Le mercredi 11 mars à 18h30, Salle des Oyats

 

 

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Vos réactions

  • vchauvet
    Publié le 8 mars 2020

    L’équipe du maire sortant nous assure d’une bonne gestion des finances publiques, pourtant chacun peut constater une augmentation croissante des dépenses de fonctionnement de 3 071 558.92 en 2013 à 4 000 000 € en 2020, soit une augmentation de 30%. Or, pour la même période, l’inflation n’est est que de 7%.
    La dérive budgétaire s’explique et se démontre par les chiffres.
    Par ailleurs, entre janvier 2014 et mai 2018, 53.000 € de loyers impayés ont été annulés par la commune. Et 40000 euros d’annulation de loyers impayés supplémentaires prévus au budget 2020.
    Peut on parler d’une gestion en « bon père de famille » ?

    Les éléments de langage sur la démocratie participative et sur la concertation sont fallacieux et insincères.
    Peut on parler de concertation sur la démolition de l’Ecole ?
    Peut on parler de concertation sur la destruction de l’hôtel des gollandières ?
    Peut on parler de concertation, enfin, quand un exécutif municipal n’organise pas une seule réunion publique en cours de mandat (ces 6 dernières années) ?

    Vincent Chauvet

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